Le fondateur de Megaupload ne peut pas accéder à tout le dossier de l'accusation

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Nouveau revers pour Kim Dotcom. La justice néo-zélandaise a estimé vendredi que les autorités américaines n'ont pas l'obligation de révéler à la défense du fondateur de Megaupload.com toutes les pièces qu'elles détiennent à son sujet, alors qu'il lutte contre son extradition aux États-Unis.
La Cour suprême a rejeté une demande des avocats de Kim Schmitz, connu sous le pseudonyme de Kim Dotcom, qui estimaient ne pas pouvoir défendre correctement leur client sans avoir connaissance de toutes les pièces du dossier détenu par les Américains.
L'accusation rétorque que le dossier comprend une immense quantité de mails et que son épluchage par la défense retarderait encore l'avancée de la procédure.
L'homme, de nationalité allemande, vit en Nouvelle-Zélande depuis plusieurs années. Arrêté en janvier 2012 après un raid lancé contre sa splendide demeure à Auckland, à la demande du département de la Justice américain et du FBI, il avait été remis en liberté provisoire.
Initialement prévue pour l'été 2012, l'audience sur l'extradition de Kim Dotcom a été repoussé mardi alors qu'elle devait avoir lieu en avril. Elle est désormais programmée pour le 7 juillet.
Les États-Unis accusent les responsables de Megaupload d'avoir frauduleusement amassé 175 millions de dollars américains (127 millions d'euros) en proposant des copies piratées de films de cinéma, de programmes télévisés et d'autres contenus.
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Si Kim Schmitz et ses trois co-accusés sont renvoyés aux États-Unis, ils risquent une peine de prison allant jusqu'à 20 ans. De quoi motiver le créateur de Megaupload à se battre pour ne pas y être extradé.
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