Dans un discours extrêmement ferme, le député-maire Les Républicains estime que les géants de l'Internet devraient consacrer "1% de leurs bénéfices" à la mobilisation contre la radicalisation. Selon lui, le gouvernement français devrait changer la mission de l'Hadopi pour lui demander de traquer les sites qui véhiculent le terrorisme.
"Vous avez parlé des mosquées tout à l'heure, mais il y a 'l'imam Google', qui mobilise un certain nombre de jeunes aujourd'hui, avant même d'aller dans les mosquées. C'est sur Internet qu'ils trouvent le moyen de se radicaliser."
Le député de l'Aisne (Les Républicains) a ensuite estimé qu'il était temps que "ces multinationales, présentes sur notre territoire, archi-milliardaires, qui ne paient pas d'impôts, se sentent aussi mobilisées", suggérant qu'ils consacrent "1% de leurs formidables bénéfices à se mobiliser".
Dans une enquête publiée jeudi dans son hebdomadaire, L'Obs a constaté la forte présence sur Internet des imams radicalisés, auteurs de "vidéos léchées sur Youtube", possédant des pages Facebook aux milliers de fan (jusqu'à 175.000 pour certains) et qui "ont tout copié du stand-up sur la forme".
Pour Xavier Bertrand, le gouvernement français et à l'Hadopi (Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet) doivent agir :
Il faut que "le gouvernement demande dès maintenant à Hadopi d'arrêter les fonctions traditionnelles d'Hadopi sur le téléchargement illégal et que l'on mette tous les moyens d'Hadopi aujourd'hui [...] pour traquer les sites et pour mettre hors d'état de nuire tous ceux qui se servent de Google, des réseaux sociaux, pour véhiculer le terrorisme", a-t-il déclaré.
Lors de l'examen du test à l'Assemblée nationale jeudi, le Premier ministre Manuel Valls en a aussi profité pour annoncer la création d'une "structure pour jeunes radicalisés".
"Les premiers admis pourront être des repentis, que nous mettrons à l'épreuve afin de mesurer leur volonté de réinsertion dans la durée »,a-t-il expliqué.
En revanche, il est hors de question que les djihadistes français de retour de Syrie ou d'Irak se retrouvent dans ces structures. "Leur place est en prison. Un centre de déradicalistion ne peut pas être une alternative à l'enfermement carcéral", a-t-il déclaré.
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