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Face à la menace DeepSeek, le patron d'OpenIA veut revenir à l'« open source »

latribune.fr

Publié le 01 février 2025 à 12:06 - Mis à jour le 01 février 2025 à 12:06

A la question : « Envisageriez-vous de divulguer les poids (paramètres, ndlr) de certains modèles et de publier certaines recherches ? », Sam Altman a répondu « Oui, nous en discutons ».

A la question : « Envisageriez-vous de divulguer les poids (paramètres, ndlr) de certains modèles et de publier certaines recherches ? », Sam Altman a répondu « Oui, nous en discutons ».

CARLOS BARRIA

Le Quotidien Numérique

10 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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Sam Altman a affirmé, vendredi, que son entreprise est du « mauvais côté de l'histoire » parce que ChatGPT n'est pas « open source ». Une remise en question due à l'essor du chinois DeepSeek.

Le patron d'OpenAI aurait-il fait une erreur en décidant de ne pas laisser son robot conversationnel ChatGPT en sources libres? « Personnellement, je pense que nous avons été du mauvais côté de l'histoire et que nous devons trouver une stratégie différente en matière d'open source », a déclaré Sam Altman lors d'une séance de questions-réponses sur un forum Reddit, vendredi.

Certains modèles d'IA générative - dont ceux du chinois DeepSeek et ou encore de Meta (Facebook, Instagram) - sont « open source », c'est-à-dire que les développeurs peuvent les télécharger gratuitement et plus ou moins modifier leur fonctionnement en changeant le code source.

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Nombreuses critiques

À sa fondation en 2015, OpenAI avait indiqué qu'elle mettrait à disposition du public les recherches et les informations sur ses modèles. Mais elle ne l'a pas fait, s'attirant les critiques de nombreux partisans de cette méthode, et d'un des fondateurs initiaux de l'organisation, Elon Musk. OpenAI a opté pour un modèle propriétaire, invoquant des pressions concurrentielles et la crainte que le partage de trop d'informations n'entraîne des risques pour la sécurité.

En juin dernier, Elon Musk a renoncé à son action en justice contre l'entreprise californienne et son patron, à qui il reprochait notamment d'avoir enfreint la mission de société à but non lucratif, telle que définie dans la charte fondatrice d'OpenAI. Le milliardaire a depuis fondé sa propre start-up d'IA, xAI, dont le modèle Grok est open source.

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Vendredi, un utilisateur de Reddit a aussi interrogé Sam Altman sur sa réaction au succès de DeepSeek dont les performances ont impressionné - ou épouvanté - la Silicon Valley cette semaine. Son nouveau modèle fait concurrence à ChatGPT, Gemini (Google), et les autres agents IA avancés, pour une fraction du coût, remettant en question la domination de cette industrie par les États-Unis. « C'est un très bon modèle », a répondu Sam Altman. « Nous produirons de meilleurs modèles, mais nous n'allons pas pouvoir maintenir autant d'avance que les années précédentes » a lancé l'Américain.

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Surprise, à la question : « Envisageriez-vous de divulguer les poids (paramètres, ndlr) de certains modèles et de publier certaines recherches ? », Sam Altman a répondu « Oui, nous en discutons ». Il a néanmoins précisé que « tout le monde à OpenAI ne partage pas ce point de vue, et ce n'est pas non plus notre plus grande priorité actuelle ».

La guerre de l'intelligence artificielle

L'Américain semble donc inquiet de l'arrivée d'un challenger chinois. Mais il peut compter sur le soutien des États-Unis et de ses alliés. En décembre, le gouvernement Biden a annoncé de nouvelles mesures de restrictions à l'exportation de semi-conducteurs vers la Chine. Une mesure destinée à « entraver la capacité de celle-ci à acquérir et produire les technologies nécessaires à sa modernisation militaire ».

Concrètement, le département du Commerce contrôlera les exportations de semi-conducteurs s'il estime que cela menace la sécurité nationale américaine. De nouveaux contrôles sont ainsi prévus pour l'exportation de 24 types d'équipements de fabrication des semi-conducteurs, ainsi que trois types d'outils logiciels pour le développement ou la production de ces puces électroniques.

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De son côté, Taïwan a interdit vendredi à ses fonctionnaires et à des infrastructures clés d'utiliser les applications de la start-up chinoise d'intelligence artificielle DeepSeek, invoquant des risques pour « la sécurité nationale de l'information ». « Le service d'IA de DeepSeek est un produit chinois », a estimé le ministère du Numérique dans un communiqué. « Ses opérations impliquent des transmissions transfrontalières, des fuites d'information et d'autres inquiétudes concernant la sécurité des informations », est-il ajouté.

(Avec AFP)

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