YouTube est-il incapable de modérer ses contenus ?

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En mars dernier, la plateforme vidéo YouTube avait déjà perdu des annonceurs à cause de contenus faisant l'apologie du terrorisme et de la haine.
En mars dernier, la plateforme vidéo YouTube avait déjà perdu des annonceurs à cause de contenus faisant l'apologie du terrorisme et de la haine. (Crédits : © Dado Ruvic / Reuters)
Huit mois après un premier boycott, la plateforme vidéo de Google fait face à une nouvelle gronde des annonceurs. En cause : la prolifération de commentaires pédophiles. Des marques comme Lidl, Adidas et Mars ont décidé de retirer temporairement leurs publicités de YouTube.

Nouvelle polémique pour YouTube. La plateforme vidéo de Google est pointée du doigt pour la prolifération de commentaires pédophiles, ce qui a poussé certains annonceurs -Lidl, Mars, Adidas ou encore la Deutsche Bank - à retirer temporairement leurs publicités. La filiale américaine avait déjà perdu des annonceurs en mars dernier, qui voyaient leurs publicités défiler à côté de contenus incitant à la haine ou faisant l'apologie du terrorisme.

En cause cette fois-ci : des vidéos d'enfants se mettant (ou étant mis) en scène dans des situations quotidiennes, comme de la gymnastique, attirant à leur insu des commentaires à caractère sexuel, souligne une enquête du Times publiée vendredi dernier. Certains de ces prédateurs commentent de façon très explicite le corps des enfants, d'autres publient des liens vers des contenus pédophiles. Mi-novembre, le site américain The Verge dénonçait déjà des vidéos "infestées" de commentaires pédophiles.

"Nous sommes choqués et horrifiés de voir nos publicités accolées aux côtés de contenus abusifs et inappropriés", a réagi Mars dans un communiqué.

"Nous avons pris la décision de suspendre immédiatement toute notre publicité en ligne sur YouTube."

YouTube promet plus de fermeté

Au-delà de la modération automatisée, chaque utilisateur peut manuellement signaler des vidéos choquantes. La plainte est ensuite envoyée aux modérateurs professionnels de YouTube, qui traitent la demande en supprimant (ou non) la vidéo ou le compte concerné. Problème : l'outil de signalement pour les contenus inappropriés n'aurait pas correctement fonctionné "pendant plus d'un an", selon une enquête de la BBC également publiée vendredi dernier. L'outil permettait uniquement d'envoyer une plainte partielle, rendant la modération difficile pour YouTube.

"Tout contenu qui met en danger des enfants est odieux et inacceptable pour nous. Nous avons des politiques claires contre les vidéos et les commentaires sur YouTube qui sexualisent ou exploitent les enfants. Nous les appliquons de manière drastique à chaque fois que nous sommes alertés sur un tel contenu", assure à LCI un porte-parole de YouTube France.

La semaine dernière, la plateforme a dit sur son blog officiel vouloir "renforcer" ses règles pour protéger davantage l'image des enfants. Elle a notamment promis de fermer les commentaires sous les vidéos de mineurs dès la publication de messages à caractère sexuel.

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Commentaires
a écrit le 28/11/2017 à 11:06 :
Faudra leur dire un jour, à The Verge, qu'il faudrait renommer leur site. Surtout quand ils font des commentaires sur des contenus à caractère sexuel....
a écrit le 28/11/2017 à 8:57 :
"Modérer" n'est qu'avoir bonne conscience lors d'une censure!
a écrit le 27/11/2017 à 21:21 :
La Tribune, avec un nombre de commentaires ridicules par rapport à Youtube, est incapable de le faire. Peut-être que La Tribune devrait balayer devant sa porte avant de publier de tels articles !

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