Nucléaire : l’EPR de Flamanville de nouveau à l’arrêt
Juliette Raynal
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L'EPR de Flamanville dispose de 89 grappes de commandes, dont le rôle est fondamental en termes de sûreté.
Reuters
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L'EPR de Flamanville dispose de 89 grappes de commandes, dont le rôle est fondamental en termes de sûreté.
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Et rebelote. L'EPR de Flamanville s'est de nouveau arrêté lundi 16 septembre a indiqué EDF à La Tribune. Le réacteur normand avait déjà connu un premier arrêt automatique le mercredi 4 septembre, au lendemain de son premier démarrage. Puis, la réaction nucléaire avait repris le samedi 7 septembre au matin.
« Le réacteur Flamanville 3 s'est arrêté automatiquement hier dans le cadre d'essais sur un groupe de grappes de contrôle alors que le réacteur affichait une très faible puissance. Cela n'a pas d'impact sur la sûreté », a précisé aujourd'hui une porte-parole de l'électricien.
Au total, l'EPR de Flamanville dispose de 89 grappes de commandes, dont le rôle est fondamental en termes de sûreté. En effet, une fois plongées dans le cœur du réacteur, elles permettent de stopper la réaction nucléaire en chaîne en absorbant les neutrons. Leur retrait progressif permet, à l'inverse, d'activer la réaction en chaîne. Les essais en question visaient, eux, à « mesurer le temps de doublement de la réaction en chaîne », précise EDF.
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« Le démarrage de l'EPR est un processus long et complexe, qui met en service les matériels pour la première fois », rappelle l'électricien dans un e-mail. La survenue « d'autres arrêts automatiques jusqu'à l'atteinte de la pleine puissance du réacteur reste probable », précise ainsi la porte-parole de l'entreprise. L'arrêt automatique est présenté comme « une barrière de sécurité ». Il n'est pas propre au processus de divergence. « Lorsque le réacteur rencontre un aléa, il s'arrête tout seul », expliquait début septembre EDF.
Juliette Raynal