2023, l'année de l'effondrement de Twitter (X)
François Manens
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Elon Musk a abattu l'oiseau bleu de Twitter.
DADO RUVIC
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Elon Musk a abattu l'oiseau bleu de Twitter.
DADO RUVIC
Lors du rachat de Twitter en octobre 2022, Elon Musk avait l'ambition de transformer la plateforme en « application à tout faire ». Mais le réseau social, renommé X en cours d'année, a pris la trajectoire opposée, et flirte désormais avec la faillite. Le principal responsable de cet échec ? Musk lui-même. Avec sa méthode brutale et impulsive, le milliardaire fantasque a démoli les fondements de Twitter, ouvert la porte à la désinformation et fait fuir les annonceurs, dont l'entreprise dépend quasi exclusivement pour survivre. Placés en embuscade, les nouveaux concurrents Threads et Bluesky, lancés cette année, n'hésiteront pas à enfoncer le clou dans le cercueil de Twitter.
Adieu, l'emblématique oiseau bleu, présent sur le logo de Twitter depuis sa création en 2006. Au revoir, les « blue checks », ces badges de vérification d'identité adossés aux noms des comptes d'utilité publique, qui a fait du réseau social l'outil de communication privilégié des politiques et des journalistes. Finie, la limite de caractères dans les tweets. A la poubelle, l'algorithme de recommandation sur lequel le réseau social a bâti son succès. Même le nom du réseau social n'a pas survécu à la tornade Elon Musk, remplacé par la lettre X, qui obsède l'homme d'affaires.
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Entre janvier et avril, le milliardaire a démantelé un à un les atouts qui ont fait de Twitter le réseau social le plus influent au monde. Avant cette démolition technique, il avait déjà saigné le capital humain de l'entreprise avec le licenciement de plus de 80% des effectifs, sous prétexte d'une réduction des coûts. Certes, le réseau social ne parvenait pas à atteindre la rentabilité de façon pérenne depuis sa création. Mais Elon Musk l'a transformé en machine à brûler de l'argent.
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