TikTok, l'histoire d'une américanisation ratée
François Manens
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Si TikTok veut survivre aux États-Unis, il n'a d'autre choix que de devenir américain.
Dado Ruvic
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Si TikTok veut survivre aux États-Unis, il n'a d'autre choix que de devenir américain.
Dado Ruvic
TikTok fait face à un reproche difficile à corriger : sa société mère, ByteDance, est chinoise. Il n'en fallait pas plus au Congrès américain, puis à la Cour suprême, pour étiqueter le réseau social comme une menace à la sécurité nationale. Vendredi dernier, la plus haute instance juridique des États-Unis a ignoré la demande de Donald Trump d'accorder un délai supplémentaire avant l'interdiction effective de l'application, prévue pour le dimanche 19 janvier.
Le futur chef d'État, qui prendra ses fonctions au lendemain de l'interdiction, comptait pourtant endosser la cape de sauveur de TikTok. Il en avait même fait un argument de campagne. Mais il arrivera trop tard pour repousser l'application de la loi (son prédécesseur Biden avait le pouvoir de la décaler de trois mois), et il lui sera difficile de revenir dessus. De fait, le texte a été voté d'un commun accord entre démocrates et républicains en avril 2024.
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La justice américaine ne laisse donc qu'une seule porte de sortie à TikTok : arrêter d'être chinois. En clair, elle force ByteDance à vendre sa pépite à des repreneurs américains, un scénario jusqu'ici systématiquement écarté par l'entreprise. Mais d'après Bloomberg, le gouvernement chinois, qui détient des actions spécifiques (une participation dans l'entreprise qui lui donne un droit de veto), serait en train d'explorer une vente à Elon Musk, le propriétaire de X, destiné à un rôle important dans l'administration Trump. Sauf que rien n'indique que ByteDance ou son fondateur et dirigeant Zhang Yiming font partie de ces premières négociations, et d'autres acheteurs potentiels se pressent déjà au portillon.
François Manens