43 milliards de dollars pour s'emparer de Twitter : Elon Musk a-t-il été trop radin ?
François Manens
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Steve Nesius
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Le 14 avril, Elon Musk a lancé la dernière offensive de son attaque éclair contre Twitter : une offre publique d'achat (OPA) hostile, à 54,20 dollars l'action, soit près de 43,4 milliards de dollars pour l'intégralité des parts. Le milliardaire sud-africain se targue d'ainsi proposer une prime de 38% par rapport au prix de l'action début avril, lorsqu'il était devenu premier actionnaire en s'octroyant 9,2% des parts. Et il a prévenu : cette offre qu'il juge généreuse est non négociable. A moins que ce ne soit qu'une tactique...
Désormais, la balle est dans le camp des autres actionnaires du réseau social, libres d'accepter ou de refuser cette offre. De son côté, la direction de Twitter a déclaré que son conseil d'administration allait "examiner avec attention l'offre pour déterminer la ligne de conduite qu'il estime servir au mieux les intérêts de l'entreprise et de tous les actionnaires de Twitter". Mais d'après The Information, elle pencherait vers un avis défavorable.
Au-delà de l'aspect financier, Elon Musk n'a pas donné de détail sur son projet de reprise, à part qu'il souhaitait sortir la société de la Bourse. Dans sa déclaration à la SEC (le gendarme financier américain), il se contente d'écrire que le réseau social aux plus de 330 millions d'utilisateur mensuels a "un potentiel extraordinaire", qu'il compte "débloquer".
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A peine l'offre posée sur la table, de premiers actionnaires ont fait part publiquement de leur refus à venir, à commencer par le prince saoudien et investisseur Al-Walid ben Talal. "Je ne pense pas que la proposition d'Elon Musk (54,20 dollars) s'approche un tant soit peu de la valeur intrinsèque de Twitter, étant donné ses perspectives de croissance. Je suis l'un des actionnaires les plus importants et les plus anciens de Twitter. Kingdom Holding Company (son fonds d'investissement, ndlr) et moi-même rejetons cette offre", a-t-il écrit sur son compte Twitter. Le Saoudien a été rejoint dans son propos par l'investisseur Ross Gerber, qui possède quant à lui plus de 9.000 actions via son fonds. "L'offre est bien trop basse. Elon a besoin de venir avec une offre de 69 dollars par action pour gagner Twitter".
François Manens