Meta chamboule le marché de l'intelligence artificielle générative avec son modèle gratuit Llama 2
François Manens
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Illustration du logo de meta
DADO RUVIC
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Retournement de situation dans la course à l'intelligence artificielle. Mardi soir, Meta a présenté Llama 2, la seconde version de son grand modèle de langage concurrent du célèbre GPT-4 de OpenAI. Comme la première version lancée en février, et contrairement aux IA de Google et OpenAI, Llama 2 a la particularité d'être open source, c'est-à-dire d'afficher gratuitement l'accès au code informatique qui le compose.
Mais à la surprise générale, il s'avère également disponible sous licence commerciale, et qui plus est, gratuitement ! Autrement dit, les IA génératives de Meta peuvent désormais être intégrées à des logiciels par pratiquement n'importe quelle entreprise, sans débourser le moindre euro. Pour Yann LeCun, tête d'affiche de l'IA chez Meta, ce virage devrait bouleverser l'état du marché des IA génératives, pour l'heure dominé par OpenAI et Google.
Llama 2 débarque avec son lot de déclinaisons, développées pour toutes sortes de cas d'usage -on retrouve par exemple un équivalent à ChatGPT, qui n'existait pas jusque-là dans la gamme de Meta. Les modèles présentés par Meta disposent de 7 milliards à 70 milliards de paramètres, ce qui les place en dessous des plus gros du marché, mais dans la moyenne des modèles de référence. En termes de performances, ils seraient encore en dessous des deux têtes d'affiches, GPT-4 (OpenAI) et PaLM 2 (Google).
Tests à l'appui, Meta assure cependant que Llama 2 et ses déclinaisons sont sans égal dans le monde de l'open source. Pour parvenir à ces performances, le modèle a été entraîné sur un volume de données 40% supérieur à celui de son prédécesseur, nourri de plus d'un millions d'annotations humaines, et il bénéficie d'une capacité à intégrer un contexte deux fois plus long dans les prompts, ce qui lui permet de donner des réponses plus précises.
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Sur sa page Facebook, Mark Zuckerberg insiste sur l'intérêt de proposer Llama 2 en open source : « L'open source alimente l'innovation car elle permet à un plus grand nombre de développeurs d'utiliser la nouvelle technologie. Elle permet aussi d'améliorer la sécurité, car lorsqu'un logiciel est ouvert, un plus grand nombre de personnes peut l'inspecter pour identifier et corriger de potentiels défauts. » D'après l'entrepreneur, l'open source serait au final essentiel pour déverrouiller le potentiel de la technologie, une posture partagée par de nombreux éthiciens.
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