Les oiseaux ont eu les yeux plus gros que le ventre. La société finlandaise Rovio qui édite le célèbre jeu sur mobile Angry Birds a annoncé un plan de restructuration visant la suppression de 130 postes, soit un emploi sur six. Dans un communiqué, le directeur général Mikael Hed a ainsi expliqué "avoir bâti l'équipe sur des hypothèses de croissance plus rapides que ce qui a été le cas".
Rovio s'est construit avec le lancement du jeu pour mobile Angry Birds en 2009. Le succès planétaire de ce jeu avait fait de l'éditeur la coqueluche des marchés qui salivaient, il y a peu encore, sur la pépite finlandaise à l'incroyable rentabilité. En 2011, la startup avait ainsi songé à une introduction en Bourse. Le chiffre
Il faut dire que Angry Birds gagnait sur tous les tableaux : le jeu est devenu l'application de jeu la plus téléchargée au monde et de nombreuses versions (comme Angry Birds Space ou Angry Birds Rio) sont venues compléter le jeu d'origine. Surfant sur ce succès, les produits dérivés ont permis à la société d'engrager des espèces sonnantes et trébuchantes. En 2013, peluches, jouets, série animées, parcs d'attractions et autres licences avaient ainsi apportés 45% du chiffre d'affaires
La société veut mettre encore l'accent sur les produits dérivés face au recul des ventes du jeu. Tero Kuittinen, un analyste de Frank N. Magid Associates interrogé par l'AFP, parait toutefois circonspect :
Le film d'animation 3D, attendu pour 2016, devrait répondre à cette question.
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En 2013, le chiffre d'affaires s'est élevé à 150 millions d'euros, tandis que le bénéfice net a été divisé par deux à 27 millions d'euros. Face à de telles difficultés, la société avait annoncé fin août le départ programmé de Mikael Hed, qui doit être remplacé au 1er janvier par un ancien de Nokia, Pekka Rantala.
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