Amazon : aux Etats-Unis, une grève déclenchée juste avant Noël
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Les salariés des entrepôts de New York, d'Atlanta et de San Francisco participent à la « plus grande » grève d'Amazon.com.
Gustavo Graf Maldonado
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Les salariés des entrepôts de New York, d'Atlanta et de San Francisco participent à la « plus grande » grève d'Amazon.com.
Gustavo Graf Maldonado
[Article publié le jeudi 19 décembre 2024 à 18h06, mis à jour à 19h40] Le père Noël aura peut-être du retard dans sa livraison de cadeaux aux Etats-Unis. Ce jeudi 19 décembre, l'union syndicale IBT (International Brotherhood of Teamsters), alliée avec le syndicat Amazon Labor Union (ALU), a annoncé qu'un mouvement social a démarré à 12 heures, heure de Paris. Sept sites américains à New York, à Atlanta (Géorgie), en Californie et dans l'Illinois participent à la « plus grande » grève d'Amazon.com, selon l'IBT. Les branches locales du syndicat mettent également en place des piquets de grève dans des centaines de centres de traitement Amazon à travers le pays, précise The Teamsters.
Le mouvement concerne des employés d'Amazon membres de l'ALU mais aussi des chauffeurs routiers sous-traitant de l'entreprise. L'IBT estime à 10.000 le contingent des salariés du géant de la distribution qui ont adhéré au syndicat.
Le syndicat qui représente les routiers américains, explique réclamer des hausses de salaires et de meilleures conditions de travail à Amazon. Il reproche au mastodonte du e-commerce de refuser de le reconnaître et de négocier avec lui. « Si votre colis est retardé pendant les fêtes, vous pouvez blâmer la cupidité insatiable d'Amazon », a déclaré mercredi Sean O'Brien, président général du syndicat Teamsters.
Pour rappel, l'an dernier, Amazon a réalisé un bénéfice net de plus de 30 milliards de dollars, et un chiffre d'affaires de 575 milliards de dollars. Au début de l'année, le spécialiste du retail avait annoncé un investissement de 2,1 milliards de dollars (2,02 milliards d'euros) pour augmenter les salaires des employés, chargés de l'exécution des commandes et du transport aux États-Unis. Insuffisant pour le syndicat.
The Teamsters avait fixé à Amazon la date limite du 15 décembre pour entamer des négociations. En l'absence de pourparlers, les employés des entrepôts avaient récemment voté en faveur d'une grève. « Nous avons donné à Amazon un délai clair pour venir à la table des négociations et faire ce qu'il fallait pour nos membres. Ils l'ont ignoré. Cette grève est de leur responsabilité », a ajouté Sean O'Brien.
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Selon des observateurs interrogés par Reuters, il est peu probable qu'Amazon s'assoie à la table des négociations en cette fin d'année, car cela pourrait ouvrir la porte à d'autres actions syndicales. Amazon.com a lui-même déclaré que la grève ne devrait pas avoir de répercussions sur ses activités pendant l'une des périodes les plus chargées de l'année.
Selon un porte-parole de l'entreprise, les grévistes ont « intentionnellement induit le public en erreur (et) menacé, intimidé et tenté de contraindre » les employés et les chauffeurs tiers à les rejoindre. Le titre du géant américain était en hausse de 2,33% vers 17h50, heure de Paris, signe que les investisseurs ne s'attendent pas à ce que la grève entraîne de graves perturbations.
En Allemagne, à l'appel du syndicat ver.di, quelque 450 des 1.500 employés d'un centre logistique d'Amazon à Werne (ouest) se sont également déclarés en grève, jeudi, pour obtenir « des conditions de travail justes ». Le syndicat prévoit des arrêts de travail sur huit autres sites d'ici la fin de l'année et espère mobiliser environ 16.000 personnes. Ver.di demande que les employés d'Amazon soient rémunérés selon la convention collective du secteur de la vente de détail et par correspondance, ce à quoi se refuse le groupe. Le mouvement dure depuis onze ans et a néanmoins permis d'obtenir des hausses de salaires et des améliorations des conditions de travail selon le syndicat allemand.
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Amazon n'est cependant pas la seule plateforme de livraison à faire face à des grèves juste avant Noël. En France, les salariés de DHL ont débrayé entre lundi et vendredi pour réclamer une prime d'intéressement. Finalement, un accord a été trouvé entre la direction et les syndicats vendredi 13 décembre au soir à l'issue de quatre jours de grève. Mais des milliers de colis se sont entassés pendant le mouvement social, faisant craindre d'importants retards. Interrogé par Le Figaro, le directeur des opérations DHL Express France, Fatah Ziani, assure que tous les colis qui devaient être livrés pour Noël le seront.
(Avec agences)
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