Uber interdit d'opérer à New Delhi après le viol présumé d'une passagère

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Uber a annoncé dimanche 7 décembre avoir suspendu le chauffeur incriminé et avoir fourni aux autorités indiennes toutes les informations le concernant.
Uber a annoncé dimanche 7 décembre avoir suspendu le chauffeur incriminé et avoir fourni aux autorités indiennes toutes les informations le concernant. (Crédits : reuters.com)
Un chauffeur de la start-up a été mis en garde en vue après des accusations de viol. La police reproche à Uber, entre autres lacunes, de ne pas avoir vérifié les antécédents du chauffeur. Un nouveau coup dur pour la réputation de la société qui fonde une partie de son marketing sur la sécurité.

Uber n'est plus la bienvenue à New Delhi. La société de transport américaine, récemment valorisée 40 milliards de dollars, s'est vue interdite lundi 8 décembre par la municipalité à la suite d'une plainte pour viol déposée par une passagère contre un des chauffeurs de la société.

"Gardant à l'esprit l'horrible crime commis par ce chauffeur, le département des transports a interdit toute activité en lien avec la fourniture de services de transport par Uber.com", détaille un communiqué.

Cette affaire intervient pratiquement deux ans après le viol en réunion d'une étudiante dans un bus à New Delhi, et qui était décédée de ses blessures, un crime qui avait suscité une immense vague d'indignation dans tout le pays.

Le suspect avait déjà été accusé de viol

Le suspect, Shiv Kumar Yadav, 32 ans, a été présenté lundi à un juge de New Delhi et maintenu en garde à vue pour trois jours. Il avait été arrêté il y a trois ans dans une affaire de viol, avant d'être par la suite acquitté.

La police indienne a dit envisager des poursuites contre la société qu'elle accuse de ne pas avoir vérifié les antécédents de son chauffeur. Uber a répondu qu'aucune règle n'est véritablement établie en Inde sur les antécédents des conducteurs pour obtenir des licences de transport commercial, et entend travailler avec le gouvernement indien sur la question.

Dimanche, la société a annoncé avoir suspendu le chauffeur incriminé et avoir fourni aux autorités indiennes toutes les informations le concernant.

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Commentaires
a écrit le 08/12/2014 à 18:31 :
Pourquoi s'acharner sur Uber pour une affaire qui s'apparente à une forme de "bizutage" au regard des moeurs indiennes mises en évidence par les médias occidentaux aussi bien dans les transports en communs indiens (à Delhi) que britanniques (à Londres)? C'est tout simplement un protectionnisme qui ne dit pas son nom.
Réponse de le 08/12/2014 à 21:01 :
Je pense que si cela avait concerné votre femme ou votre fille, le"bizutage" aurais certainement une autres valeur?
Réponse de le 09/12/2014 à 1:22 :
@Von Chubb

C'est pour cela que cette affaire ne regarde que le prévenu et la justice indienne. Pourquoi évincer Uber pour les actes d'un simple salarié? C'est complètement disproportionné et ne peut que s'expliquer par une mesure de protectionnisme.
Réponse de le 09/12/2014 à 8:04 :
Michel une seule réponse pour vous...MDR
Réponse de le 09/12/2014 à 8:05 :
UBER n'est pour rien ici, les viols en Inde sont un délit quitidien dont le gouvernement ne fais absolument rien. Je suis d'accord que ceci est juste un moyen de lunchér cetter compagnie.
a écrit le 08/12/2014 à 17:25 :
Le business plan à 40 milliards $ va devoir être un peu retravaillé......
Réponse de le 09/12/2014 à 8:10 :
@Paul J'ai discuté avec mon "big boss" au sujet de UBER. Il a dit que la valorisation à 40miliards est simplement ridicule.
Il n'y a aucune barrière 'entrée sur le marché, n'importe qui pourrait créer sa "UBER-BIS".
La viabilité même de cette valorisation est simplement fortement contestée.

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