L'Australie interdit l'IA chinoise DeepSeek sur les équipements sensibles
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L'exécutif australien pense que DeepSeek pourrait représenter un « niveau de risque inacceptable en termes de sécurité. »
Dado Ruvic
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L'exécutif australien pense que DeepSeek pourrait représenter un « niveau de risque inacceptable en termes de sécurité. »
Dado Ruvic
L'Australie met le hôla à l'intelligence artificielle chinoise DeepSeek. Son gouvernement a décidé d'interdire le téléchargement des programmes d'intelligence artificielle de la start-up chinoise DeepSeek sur les équipements gouvernementaux. Il juge qu'ils pourraient représenter un « niveau de risque inacceptable en termes de sécurité », selon une directive publiée mardi par le ministère de l'Intérieur.
Pour rappel, le rival chinois de ChatGPT a surpris les analystes par sa capacité à égaler les performances de ses principaux concurrents américains, qui dominaient jusqu'à présent l'intelligence artificielle (IA) générative, pour une fraction de leurs coûts. L'application a grimpé en tête des téléchargements sur l'App Store. Selon un article détaillant son développement, le modèle de DeepSeek n'a été entraîné qu'avec une fraction des puces utilisées par ses concurrents occidentaux.
Reste que l'Australie se méfie de ce nouveau robot conversationnel. En conséquence, les programmes de DeepSeek vont être « retirés (de) tous les équipements fixes et mobiles du gouvernement australien », a écrit la ministre de l'Intérieur, Stephanie Foster, dans cette directive.
Il ne s'agit pas du seul pays à se méfier de la sécurité du logiciel. Le 31 janvier, Taïwan a annoncé interdire à ses fonctionnaires et à des infrastructures clés d'utiliser les applications de la start-up chinoise d'intelligence artificielle DeepSeek, invoquant des risques pour « la sécurité nationale de l'information ». « Le service d'IA de DeepSeek est un produit chinois », a estimé le ministère du Numérique dans un communiqué. « Ses opérations impliquent des transmissions transfrontalières, des fuites d'information et d'autres inquiétudes concernant la sécurité des informations », est-il ajouté.
Le même jour, l'autorité italienne de protection des données personnelles (GPDP) a lancé une enquête sur le robot conversationnel de la start-up chinoise DeepSeek. Elle lui a ainsi interdit de traiter les données des utilisateurs italiens. Le régulateur a déclaré avoir décidé d'agir après avoir reçu des réponses « totalement insuffisantes » à ses questions sur l'utilisation des données personnelles par l'entreprise d'intelligence artificielle.
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De son côté, le régulateur sud-coréen chargé de la protection des données personnelles va également demander des explications à la start-up chinoise concernant son traitement des informations. Enfin, la Cnil en France, chargée de la protection des données, et l'autorité de régulation irlandaise vont elles aussi demander des informations à l'entreprise chinoise.
(Avec AFP)
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