Le Jour d'Après : "Nous avons besoin d'une France plus solidaire, plus écologique et plus souveraine" (Paula Forteza)

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La députée Paula Forteza, cofondatrice de l'initiative transpartisane Le Jour d'Après.
La députée Paula Forteza, cofondatrice de l'initiative transpartisane Le Jour d'Après. (Crédits : DR)
LE MONDE D'APRES. Une soixantaine de députés (LREM et opposition de centre et de gauche) ont lancé la plateforme participative Le Jour d'Après, qui vise à penser l'après-crise du coronavirus. Les citoyens ont jusqu'au 4 mai pour soumettre leurs propositions dans 11 thématiques phares. La députée Paula Forteza, co-organisatrice, décrypte pour La Tribune cette initiative.

Majorité et opposition -du centre et de la gauche- unies pour penser l'après-crise du coronavirus. Ce week-end, une soixantaine de députés ont lancé l'initiative "Le Jour d'Après", une plateforme participative en ligne qui appelle à l'intelligence collective de toutes les "forces vives" du pays, qu'il s'agisse de citoyens, de travailleurs, de personnes du monde associatif, de syndicalistes, d'experts ou encore d'élus. Aux grands maux les grands remèdes, l'objectif n'est rien de moins que de "réinventer notre modèle de société", autour de 10 thématiques phares : santé, travail, consommation, écologie, solidarités, éducation, numérique, démocratie, territoires et Europe. Un onzième thème, le financement de ces propositions, est aussi soumis au débat jusqu'au 4 mai.

L'initiative a été lancée par trois députés qui font partie des plus actifs dans l'Hémicycle : la spécialiste du numérique Paula Forteza (ex-LREM), l'écologiste Matthieu Orphelin (ex-LREM) et le macroniste Aurélien Taché. Mais le trio a su rallier au-delà des membres actuels ou repentis du parti présidentiel. Des députés écologistes, socialistes ou encore du MoDem composent la soixantaine de premiers signataires. Mis en ligne samedi 4 avril, le site Le Jour d'Après a débuté en fanfare : deux millions de connexions ont été enregistrées dans l'heure suivant le lancement, faisant "crasher" le serveur et forçant les équipes artisanales des trois députés-fondateurs à trouver de nouveaux hébergeurs. Ce lundi, plus de 4.700 personnes avaient créé un compte sur la plateforme, qui enregistre déjà environ 2.000 contributions citoyennes.

Entretien avec la cofondatrice de la plateforme, la députée ex-LREM Paula Forteza.

LA TRIBUNE - D'où vient l'idée de lancer cette plateforme participative pour penser dès à présent le monde d'après la crise du coronavirus ?

PAULA FORTEZA - Comme tout le monde, cette crise nous bouleverse. En tant que députés, nous voulons être prêts, dès la sortie du confinement, à proposer un modèle de société différent. La crise du coronavirus, qui nous a tous pris par surprise, est majeure car elle étale au grand jour les limites et les failles de notre modèle de développement. Elle nous apprend que la France n'est pas souveraine en matière de santé publique. Elle nous démontre que le service public de santé est à bout de souffle.

On découvre ce que c'est que de vivre dans dans des villes moins embouteillées, et donc moins polluées. On découvre aussi que le télétravail, jusqu'alors marginal et décrié, peut être efficace et bon pour la planète. De fait, le confinement de la population accélère à marche forcée la numérisation de la société, il faut donc réfléchir dès à présent à ce qu'on veut garder et ce qu'il faudra améliorer. La seule chose de sûre, c'est que nous ne pourrons pas revenir "comme avant". Cette crise doit être un déclencheur.

Pourquoi lancez-vous cette plateforme maintenant, alors que la France est toujours confinée et que le nombre de morts du coronavirus explose ?

Nous avons été critiqués sur les réseaux sociaux pour cette raison, mais je pense que le moment est propice. Evidemment, nous ne voulons pas détourner le regard sur le fait que l'urgence absolue est dans le soutien aux hôpitaux et aux personnes endeuillées. Mais une grande partie de la population est confinée et veut se sentir utile en contribuant à l'effort.

Le succès du lancement de la plateforme confirme ce besoin de réfléchir dès maintenant à l'après-crise. L'appétence des citoyens dépasse déjà de loin nos attentes. A titre de comparaison, une consultation citoyenne classique, qui dure deux ou trois mois, finit avec environ 10.000 contributions. Avec 2.000 propositions en à peine deux jours, cette consultation sera largement plus populaire, et tant mieux.

Comment expliquez-vous cet engouement au démarrage ?

La situation est exceptionnelle, beaucoup de gens sont angoissés, en colère et ont besoin d'agir. De plus, la démarche n'est pas politique, les 11 thématiques soumises à débat nous concernent tous et se fondent sur des constats largement partagés qu'on ne peut pas continuer comme avant dans de nombreux domaines. Nous avons besoin d'une société plus solidaire, plus écologique, d'une France et d'une Europe plus souveraines. Les gens se rendent aussi bien compte que les décisions prises depuis le début de cette crise, et celles que l'on continue de prendre, influencent le monde d'après. Le dispositif de chômage partiel, par exemple, c'est une très bonne chose qui montre que l'on a appris des erreurs de la gestion de la crise de 2008. On a compris que cette fois, il faudra en sortir par le pouvoir d'achat, par la demande, par le soutien aux entreprises de toutes tailles, plutôt que par le soutien à la finance et aux grands groupes.

Par contre, d'autres décisions majeures pourraient êtres prises, à la va-vite et sans consultation, par exemple sur le sujet du "tracking" des personnes pour suivre et gérer l'évolution du virus. Il s'agit d'un enjeu de société crucial car selon ce qu'on choisit, cela pourrait changer le paradigme vis-à-vis de nos libertés individuelles. Le tracking fera d'ailleurs l'objet de notre premier atelier en ligne. Le président de l'Arcep, Sébastien Soriano, expliquera ce qu'implique ce type de technologies et ce qui peut être fait ou pas avec les données des opérateurs télécoms tout en restant dans le cadre de la loi. Il est important de prendre du recul sur des décisions politiques qui se prennent dès maintenant.

Concrètement, comment fonctionne la plateforme ?

Il y a trois composantes, qui durent toutes jusqu'au 4 mai : la consultation citoyenne, des ateliers en ligne et un hackathon. Sur le volet consultation, nous avons identifié 11 thèmes dont 10 sur le fond et un dernier sur comment on finance ces mesures, car certaines propositions nécessitent le financement public, comme la revalorisation des salaires des personnels médicaux et des enseignants, la création d'un revenu universel etc.

Pendant ce mois d'émulation collective, il y aura aussi des ateliers en ligne. Chaque atelier est en fait un débat en ligne impliquant deux ou trois personnalités expertes et les citoyens. Sur une cession d'environ 40 minutes, il y aura 20 minutes d'introduction par le spécialiste et ensuite un débat avec les internautes via l'outil de visioconférence Zoom. Pour le débat, il est probable que nous utiliserons soit un tchat avec l'intervention d'un rapporteur pour sélectionner et mettre en avant les questions, soit une intervention directe par visioconférence, soit les deux. 11 ateliers sont prévus, un par thème, au rythme de deux ou trois par semaine. En plus de Sébastien Soriano, prévu pour débattre de la question du tracking des citoyens, il y aura aussi Laurent Berger [le secrétaire général de la CFDT, ndlr], Mathilde Bras [directrice opérationnelle de la Fondation Internet nouvelle génération ou Fing] ou encore Jacques Attali, entre autres.

Enfin, nous avons voulu mobiliser les communautés "techniques". Un hackathon permettra aux développeurs, datascientist ou amateurs de code de participer à des projets collaboratifs, sur la base des propositions postées sur la plateforme, car certaines peuvent se traduire en projets concrets très rapidement. Les projets développés seront présentés à la fin de la période de consultation.

Et après le 4 mai ?

Il faudra transformer cette émulation citoyenne collective en un grand plan de transformation sociale, économique, démocratique et écologique de la relance. A court terme, des propositions seront portées par les députés et intégrées par exemple dans le projet de loi de finances.

Vous avez déjà été confrontés à la saturation de vos serveurs. Sur quelle infrastructure technique repose la plateforme ?

Nous avons lancé Le Jour d'Après très rapidement, donc tout est très artisanal et développé en interne par mes équipes, avec le soutien de celles de Matthieu Orphelin et d'Aurélien Taché. Le coût se mesure en temps hommes de nos trois équipes, soit une dizaine de personnes qui gèrent l'animation, le design et les aspects techniques. Nous utilisons l'outil Decidim, qui est une civic tech barcelonaise que j'avais déjà utilisée pour le tirage au sort citoyen mis en place dans la campagne municipale de Cédric Villani à Paris. Decidim est l'une des civic tech les plus complètes du marché, elle propose beaucoup d'outils qui fonctionnent sous le mode du logiciel libre et ouvert et elle est parfaitement compatible avec le RGPD au niveau de la protection des données. Au niveau des serveurs, nous avons dû migrer suite à l'affluence du premier jour et nous sommes en train de stabiliser la situation.

La colonne vertébrale de votre initiative repose sur la construction d'une société "plus écologique, plus démocratique, plus solidaire". Parmi les 11 thèmes soumis à débat, beaucoup sont aujourd'hui très connotés à gauche, comme l'idée d'une consommation plus responsable, d'une solidarité européenne ou l'Etat-providence qui soutient plus fortement les services publics... La crise du coronavirus, c'est l'opportunité de redécouvrir, de s'approprier et de dépolitiser ces thématiques aujourd'hui incarnées par la gauche et pas vraiment par Emmanuel Macron ?

Ce sont surtout des propositions de bons sens et d'humanité. Matthieu Orphelin, Aurélien Taché et moi-même avons effectivement une certaine sensibilité de gauche, mais nous sommes vraiment dans une démarche d'unité nationale. Le débat public évolue. A la lueur de la crise, il semble y avoir un consensus ou du moins une volonté très largement partagée dans la population d'avoir de meilleurs services publics, un Etat plus fort, davantage d'écologie. Les députés signataires de tous bords politiques qui nous ont rejoints sont aussi d'accord avec cela. Il faut que tout le monde s'approprie et dépolitise ces thématiques car après la crise du coronavirus, le débat public ne peut plus porter sur "faut-il d'avantage d'écologie et de solidarités" mais plutôt sur comment on fait. La crise du coronavirus bouge les lignes du débat politique.

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Commentaires
a écrit le 10/04/2020 à 17:25 :
"dépolitiser le débat" alors qu'au contraire il faut que le politique reprenne sa place par rapport à l'économique et la finance. C'est bien la faiblesse du politique face à la mondialisation qui nous a amené là où nous en sommes!
a écrit le 08/04/2020 à 19:02 :
Comment vivre après le coronavirus?
déjà se rendre compte que la société est punie parce qu'elle à pèché, toute cette nation écrasée entassée dans des mégapoles sleurpant avidement la richesse de la province et tous les moyens économiques au même endroit.
Et ça lutte par tous les moyens possibles et imaginables de ne laisser aucun droit aux provinces.
Comme beaucoup d'entre nous je sus indépendantiste, ça a l'air un peu farfelu avec l'Europe, mais serait-ce différent si nous Bretons étions maîtres de notre destin?
Ben comparons à la Suisse un petit état au raz du grand est, ça a l'air de se passer mieux, et on aurait des responsables visibles, une meilleure gestion des gens à confiner comme en Corée, on ne peut pas faire confiance à l'administration française trop compliquée, trop amatrice de normes, un petit pays peut aller bien plus vite et un sentiment national bien plus fort permettant de disposer de forces vives plus facilement.
a écrit le 07/04/2020 à 21:27 :
plus plus plus.

Un revenu de base universelle, la régularisation de tous les sans papiers jusqu'aux tropiques du cancer et du capricorne, repas gratuit à la cantine, gouter gratuit, logement à 1euro la semaine, la contraception gratuite, la procréation gratuite, les produits d'hygiène feminine gratuite, le caddie de course à 1e....

comment le financer ?
le LREMPSLFILR propose d'augmenter vos impôts, vos taxes, vos contributions,...de 50000%

Mais c'est pour une France forte, solidaire, universelle, interstellaire et juste dans la croissance sociale écologique et humaine.....et contre la salade en sachet et le nucléaie.
a écrit le 07/04/2020 à 19:06 :
Après avoir fait des restrictions budgétaires sur la santé pour ne surtout pas taxer les riches, ce n'est pas à LREM de poser des questions au peuple. Ces gens là ont toutes les clefs en main pour voir ce qu'ils ont à faire. Après si ils ne veulent pas voir ça ne sert à rien de demander au peuple là où ils n'ont pas envie de regarder.
Réponse de le 07/04/2020 à 23:11 :
Quelle set votre seuil de richesse, de revenu pour ne par appartenir au peuple ? Il y en a plein de gens qui se demandent s'ils font partie du peuple Français et ils attendent votre réponse avec empressement.
Réponse de le 08/04/2020 à 1:07 :
@tototiti
"Quelle set votre seuil de richesse, de revenu pour ne par appartenir au peuple ? "
Vous essayez de me discréditer en croyant mettre en lumière une supposée haine des riches de ma part. Il va falloir trouver mieux que ça.
a écrit le 07/04/2020 à 17:00 :
Lu dans un article publié le 7 avril : "les Français ont jusqu'au 4 avril" ...
a écrit le 07/04/2020 à 14:59 :
Le Jour d'Après ... Macron doit se retirer, ses mensonges, ses blasblas, et ceux de la macronie ... ils se sont discrédité, après avoir été lus par défaut sur la base déjà de mensonges ...

les menteurs Lrem Modem ... ex et actuels, .... dehors ... s'il vous plaît ... partez, le divorce avec les Françaises et les Français, il est consommé.

si vous ne partez pas, vous portez le cumul de vos mensonges mortifères et des dégâts de la guerre civile ...

partez, inutile de demander pardon, il y a trop de morts sur vos consciences.
Réponse de le 08/04/2020 à 10:55 :
Surtout pas. En l'état actuel de décomposition avancée du paysage politique français, LREM, malgré toutes ses imperfections et approximations, est notre unique et dernier rempart progressiste contre le cancer métastatique des extrémistes populistes d'extrême droite et d'extrême gauche, deux engeances qui nous mèneraient à coup sûr et à très court terme vers la dictature.
Réponse de le 08/04/2020 à 22:38 :
@ Fred le 08/04/2020 à 10:55 :

vous faites référence à l'extrème droite ... vous avez perdu la mémoire ou la raison ...!

c'est bien la macronie qui a cogné sur les personnels de santé et les pompiers lorsqu'ils ont manifesté en 2018-2019, c'est bien Lrem Modem qui leur ont tiré dessus avec les LBD, gazé à coups de bombes lacrymogènes, arrosé aux canons à eau

l'ultra extrême droite, c'est les Lrem Modem, c'est bien eux qui ont plus de 10 000 morts sur les bras et probablement 2 à 3 fois plus dans quelques semaines après avoir participé à démolir la chaine de santé publique du Pays

quant à l’extrême gauche, personne ne la voit, elle n'existe pas ...

peut être la CFDT oui ... un peu supo et capo de l'ultra extrême droite de la macronie

seuls les journalleux des télévisions et des radios rabachent la lecture des prompteurs que l'Elysée Matignon et Place Beauvau leur demande de lire soigneusement ...
a écrit le 07/04/2020 à 14:50 :
et le jour d'après cela vous crèvera les yeux et vous arrachera les mains pour les mêmes raisons et avec votre bénédiction ou votre silence complice, salut oh socialoslremlepenolroetc....
a écrit le 07/04/2020 à 13:50 :
Il en faut pas compter sur les néolibéraux de cette oligarchie euro-mondialiste qui ont créé le problème pour le résoudre. La politique est à Bruxelles et le pouvoir doit leur être retiré.

Pour Chomsky « les démocraties européennes sont en plein effondrement, quelle que soit la couleur politique des gouvernements qui se succèdent au pouvoir ». Ils sont « finis », les démocraties du vieux continent – Italie, France, Allemagne, Espagne – parce que leur sort « est décidé par des bureaucrates et des dirigeants non élus, qui siègent à Bruxelles.

La Commission européenne décide de l’ensemble, et elle n’est pas obligée de répondre devant le Parlement européen régulièrement élu. Il s’agit d’un pur autoritarisme néo-féodal : cette direction est la destruction des démocraties en Europe et les conséquences sont des dictatures ».

Pour Chomsky, le néolibéralisme qui domine la doctrine technocratique de Bruxelles est désormais un danger planétaire. Le fanatisme du « libre marché » comme voie naturelle vers une économie saine repose sur un dogme mensonger et ouvertement démenti.
Réponse de le 08/04/2020 à 10:19 :
Chomsky l'americain aurait mieux fait de se taire ;La democratie et son avenir semblent vigoureuse aux USA ,tout en apparence ,en blabla mais la vérité est toute autre .Aux USA le taux de participation ne depasse pas 50 % ,un americain sur deux ne vote pas et ça se veut l'avenir de la democratie en critiquant l'Europe..............
a écrit le 07/04/2020 à 13:39 :
Message à double face : tous ensemble pour lutter contre la pandémie mais pendant que vous souffrez c’est «  moi et mon groupe «  qui continuons le débat sur le «  lendemain qui concerne tout un pays « 
je conseille à cette élu de consulter un professionnel de santé ... il y a son l’angoisse de ne plus s’asseoir sur son «  fauteuil «  après la pandémie, qui prend le dessus sur les urgences.
Réponse de le 10/04/2020 à 17:31 :
c'est de la base que viendront les solutions et non d'un groupe parlementaire. quand on voit comment ont été traités les différents mouvements sociaux en particuliers ceux de la santé, je doute que ceux qui ont soutenus le gouvernement hier et n'ont rien écouté de la base soient brusquement en capacité aujourd'hui d'entendre les solutions et de les mettre en place
a écrit le 07/04/2020 à 13:16 :
La France souveraine daNS l' UE , Vaste blague. La souveraineté s' est définitivement perdue le jour où Sarkozy a fait rejouer le match par le traité de Lisbonne, évaporant les commandes à Bruxelles.

De fait la France n' est plus un pays ni souverain, ni démocratique et seul le Frexit peut, par la mise en jeu de l' article 50 du TFUE, permettre de filer à l' anglaise et réintroduire ces deux éléments fondamentaux qui font que les français sont depuis trop longtemps les spectateurs d' un match dont les règles sont fixées ailleurs.

Il ne faut donc pas viser ni Macron ni Édouard Philippe -sauf pour ce dernier sur la poursuite au pénal de la gestion Covid- qui ne sont que les lampistes de l'UE..
a écrit le 07/04/2020 à 13:05 :
C'est une blague, le Jour d'Après, digne d'un titre de film de fiction. Ils n' ont vraiment rien d'autres à faire. Par exemple, se relever les manches et analyser la situation présente qui est grave. On ne s'occupe de l'après que quand les drames sont passés et résolus. J'aurai préférer que ce petit monde fasse du bénévolat dans les hôpitaux et remplacent aussi les petits personnels dans tous les cas et qui sont à bout.
J'espère que je serai publié, il n'y a que la vérité qui blesse et en ce moment elle n'est pas belle.
a écrit le 07/04/2020 à 12:53 :
Il y a cas, il faut qu'on... Yaka faux con!
a écrit le 07/04/2020 à 12:34 :
Ces gens ne vivent pas dans le monde réel, c'est bla bla bla!. Il faut être lucide et non rêveur . Actuellement le dépistage des porteurs seints doit être le centre des interrogations , les personnes souvent le savent car ils ont contracté quelques problèmes qui laissent penser qu'ils sont himmunisés . Beaucoup don prêt à mettre 54 euros de leurs poches (un demi plein d'essence) sans recourir à la sécu et beaucoup d'entreprise sont prêtes à faire l'effort pour retrouver une partie de leurs salariés sans aucun risque de contamination. Ne soyons plus à la remorque des autres pays , avançons si vraiment on est les meilleurs .
a écrit le 07/04/2020 à 12:18 :
Peut-on encoure les croire alors que depuis des décennies ils ne cessent de détricoter...Tout...
Rien ne leur a échappé, économie, finance, social, écologie, éducation... aujourd'hui, ils veulent nous faire croire qu'ils se sont trompés, qu'il faut tout changer. Mon grand père disait des politiques :
tous des "menteux et des voleux"
(en patois bien sûr) et après avoir fait la 1 ère guerre mondiale et subi la seconde. Il avait eu largement le temps de se faire une idée. Dois-je préciser que s'il allait à la chasse et tapait le carton avec le curé, il ne fréquentait pas son Ministère !
a écrit le 07/04/2020 à 12:08 :
Ah bah on aura appris une chose : monsieur plus est une femme !

Ces gens se payent tellement de mots et avec la virtualité du web ils croient que tout se fait en un claquement de mâchoires ou comme dans minority report par un simple mouvement presque papal des mains au dessus d'un écran magique.

Ils multiplient les pains en les évoquant, des jesus christ des temps modernes.
a écrit le 07/04/2020 à 11:51 :
Une excellente initiative que de réfléchir au jour d'après. Mais il va falloir aussi être lucides: la France va ressortir au premier jour du déconfinement déjà lessivée, ayant dépensé énormément pour gérer la non-crise sociale du confinement. L'état sur ses participations et/ou engagements aura perdu des dizaines de milliards (oublions, svp, la fable du soutien européen -tous ont des problèmes..). La première préoccupation est donc la remise au travail, y compris dans des conditions sanitaires non parfaites (si on attend qu'elles soient pafaites, nous allons malheureusement attendre très très longtemps - le discours sur le non-compromis sur ces sujets est irresponsable quoique bien compréhensible-). Réfléchir au jour d'après suppose que l'on s'interroge à réserver nos cartouches pour le redémarrage, de mettre nos moyens de façon cohérente avec la société, et surtout les activités, que l'on veut préserver voire développer. Réfléchir au jour d'après suppose être suffisamment mature pour mettre des priorités. Nous sortons d'une économie de guerre, et certains vont devoir, selon le vocable désormais célèbre du Général Georgelin, la fermer, afin que nous gagnions en efficacité!
a écrit le 07/04/2020 à 11:50 :
C’est très bien que des personnes se remuent les méninges pour tenter de construire une utopie !!! Mais vu le poids que représente la France dans le concert mondial, il serait plus qu’étonnant que ce soit ces idées là qui orientent le futur de la planète !!!
Réponse de le 07/04/2020 à 23:31 :
Là, je suis d'accord avec vous. Nous avons effectivement un grand défaut. Nous croyons ferme comme le roc que nous sommes le phare qui guide le monde et que le monde entier n'attend que nos idées pour décider de futur de la planète.
a écrit le 07/04/2020 à 11:46 :
Pour comprendre ce qui sera requis le jour d'après, il convient de faire le point :

durant ces 15 dernières années, les politicards en place n'ont pas cessé de détruire le système de santé publique, tout comme ils ont organisé le déclin industriel qui participe on le voit à la destruction de la chaine d'approvisionnement des produits et matériels d'urgence sanitaire

le pire a été atteint avec le gouvernement Philippe et sa majorité Lrem Modem qui ont, il faut bien s'en souvenir, tabassé arrosé gazé tiré avec les LBD sur les soignants et les pompiers lorsqu'ils ont défilé pour attirer l'attention du pouvoir sur l'état de délabrement des services de santé publique...

en pleine crise covid-19, le gouvernement a multiplié les mensonges mortifères et ajouté la répression policière et fiscale

dans ces conditions, le jour d'après,

la dissolution de l'assemblée nationale sera la priorité urgente, macron ne pourra pas s'en dispenser

il est IMPOSSIBLE de faire confiance à celles et ceux qui ont massacré la France, ajouté les mensonges et les contradictions.

c'est au Peuple de France de faire le ménage sans ménagement pour les destructeursde la France.
a écrit le 07/04/2020 à 11:36 :
Expliquez moi la contradiction entre France souveraine membre de l EU ?
Nous assistons en ce moment à la désintégration de ce mythe. Être dans l' EU et vouloir être une nation souveraine implique la fin de l EU et du rêve fédéral car vouloir une monnaie, une dette, des règles, etc.... communes, implique la fin de l'état nation tel que nous le concevons. Quand on voit avec quelle promptitude nos états ont pris des mesures purement nationales, la question de l'existence de l EU est posée. Soyons clair, sans EU, la France désindustrialisee, endettée, avec une monnaie de singe, repliées dur ses frontières, n'a aucune chance sauf à vouloir revoir a la baisse son rang ... déjà passée de 4e économie mondiale à la 8 ou 9e place en moins de 40 ans, la France finira comme Versailles, transformée en musée géant tel un Disneyland à ciel ouvert. Ok, proposons à non concitoyens le choix. Rester une nation Souveraine de 67 millions d'habitants, sûre dans ses frontières diminuée et endettée ou faisons le saut d'une vraie souveraite européene.
a écrit le 07/04/2020 à 11:34 :
Une plate-forme mise en place par des partis qui ont été incapables de gérer l'économie du pays, ont poussé à l'industrialisation du pays, ils continuent à se foutre de nous, non?
a écrit le 07/04/2020 à 11:32 :
Dire que l'écologie nous protégerait des pandémies, cela sent la récupération, vieille méthode politicarde . On connaît déjà des écologistes qui ne veulent pas des vaccins, les pandémies frappaient déjà à des époques où l'humain n'avait pas atteint les niveaux d'effets indésirables sur l'environnement.
Evidemment qu'il faudra tirer des leçons de cette épidémie sur le plan sanitaire, politique et projets d'avenir.
a écrit le 07/04/2020 à 11:04 :
La réponse est dans le titre: voulons nous une nation responsable de ses décisions ou une fédération dons nous comptons pour le 1/27 ième. Reste la question de la qualité de nos élites.
a écrit le 07/04/2020 à 11:03 :
Mais voui mais voui, on va être vachement solidaire, et la marmotte mettra le chocolat dans le papier d'alu. Croyez y, parce que de toutes les façons rien ne changera sauf les mots.On a là les premiers essais de la com. "d'après".
a écrit le 07/04/2020 à 11:01 :
C'est chouette, ça va dégouliner de bons sentiments. Demandons l'avis des gens qui demanderons au final que la facture soit payée par les autres !
a écrit le 07/04/2020 à 10:58 :
haha, celle la elle est bonne
la france de gauche qui a coule l'eco,nomie en general et l'industrie en particulier decouvre qu'elle n'a plus de souverainete, et plus d'imbeciles corveables a loisirs!
evidemment que l'industrie que vous avez mise dehors ne va pas revenir pour vos beaux yeux, madame.....
alors en plus ca va etre le concours lepine de la depense foireuse....
he, si les allemands et les neerlandais ne veulent pas de vos corona bonds, c'est que non seulement ils vous connaissent bien, mais qu'en plus en toute finesse, vous n'essayez meme pas d'etre discrets pour flamber joyeusement l'argent qui n'est pas a vous!
Réponse de le 07/04/2020 à 12:17 :
Inversion accusatoire, c'est par ce que des fainéants de hauts vols, dirigeant d'entreprises qui ne font rien de leur dix doigts mais se payent de mots, d'ordres on trouvé fort intelligent pour leur cas personnels de vendre leurs vieux business industriels à la chine plutot que comme les allemands de les faires évoluer faire les nouvelles technologies qui de toutes façons sont crées exclusivement par les pays anglo saxons (import de productivité) que les impots de ceux qui reste se sont accrus.
SAns compter que c'est principalement cette generation soixante huitarde qui nous coute un fric de dingue avec leurs retraites façon trentes glorieuses en plein marasme.

Ce sont les grands groupe, ou grand comptes voire contes pour leur côté féodale qui ont détruit les éco système de pmi pour leur substituer des esclaves chinois sous le joug communiste avec qui d'ailleurs ils s'entendent fort bien, une entreprise est par essence non démocratique et se sert d'une idée du bien commun pour créer la confiance, l'illusion nécessaire à faire accroire que les interets sont partagés, on est tous dans le meme bateau et autres billevesées. Libérale quand ça vous chante, qu'on est en position de force c'est à dire de futur monopole illébéral par nature et réclamant l'aide de l'état quand décidemment la compétitivité à l'internationale c'est pas notre fort Nelson !
Réponse de le 07/04/2020 à 13:27 :
"Ex-LREM ,des députés écologistes, socialistes ou encore du MoDem composent la soixantaine de premiers signataires"

T'appel ça la gauche toi ,ah,ah .C'est comme les chaines d'infos en continu la semaine dernière qui classait Valls à gauche lors de son intervention sur le corona ,ah,ah
a écrit le 07/04/2020 à 10:58 :
Nous sommes d' accord à l' UPR qu' il va falloir supprimer les causes, à la fois l' UE qui nous pilote et qui a délocalisé nos ressources et revoir la mondialisation qui nous est imposée par l' oligarchie euro-mondialiste post Maastricht..

Comment va se produire, très concrètement, la sortie de l’UE et de l’euro par l’article 50 du traité sur l’Union européenne (TUE) et de l’OTAN par l’article 13 du traité de l’Atlantique nord (TAN), sorties que seule l’UPR proposer ?



Cette conférence : "Le jour d’après ? La sortie de l’Union européenne : fin du monde ou libération ?"
est sans aucun équivalent sur la scène politique française. Elle est indispensable pour tous ceux qui veulent se libérer du lavage de cerveau euro-atlantiste, et découvrir comment nous allons mettre un frein à la destruction jusque là continue de la France.

Cette conférence permet à chacun :

– d’anticiper les campagnes d’intimidation et de terreur qui seront lancées par nos adversaires à l’encontre de la population pour tenter d’empêcher que le peuple français ne redevienne ce qu’il est étymologiquement : le « peuple libre »

– de bien comprendre les mécanismes de dénonciation juridique des traités, et de découvrir les raisons précises et concrètes qui rendent indispensable l’obligation de se conformer à l’article 50 du TUE (et de comprendre ainsi à quel point le RN (ex-FN), DLF, FI (ex-FG), etc. se moquent des Français quand ils ridiculisent l’article 50 du TUE…)

– de prendre connaissance de la façon dont nous procéderons concrètement pour sortir de l’UE et pour rétablir le franc..
Réponse de le 07/04/2020 à 11:45 :
Sortir de l'UE et de l'euro pour revenir au franc reviendrait à ce que nous avons déjà connu : une monnaie de singe, des taux d'intérêts élevés avec l'impossibilité de financer les mesures nécessaires pour produire le plus possible en France. Nous serions une proie facile pour tous les fonds d'investissements étrangers qui pourraient acheter nos entreprises à bon marché et d'en prendre le contrôle total.
Réponse de le 07/04/2020 à 17:19 :
Contrôler la monnaie revient à contrôler un pays, la France ne possède plus sa maitrise des politiques financière et économique par contre elle contrôle le médical le social les politiques de redistribution et le nucléaire (peu rentable ou trop risqué). Se faire une raison :"qu'on on a pas de politiques on applique celle des autres" De Gaulle. Que l'on sorte ou que l'on reste dans l'UE peut importe mais il faut trouver des solutions pour nos sociétés qui ne sont pas des entreprises, j'observe que la majorité des pays dans le monde sont fortement endettés, pourquoi - solution?
a écrit le 07/04/2020 à 10:55 :
Si le but est de faire comprendre aux dragons célestes, propriétaires du monde et de ses habitants, qu'ils doivent arrêter de détruire la planète et de massacrer son humanité c'est une excellente initiative même si peu probable d'arriver à convaincre des gens pathologiquement cupides c'est quand même la seule façon de commencer un début de remise en question.

Si c'est pour faire convenir, une énième fois, la classe productrice qu'il faut un changement de société c'est de la pollution générée pour rien puisqu’elle le sait, elle le veut mais elle suit tacitement, machinalement, depuis des millions d'années, ceux qui décident, le chef, et s'il faut mourir de la pollution et de mauvais traitements pour rien elle mourra de la sorte.

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