Les profits de Google explosent grâce au cloud et à l'intelligence artificielle
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Le logo google au salon annuel de l'electronique grand public, a las vegas
Steve Marcus
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Le logo google au salon annuel de l'electronique grand public, a las vegas
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Google a terminé le deuxième trimestre en beauté. Alphabet, sa maison mère, a en effet réalisé un chiffre d'affaires en hausse de +14% entre avril et juin, à 84,74 milliards de dollars, dont elle a dégagé un bénéfice net de 23,6 milliards (+28%), d'après un communiqué publié ce mardi. Seul le chiffre d'affaires de YouTube, à 8,66 milliards de dollars, a déçu alors que le service est en tête des plateformes de streaming en termes d'audience.
C'est sans grande importance toutefois car le marché s'intéresse avant tout aux investissements dans l'IA générative du géant des technologies, et à sa capacité à en tirer des revenus, le plus vite possible. Les résultats de son deuxième trimestre sont justement portés en partie par la bonne performance de son activité de cloud (informatique à distance) qui commercialise de plus en plus de services d'intelligence artificielle (IA) générative, pour produire du texte, des images ou encore des lignes de code, sur simple requête en langage courant. Google Cloud a ainsi quasiment triplé son bénéfice opérationnel sur un an, à 1,17 milliard de dollars.
Depuis la sortie de ChatGPT fin 2022, les entreprises du secteur sont engagées dans une course effrénée au déploiement des programmes d'IA générative. Car de nombreuses organisations en ont besoin pour gagner en productivité ou développer de nouvelles applications. Google Cloud détenait environ 10% des parts de marché mondiales fin 2023, derrière Amazon, pionnier du secteur (31%) et Microsoft (26%), selon Canalys.
La tâche s'avère par contre plus compliquée pour le service d'IA générative de Google destiné au grand public, AI Overviews. Lancé au printemps, il ne va pas forcément se traduire par une augmentation des revenus dans l'immédiat. D'une part parce qu'il est gratuit, mais aussi parce que Google a dû rectifier le tir après des réponses étranges, fausses ou absurdes à des questions d'utilisateurs.
La plateforme a ainsi proposé à un internaute de mélanger de la colle « non toxique » au fromage pour qu'il colle mieux à la pizza, sans doute inspirée par des commentaires sur des réseaux sociaux utilisés pour entraîner le modèle d'IA. Google a depuis arranger les choses et, selon Sundar Pichai, « tous les retours sont positifs ». Le déploiement progressif d'AI Overviews conduit à « plus de recherche en ligne » et « plus de satisfaction des utilisateurs », a-t-il ajouté ce mardi, notamment « chez les jeunes de 18 à 24 ans ».
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D'ailleurs, concernant la monétisation, le vice-président du groupe, Philipp Schindler, s'est affiché plutôt optimiste ce mardi. Il a déclaré que les internautes trouvaient les publicités affichées dans AI Overviews « utiles » et pense donc que la nouvelle formule va « ouvrir de nouvelles opportunités pour les annonceurs ».
Ainsi, malgré des difficultés au lancement d'AI Overviews, qui devraient d'ailleurs « continuer au second semestre » selon Evelyn Mitchell-Wolf, analyste d'Emarketer, les recettes publicitaires du géant américain ne devraient pas être impactées. « Comme Google est le moteur de recherche par défaut sur la plupart des smartphones et des principaux navigateurs web, il ne risque pas vraiment de subir une baisse de revenus proportionnelle à l'atteinte à sa réputation », a-t-elle indiqué. D'ailleurs, les recettes publicitaires du moteur de recherche sont ressorties à 48,5 milliards de dollars (+14%) au deuxième trimestre.
Preuve que la maison-mère de Google met le paquet sur l'IA, Alphabet a investi plus de 13 milliards de dollars en « propriétés et équipements » au deuxième trimestre, soit 91% de plus qu'à la même période l'année dernière. Un budget qui reflète ses besoins en nouveaux centres de données et puces ultra sophistiquées, nécessaires à l'IA générative.
Reste que ces investissements ont aussi un coût environnemental, les machines plus performantes étant plus consommatrices d'énergie. Or, déjà en 2023, Google a explosé les compteurs de ses émissions de gaz à effet de serre. Elles ont en effet représenté 14,3 millions de tonnes de CO2, soit une augmentation de +48% par rapport à 2019, son année de référence, d'après son rapport environnemental annuel publié au début du mois.
Outre des équipements plus gourmands qu'avant énergétiquement parlant, cette hausse des émissions est aussi liée, selon Google, aux investissements dans la construction de nouveaux centres de données ou la modernisation des existants. Sachant qu'il compte encore les multiplier dans les années à venir de par le monde, cette source ne risque pas de baisser.
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Mais pour les entreprises du secteur de la tech, tout est sous contrôle. Pour eux, la clé pour parvenir à rendre leur activité plus verte se trouvera grâce... à l'IA. Ses progrès permettront d'optimiser la consommation d'énergie et aideront ainsi à trouver de nouvelles solutions au réchauffement climatique. De quoi leur donner de bonnes raisons de poursuivre leur course effrénée.
(Avec AFP)
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