Google et le libraire Barnes & Noble s'allient pour défier Amazon sur ses terres

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(Crédits : reuters.com)
Ensemble, le géant du web et la chaîne de librairies on lancé un service de livraison de livres à domicile en moins de 24 heures outre-Atlantique.

Depuis le 7 août, Google apporte aux petits et grands lecteurs de Manhattan, Los Angeles et San Francisco des livres commandés en ligne, en moins de 24 heures. Comme le fait déjà  Amazon dans quatre (bientôt dix) villes américaines. C'est la chaîne de librairies Barnes & Noble qui fournira les ouvrages au groupe de Mountain View, et plus particulièrement des boutiques en centre-ville comme celle de Union square à New York par exemple.

Des produits L'Occitane livrés à domicile par Google

Son service "Google Shopping Express", lancé en 2013, livrait déjà dans les trois villes des produits frais ou de grande consommation pour 19 partenaires dont les distributeurs Costco, Walgreens, Staples et Target. La chaîne française de produits cosmétiques L'Occitane propose elle aussi des produits sur Google Shopping Express.

>> Lunettes, baskets, voitures, livraisons... où s'arrêtera Google ?

Le moteur de recherche rajoute donc un rayon librairie à son supermarché virtuel. Une nouvelle façon de concurrencer Amazon deux ans après l'ouverture sur Google Play d'une section "livres" pour télécharger des ouvrages numériques. Cette nouvelle offre pourrait en outre profiter du conflit entre Amazon et la filiale américaine d'Hachette, si des clients mécontents du site de e-commerce se reportent sur ce nouveau service.

>> Amazon versus Hachette: la guerre est déclarée

Un libraire en difficultés

Pour Barnes & Noble, il s'agit de développer de nouveaux modes de distribution alors que ses propres librairies connaissent des difficultés - 63 ont été fermées au cours des 5 dernières années sur le territoire américain, relève le New York Times. S'il lui reste encre plus de 660 magasins et 700 librairies universitaires aux Etats-Unis, la chaîne souffre de la concurrence des ventes en ligne, notamment d'Amazon. D'autant plus que sa liseuse "Nook" se révèle de moins en moins rentable.

Ce partenariat fera doublon avec son propre service de livraison accessible en ligne, mais pour le groupe compte tirer de ce partenariat des revenus marginaux et une notoriété renforcée.

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Commentaires
a écrit le 10/08/2014 à 23:04 :
Il ne suffit pas de dire que l'on va concurrencer Amazon... il faut le faire. On ne construit pas un réseau logistique d'un claquement de doigts.
Si c'est concurrencer en distribuant des livres numériques, c'est plus facile (même des petits libraires français le font). Sauf que pour les éditeurs, distribuer des livres numériques, c'est toujours prendre des parts de marché à l'édition papier.
Bilan, c'est bien plus compliqué et incertain que de proclamer haut et fort qu'on va se lancer...

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