Fonction publique : 19% d'agents ont fait grève jeudi
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La majorité des agents publics grévistes ont été recensés dans l'éducation nationale (26%) et parmi les agents de Bercy (20%).
Reuters
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La majorité des agents publics grévistes ont été recensés dans l'éducation nationale (26%) et parmi les agents de Bercy (20%).
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Les agents de la fonction publique d'Etat se sont mobilisés en nombre jeudi. Ils étaient 19% sur 2,5 millions à faire grève. Un taux d'agents près de trois fois supérieur à celui enregistré lors de la dernière mobilisation pour des hausses de salaires, en mars 2024 (6,42% d'agents grévistes). La majorité des agents publics grévistes ont été recensés dans l'éducation nationale (26%) et parmi les agents de Bercy (20%).
Les agents publics ont manifesté pour alerter sur la « dégradation » de leurs « conditions de travail et de rémunération ». Une mobilisation qui intervient en pleine crise politique, au lendemain de la chute du gouvernement.
Du côté des manifestations, elles ont réuni 200.000 personnes dans 160 cortèges et rassemblements à travers la France, dont 30.000 à Paris, a rapporté la CGT à l'AFP. Les autorités font état de 130.000 manifestants dans le pays dont 3.000 dans la capitale, où la tête d'un cortège massif est arrivée place d'Italie autour de 16h30.
Menée par les secrétaires générales de la CGT et de la CFDT, Sophie Binet et Marylise Léon, la manifestation parisienne s'était élancée sur la chaussée détrempée du pont de Bercy vers 14 heures. Le secrétaire général du Parti socialiste Olivier Faure ou la présidente (LFI) de la commission des affaires économiques de l'Assemblée Aurélie Trouvé étaient également présents.
Cette journée doit lancer une « alerte sur la dégradation des conditions de travail et de rémunération en direction du futur gouvernement et des parlementaires qui auront à construire les prochaines lois de finances pour 2025 », a déclaré plus tôt à l'AFP Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT Fonction publique.
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Des centaines de lycéens ont également suivi le mouvement, en bloquant totalement ou partiellement leur établissement, dont trois à Nantes et au moins cinq à Paris.
A Dijon, un jeune homme a été interpellé après le jet d'un projectile enflammé qui a légèrement blessé le proviseur d'un lycée en marge d'un rassemblement. Deux personnes ont été interpellées pour participation à un attroupement armé et jets de projectiles sur les forces de l'ordre à Saint-Nazaire. A Marseille, 4.700 personnes ont manifesté dans la matinée, tandis que 3.500 étaient rassemblées à Lyon, selon la police.
En milieu d'après-midi, la grève de certains contrôleurs aériens a provoqué une congestion avec des retards dans l'espace aérien français, qualifiés d'« élevés » en particulier dans la zone autour de Marseille, selon l'organisme de surveillance du trafic Eurocontrol. Celui-ci a aussi relevé des retards « modérés » dans la zone de contrôle aérien de Bordeaux et celle de Brest.
Le torchon a brûlé presque trois mois entre les syndicats et le ministre de la fonction publique démissionnaire, Guillaume Kasbarian, critiqué sur le fond et la forme. Notamment depuis l'annonce, fin octobre, d'un plan de lutte contre un « absentéisme » dans la fonction publique, et de mesures d'économies à hauteur de 1,2 milliard d'euros.
Les syndicats exigeaient notamment que le gouvernement renonce à trois mesures : le passage d'un à trois jours de carence pour les fonctionnaires malades, la réduction de 100% à 90% de la rémunération en cas d'arrêt maladie, et la non-reconduction du versement d'une prime en soutien au pouvoir d'achat.
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Les syndicats ont mis également en cause la méthode du ministre, désormais démissionnaire depuis la motion de censure votée contre le gouvernement Barnier mercredi soir. Certains, dont l'Unsa, ayant même annoncé « ne plus siéger dans les instances de dialogue social » qu'il préside. Un moment clé revient inlassablement dans la conversation : les félicitations adressées par le ministre français à Elon Musk, son homologue chargé par Donald Trump de « démanteler » la bureaucratie étasunienne, et avec lequel il se réjouissait de « partager les bonnes pratiques » face à « l'excès de bureaucratie ».
(Avec AFP)
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