Comptes certifiés : X (ex-Twitter) « trompe » ses utilisateurs, accuse Bruxelles
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X viole les règles de l'UE avec ses coches bleues, selon la Commission européenne.
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X viole les règles de l'UE avec ses coches bleues, selon la Commission européenne.
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X (ex-Twitter) « trompe » ses utilisateurs, juge la Commission européenne. Dans le détail, le gendarme du numérique dans l'UE estime dans un avis que réseau social viole les règles de l'UE avec ses coches bleues. A l'origine, ces dernières sont censées certifier des sources d'information dignes de confiance, mais tout le monde peut désormais y souscrire, moyennant un abonnement payant.
« N'importe qui peut s'abonner pour obtenir un tel statut "vérifié", ce qui nuit à la capacité des utilisateurs à prendre des décisions libres et éclairées sur l'authenticité des comptes avec lesquels ils interagissent. Il existe des preuves que des acteurs malveillants abusent » de ce dispositif, tacle l'exécutif européen.
Pour rappel, avant le rachat du réseau social par le patron de Tesla et SpaceX, la coche bleue était gratuite. En revanche, elle était réservée aux comptes bénéficiant d'une certaine notoriété. Le symbole permettait ainsi d'authentifier les comptes de personnalités politiques et médiatiques, d'institutions et de journalistes. Elon Musk, considérant ce système comme injuste pour les utilisateurs non-célèbres, a rendu les coches bleues accessibles à tous, mais payantes, privant ainsi des milliers de comptes de cet attribut.
En avril dernier, l'entreprise avait fait savoir dans une nouvelle volte-face que les utilisateurs ayant un grand nombre d'abonnés sur X obtiendraient désormais un abonnement gratuit à la plateforme, ainsi que la fameuse coche bleue.
Bruxelles juge en outre que la firme d'Elon Musk enfreint ses obligations de transparence concernant les publicités diffusées et l'accès aux données de la plateforme pour les chercheurs.
En parallèle, la Commission européenne poursuit des investigations qui peuvent mener à deux accusations supplémentaires : diffusion de contenus illégaux et efforts insuffisants contre la manipulation d'informations.
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Cette mise en cause pourrait conduire dans les prochains mois à une décision définitive de non-conformité, si le groupe ne corrige pas les déficiences constatées, puis à des sanctions financières pouvant atteindre 6% du chiffre d'affaires annuel mondial de X. Aucune date limite n'est fixée pour clore ces procédures.
Il s'agit d'une première dans le cadre du nouveau règlement sur les services numériques (DSA). Pour rappel, celui-ci est entré en vigueur l'an dernier pour protéger les internautes contre les contenus dangereux. En septembre, Bruxelles s'était inquiété de la quantité particulièrement élevée de fausses informations publiées sur X, après des tests effectués sur plusieurs réseaux sociaux.
Une procédure préliminaire avait été ouverte le 12 octobre, cinq jours après les attaques du Hamas contre Israël. Puis une enquête formelle avait été déclenchée en décembre. La liste des griefs était particulièrement longue. Étaient notamment épinglés le faible nombre de modérateurs, un système de signalement des contenus illicites peu efficace ou encore des messages d'avertissement insuffisants contre les images violentes.
Outre le réseau social d'Elon Musk, trois autres grandes plateformes - TikTok, AliExpress et Meta - font l'objet de procédures formelles de la Commission européenne, sans avoir encore atteint le niveau de mise en cause annoncé vendredi pour X.
Après l'ouverture d'une enquête en avril, TikTok a été contraint de suspendre une fonction qui récompensait les utilisateurs pour le temps passé devant les écrans et était accusée de susciter l'addiction. Le réseau social, dont la maison-mère est chinoise, est visé par une autre enquête ouverte en février pour protection insuffisante des mineurs.
Le site de commerce en ligne AliExpress, filiale du géant chinois Alibaba, est lui ciblé depuis mars pour la vente de produits dangereux comme des faux médicaments. Enfin, en avril et mai, l'UE a ouvert des procédures contre les réseaux sociaux Facebook et Instagram du groupe Meta. Ils sont accusés d'efforts insuffisants contre la désinformation, mais aussi de susciter des addictions chez les enfants et de ne pas suffisamment les protéger contre les « contenus inappropriés ».
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Threads, le dernier-né de Meta (Facebook), a fêté son premier anniversaire vendredi dernier. Le réseau social rival de X compte désormais 175 millions d'utilisateurs mensuels, mais peine à les convaincre d'y passer beaucoup de temps et à trouver sa place dans un écosystème déjà saturé.
En juillet 2023, alors que de nombreux usagers et annonceurs désertaient un Twitter racheté et transformé par Elon Musk, Threads a connu des débuts fulgurants. En quelques jours, l'application avait été téléchargée plus de 100 millions de fois, notamment grâce à une inscription ultra simple depuis Instagram. Mais l'activité des utilisateurs a rapidement diminué, et reste la principale ombre au tableau.
(Avec AFP)
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