Des fonds d'investissements demandent au réseau social de faire davantage d'efforts dans la lutte contre les fake news qui, selon eux, représentent des risques tant pour l'entreprise que pour la démocratie.
Alors que l'assemblée générale de Facebook se tient ce jeudi, les actionnaires veulent interpeller la direction sur un sujet en particulier : la lutte contre les "fake news", ces informations falsifiées qui se propagent via les réseaux sociaux.
Ces deux fonds, qui seront aussi présents à l'assemblée générale des actionnaires d'Alphabet (maison-mère de Google) la semaine prochaine, formuleront les mêmes demandent au moteur de recherche.
La propagation de fake news présente un "réel risque non seulement pour l'entreprise et pour la confiance des utilisateurs en les contenus qu'ils trouvent sur Facebook, mais aussi pour notre démocratie", a déclaré Natasha Lamb, directrice de l'equity research et de l'engagement actionnarial chez Arjuna, dans les colonnes du Financial Times.
"Tous les deux (Facebook et Google, ndlr) préfèrent se voir comme des plateformes technologiques neutres, mais elles se sont transformées en des plateformes médias, c'est pourquoi nous sommes si inquiets."
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Des mesures insuffisantes ?
Facebook a été pointé du doigt pendant et après la campagne présidentielle américaine de 2016, pour avoir influencé le choix des électeurs par la propagation d'informations erronées. À titre d'exemple, une rumeur affirmant qu'un agent du FBI enquêtant sur Hillary Clinton avait été retrouvé mort, avait été relayée sur le réseau social quelques jours avant le scrutin.
Concernant les propositions de ses actionnaires, Facebook s'y opposent selon le Financial Times, expliquant qu'il travaille déjà sur des dispositifs et rappelle que les fake news tout comme les "hoaxes" sont interdits dans les conditions d'utilisation. Alphabet recommande également à ses actionnaires de voter contre ces propositions.