Google va acheter de l’énergie produite par des petits réacteurs nucléaires SMR
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Google va ainsi acheter de l'énergie nucléaire à la start-up américaine Kairos Power.
Steve Marcus
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Google va ainsi acheter de l'énergie nucléaire à la start-up américaine Kairos Power.
Steve Marcus
Les géants technologiques s'intéressent de plus en plus au nucléaire. Google va ainsi acheter de l'énergie nucléaire à la start-up américaine Kairos Power, qui sera produite par de petits réacteurs de nouvelle génération, appelés SMR (small modular reactor), a annoncé ce lundi le groupe américain.
Le contrat prévoit une mise en service du premier SMR de Kairos d'ici à 2030, avec une montée en régime jusqu'en 2035, pour apporter une réponse supplémentaire aux énormes besoins en électricité de la filiale d'Alphabet. Google s'est refusé à communiquer un montant pour cette transaction.
Fin 2023, Kairos a reçu le feu vert de la Commission américain de régulation du nucléaire (NRC) pour mettre en chantier son premier réacteur expérimental, dont il a démarré la construction en juillet, à Oak Ridge (Tennessee). Il vise une mise en service de ce premier SMR en 2027.
Les SMR, tel que le modèle FHR de Kairos, sont des réacteurs de nouvelle génération, dont aucun n'est encore opérationnel aux Etats-Unis. Si le coût de développement des prototypes est élevé, ils sont censés être beaucoup moins onéreux, à terme, que les centrales nucléaires conventionnelles, car susceptibles d'être produits à la chaîne. Une autre start-up, NuScale, avait été la première à voir son SMR homologué, mais son projet le plus avancé, dans l'Idaho, a été annulé fin 2023.
Tombé en disgrâce après la catastrophe de la centrale japonaise de Fukushima en 2011, le nucléaire, énergie peu émettrice de CO2, connaît, comme l'éolien et le solaire, un regain d'intérêt dans le monde, poussé par les impératifs climatiques et de sécurité énergétique. Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), il faudrait plus que doubler les capacités nucléaires dans le monde d'ici 2050.
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D'autant que l'émergence de l'informatique à distance (« cloud computing ») a démultiplié la consommation d'énergie des grands acteurs du secteur, tels Google, Microsoft ou Amazon, du fait de l'utilisation des centres de stockage de serveurs (data centers).
Ces derniers sont devenus encore plus indispensables avec le développement de l'intelligence artificielle (IA) générative, qui nécessite des quantités colossales de données et des légions de semi-conducteurs pour les exploiter.
Pour s'assurer de disposer des ressources suffisantes en électricité, les grands noms du « cloud » passent des accords avec des fournisseurs d'énergies renouvelables, notamment dans le nucléaire.
Fin septembre, Microsoft a dévoilé un partenariat avec le groupe américain Constellation Energy, qui prévoit la réouverture d'un réacteur de la centrale de Three Mile Island, en Pennsylvanie. Le second réacteur de Three Mile Island est à l'arrêt depuis 1979, année durant laquelle il a connu le plus grave incident du nucléaire civil américain. En juin 2023, Constellation avait déjà signé un accord avec Microsoft pour apporter de l'énergie nucléaire à l'un de ses centres de données, à Boydton, en Virginie.
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Au cours de ces derniers mois, le groupe informatique américain a ainsi annoncé des investissements d'ampleur au sein de plusieurs pays du globe. En France, par exemple, dotée par ailleurs d'un important parc nucléaire, Microsoft a promis d'investir 4 milliards d'euros.
(Avec AFP)
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