"L'Europe peut sortir de la dépendance technologique américaine"

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Laoreato Santonastasi  et Jean-Romain Lhomme (à dr.).
Laoreato Santonastasi et Jean-Romain Lhomme (à dr.). (Crédits : DR)
Après plus de vingt-cinq ans de recherche et 35 millions d'euros d'investissements, l'ingénieur Laoreato Santonastasi a mis au point avec son équipe un nouveau système d'exploitation, SynapOS, véritable alternative aux deux OS dominants américains, capable également de répondre aux enjeux environnementaux et de sécurité posés par l'Internet des objets. Interview exclusive.

Depuis 1991, l'ingénieur Laoreato Santonastasi "trouve des solutions" quand les deux systèmes d'exploitation (OS) dominants, MS-DOS/ Windows et Unix (Linux/macOS), qui équipent tous les systèmes informatiques dans le monde, à la fois pour les particuliers, les professionnels et les industriels, atteignent leurs limites. La technologie mise au point par son entreprise, HyperPanel Lab, a connu la gloire lorsqu'elle a permis de créer le premier décodeur digital interactif de Canal Plus, à la fin des années 1990, dont la licence s'est écoulée depuis à plusieurs dizaines de millions d'exemplaires.

Fortune faite, l'ingénieur et son équipe se sont retranchés dans leur labo pendant dix ans pour mettre au point SynapOS, un troisième système d'exploitation conçu pour l'ère de l'Internet des objets, véritable alternative au duopole américain. Enfin prêt depuis 2017, après 35 millions d'euros d'investissements, SynapOS entame sa vie commerciale sous la forme d'une startup dirigée par l'entrepreneur et investisseur Jean-Romain Lhomme. Entretien croisé.

LA TRIBUNE - Vous avez créé un nouveau système d'exploitation (OS), une technologie de rupture française baptisée SynapOS, que vous voulez imposer dans le monde entier pour ouvrir une troisième voie face au duopole américain composé de MS-DOS/Windows et Unix (Linux/ macOS). Pourquoi vous attaquer à ces piliers qui dominent l'informatique depuis quarante ans ?

JEAN-ROMAIN LHOMME - Nous sommes atteints, en France et en Europe, d'un syndrome de Stockcholm numérique. Notre développement technologique s'accompagne d'effets secondaires négatifs dont nous paraissons nous accommoder. Les journaux ne cessent de relater des failles de sécurité des données, des cyberattaques, mais aussi l'impact grandissant de l'informatique sur l'environnement ou encore la concentration de pouvoirs dans les mains de quelques géants du numérique, les fameux Gafam [Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft, ndlr], avec les inquiétudes que cela engendre sur la concurrence, la vie privée ou la souveraineté des États.

La question à se poser est : ces dysfonctionnements sont-ils inéluctables ? La réponse est non, mais à condition de prendre le problème à la source. Il n'est évidemment pas question de limiter les usages, il faut au contraire acter qu'ils ont encore vocation à s'intensifier. Il faut alors identifier comment améliorer les technologies lorsqu'elles montrent des signes de faiblesse ou des risques. D'où viennent la plupart des problèmes actuels sinon de l'essoufflement des deux systèmes d'exploitation (OS) historiques qui dominent le monde, qui entraînent les problèmes de sécurité et de durabilité environnementale qui nous affectent tous ?

Nous pensons qu'il est temps de fournir une alternative, un troisième système d'exploitation, conçu dès l'origine pour gérer le monde du XXIe siècle et sa complexité. C'est le bon moment car nous sommes à la veille d'un changement majeur de contexte technologique avec l'augmentation drastique du nombre d'objets connectés et des données échangées, notamment avec l'arrivée de la ville connectée, de l'usine connectée ou de la mobilité autonome. Si nous ne faisons rien, la multiplication de ces objets va conduire mécaniquement à des problèmes de plus en plus graves et nombreux, qui dépasseront dans des proportions abyssales ce que nous subissons déjà aujourd'hui.

Concrètement, en quoi les OS actuels sont-ils obsolètes face aux enjeux de sécurité et de consommation énergétique ?

J.-R. L. - Parce que leurs architectures ont été conçues il y a une quarantaine d'années dans un monde très différent, axé sur la bureautique et non connecté. Ces OS ne sont plus adaptés aux enjeux actuels, au-delà des PC et des smartphones. Il faut comprendre qu'aucune machine électronique ne fonctionne sans un OS, dont la mission est de gérer les interactions entre le matériel et l'utilisateur et d'orchestrer les tâches. Ces systèmes ont apporté de grandes avancées, mais ils deviennent un frein au progrès alors que nous entrons dans la nouvelle révolution technologique des objets connectés, avec des besoins structurels diamétralement opposés au fonctionnement des PC ou des smartphones.

LAOREATO SANTONASTASI - Le grand public a une connaissance très limitée de ces OS. Par exemple, peu savent qu'iOS, le système d'exploitation mobile d'Apple, et Android, celui de Google, sont issus du système Unix, lancé en 1969. Les OS actuels ont créé deux mondes très étanches. Il y a les OS dits généralistes (general purpose operating system ou GPOS), comme ceux présents dans les téléphones (Android, iOS) ou dans les PC (macOS, Windows) : ceux-ci interagissent avec l'humain et ils effectuent leurs tâches par interruptions. Le deuxième monde est celui des RTOS (real time operating system), les systèmes en temps réel, que l'on trouve souvent dans l'industrie : ceux-ci sont très fiables, sécurisés et capables de fonctionner en temps réel, ils sont très performants mais ils ne peuvent rien faire d'autre que ce pour quoi ils ont été créés.

J.-R. L. - Exactement, les OS actuels sont mono-objet et mono-utilisateur. Ils ne peuvent pas gérer des centaines d'objets à la fois, ce qui devient un gros handicap pour l'Internet des objets. Il n'y a pas de système qui centralise tout et qui fasse parler les objets entre eux sans que l'être humain n'intervienne. Par exemple, pour la voiture autonome, il faudra que les nombreux capteurs installés dans la ville ou sur les routes communiquent, calculent et interagissent en temps réel pendant le trajet au même moment où le système de divertissement informe les passagers sur leurs écrans. Dans la maison, je peux déjà connecter des objets comme les volets et mes lumières, mais les lumières ne communiquent pas directement avec les fenêtres, qui ne communiquent pas avec le chauffage, etc., sans mon intervention. Pour pallier ces faiblesses, des sommes pharaoniques sont investies en recherche et développement pour créer des processeurs plus rapides, plus puissants, pour que nos téléphones ou nos PC soient capables de gérer un flux toujours plus important de données. Mais cela ne change pas l'architecture fondamentale du traitement des tâches. De plus, cette fuite en avant est désastreuse pour l'environnement, on consomme de plus en plus d'énergie pour faire fonctionner nos appareils. Même si nos téléphones sont devenus incroyablement puissants et si nos batteries évoluent en permanence, nous constatons une diminution dans leur durée d'autonomie.

L.S. - En termes de sécurité, on arrive aussi aux limites des OS actuels. Dans la plupart des failles massives de sécurité, ce sont bien ces OS qui sont les responsables, car ils sont fondamentalement ouverts, donc les hackers peuvent s'y immiscer. L'OS est l'architecture de base, le pilier sur lequel d'autres personnes construisent par-dessus. Le problème est qu'ils ont été créés avec des architectures ouvertes par défaut dans un monde non connecté, alors que nous devrions avoir des systèmes fermés à double tour pour répondre aux attaques incessantes.

Comment votre solution, SynapOS, règle-t-elle ces deux problèmes majeurs de la sécurité et de la consommation énergétique ?

L. S. - SynapOS est un système fermé et fini. Pour faire une analogie avec une maison, avec notre OS nous savons exactement combien il y a de pièces, de portes et de fenêtres. Si quelqu'un veut créer une nouvelle fenêtre à des fins d'espionnage ou pour voler des données, l'architecture l'ignore. Autrement dit, vous ne pouvez pas construire une nouvelle pièce et espérer la relier au système électrique. Comme celui-ci ne peut pas être étendu, il n'y aura jamais la lumière dans cette nouvelle pièce.

J.-R. L. - Pour l'impact environnemental, notre solution consomme jusqu'à cinq fois moins d'énergie que les OS existants parce qu'elle a été conçue avec les besoins de l'Internet des objets en tête. Les latences sont divisées par 100 à 1 000 selon les secteurs d'activité. On peut l'installer dans de tout petits objets, ce qui n'est pas le cas de Linux par exemple.

L.S. - SynapOS est une solution pour permettre aux industriels de faire des économies, d'utiliser des outils plus performants et donc de libérer des milliards d'euros de valeur. Les industriels sont parfaitement conscients des problèmes que nous venons d'expliquer. C'est pour cela qu'il existe un marché dédié à la sécurisation des solutions Linux, où évoluent des acteurs comme Red Hat ou Suse, qui réalisent des centaines de millions de dollars de chiffre d'affaires annuel [2,4 milliards pour Red Hat en 2017, ndlr]. La réalité aujourd'hui est que, pour utiliser correctement Linux, il faut dépenser une fortune pour le sécuriser et le fiabiliser.

Étant donné que tout fonctionne avec ces deux OS dominants, n'est-il pas illusoire d'espérer en imposer un troisième ?

J.-R. L. - Tout d'abord, nous ne souhaitons pas concurrencer les géants des PC ou des smartphones. Notre but n'est pas de vendre des solutions au grand public mais aux industriels. Pour eux, il y a deux possibilités : soit notre OS est utilisé dans son intégralité et sa flexibilité permet de ne pas changer les investissements logiciels déjà effectués ; soit, pour ceux qui souhaitent conserver un environnement Linux, nous pouvons l'intégrer à Linux pour le traitement du matériel et des tâches.

L. S. - La réalité est qu'on ne peut pas tout raser, donc il faut s'adapter. Aujourd'hui, on vit des situations ubuesques quand on y réfléchit. Les gens viennent nous voir, ils n'ont que des problèmes avec Linux, mais leur demande est : comment le réparer ? Ils n'envisagent même pas qu'il puisse exister une alternative.

J.-R. L. - C'est le syndrome de Stockholm numérique. On se plaint des dysfonctionnements mais on ne veut pas changer de système. Donc nous actons cet état de fait et nous proposons une vraie alternative, mais c'est une alternative en douceur car on peut aussi l'intégrer à l'existant.

Pourquoi personne, et notamment en Chine, où l'on dispose d'énormément de moyens, n'a-t-il réussi à imposer un OS concurrent ?

J.-R. L. - Créer un système d'exploitation complet demande d'avoir les étoiles alignées : une compétence rare dans le monde, la liberté de décision pour entreprendre une aventure technologique très longue, et des moyens financiers importants. Il faut au minimum vingt à vingt-cinq ans pour créer un OS généraliste dans l'état de complexité actuel du monde informatique. Il s'agit de millions de lignes de code. L'équivalent de milliers de livres qu'il faut écrire avec une histoire qui s'enchaîne de la première à la dernière page. SynapOS est une innovation de rupture. Le temps est une énorme barrière à l'entrée qui ne se compense pas par des moyens financiers. La solution en tant qu'OS complet a été livrée fin 2017, mais elle est le fruit d'un travail de trente ans mené par Laoreato.

Comment est né SynapOS ?

L.S. - J'ai co-créé la société HyperPanel Lab en 1991. C'était alors un bureau d'études spécialisé en ingénierie logicielle. Mon associé et moi vivions des dysfonctionnements des deux OS dominants. Cela nous a amenés à opérer dans des marchés aussi divers que la cartographie satellite, la téléphonie, les décodeurs TV, les transports ou l'industrie. Par exemple, nous avons permis le raccordement de la signalisation du tunnel sous la Manche en faisant correspondre les signalisations anglaise et française. Notre heure de gloire est venue lorsqu'on a créé le premier décodeur digital interactif pour le groupe Canal Plus à la fin des années 1990 : des dizaines de millions de licences ont été vendues dans le monde. Notre OS s'est alors étoffé au fil des années. Nous avons décidé de basculer dans la R&D pure pour créer un vrai OS à partir de 2007-2008. Dix ans de travail plus tard, nous l'avons terminé. Il a été financé grâce aux succès passés de l'entreprise à hauteur de 35 millions d'euros.

J.-R.L. - Laoreato m'a demandé de le rejoindre afin de commercialiser cet OS dans le monde entier auprès des acteurs industriels, que ce soit pour l'amélioration de la performance et de la sécurité des systèmes existants ou pour la production de solutions dédiées aux objets connectés. Nous lançons donc une nouvelle entreprise qui s'appelle SynapOS Technologies. En 2017, nous avons fait de nombreux tests de terrain avec nos premiers clients. Nous avons par exemple intégré l'OS pour la gestion d'un immeuble intelligent en connectant 24000 capteurs de mondes industriels très différents à des écrans utilisés par des techniciens. Ce qui est fascinant avec cette technologie, c'est que ses domaines d'application sont très nombreux.

Comment comptez-vous conquérir le monde ? Une grosse levée de fonds est-elle en préparation ?

J.-R. L. - SynapOS est un produit avec un potentiel mondial et industriel très élevé. Contrairement à beaucoup de startups dans la deep tech, nous avons déjà investi par autofinancement 35 millions d'euros et le produit est prêt, donc nous ne cherchons pas à réaliser une méga-levée. Il s'agit maintenant de déploiement commercial. Nous cherchons environ 15 millions d'euros pour financer la période qui nous permettra de finaliser les premiers contrats dans quelques verticales stratégiques. Les capacités de notre OS seront aussi livrées en open source à la communauté des développeurs. Nous recherchons des financements en equity auprès de fonds d'investissement ou de family office.

Recherchez-vous aussi des financements publics ?

L. S. - Oui, car à l'heure où nos politiques parlent de la deep tech, de la nécessité pour l'Europe de sortir de la dépendance des géants du Net et de retrouver un leadership technologique, voici une solution qui pourrait se retrouver dans chaque objet connecté et qui est 100 % souveraine. Je dis au gouvernement français et à l'Europe : la voilà, votre opportunité stratégique.

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Retrouvez  la note de Jean-Romain Lhomme « Sortir du syndrome de Stockholm numérique » sur thedigitalnewdeal.org et sur La Tribune.

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Commentaires
a écrit le 19/11/2018 à 6:29 :
j ai déjà dit que les objets connecte que nous prepare l avenir et comme toute les inventions nouvelles il vas y avoir des bonne applications mais aussi des mauvaises ,? ON SAURAS TOUS SUR VOUS ? LE DERNIER EXEMPLE ET LE MINISTRE DE L ECONOMIE VEUT SE SERVIR DE VOS DONNEES PERSONNEL POUR SAVOIR SI VOUS TRICHE PAS DANS VOS DECLARATIONS IMPOSABLES, AVEC VOTRE SMARPHONE ILS PEUVENT SAVOIR TOUS SUR VOUS? OU VOUS ETTE OU VOUS ETIEZ A TEL HEURE TEL JOUR EXT EXT ? JE TROUVE VOTRE MONDE CONNECTE A VENIR TYRANIQUE POUR LES LIBERTES INDIVIDUELLES CE MONDE QUE VOUS PREPARE ME FAIS PEUR ? CAR S IL TONBE ENTRE DES MAINS MAL INTENTIONNEZ IL PEUT ETRE MALSAIN ET MEME DANGEREUX???
a écrit le 19/11/2018 à 6:22 :
j ai déjà dit que les objets connecte que nous prepare l avenir et comme toute les inventions nouvelles il vas y avoir des bonne applications mais aussi des mauvaises ,? ON SAURAS TOUS SUR VOUS ? LE DERNIER EXEMPLE ET LE MINISTRE DE L ECONOMIE VEUT SE SERVIR DE VOS DONNEES PERSONNEL POUR SAVOIR SI VOUS TRICHE PAS DANS VOS DECLARATIONS IMPOSABLES, AVEC VOTRE SMARPHONE ILS PEUVENT SAVOIR TOUS SUR VOUS? OU VOUS ETTE OU VOUS ETIEZ A TEL HEURE TEL JOUR EXT EXT ? JE TROUVE VOTRE MONDE CONNECTE A VENIR TYRANIQUE POUR LES LIBERTES INDIVIDUELLES CE MONDE QUE VOUS PREPARE ME FAIS PEUR ? CAR S IL TONBE ENTRE DES MAINS MAL INTENTIONNEZ IL PEUT ETRE MALSAIN ET MEME DANGEREUX???
a écrit le 19/11/2018 à 0:12 :
C'est une idée qui m'est venue , l'automobile et l'informatique ont des allèles communes, le plus logique en informatique est de tourner sous linux, le plus efficace, consommant bien moins de ressources et ne nécessitant pas de changer de pc sans arrêt.
L'automobile, ben le plus logique est de rouler au gpl, ça pollue bien moins et est un déchet au départ qu'on brûle encore souvent et 200 ans de ressources.
Hé ben on tourne sous windows ou ios et roule diesel ou essence bien que 20 ans de réserves.
Cerise sur le gâteau, les fabriquants de pc comme ceux de voiture ne font quasiment pour les pc comme les motorisations gpl.
En ce moment je suis ennuyé par les driver hp de l'imprimante, flash 30 refuse de s'installer, n'ayant pas de solution pour ma 106 gpl, elle part à la casse.
Mais je reste linux et gpl, je sais que j'ai raison, mais prèt a tester cet os ou l'électrique.
a écrit le 18/11/2018 à 11:42 :
Elle devait commencer alors par se débarrasser de ses 28 commissaires non élus et réintroduire du fait démocratique dans les états-nations plutôt qu' encourager cette UE là sous GOPEodépendance des états la composant, l' ensemble sous protectorat US ..
https://www.youtube.com/watch?v=Bb8dB7d3BdE
Le reste, tout le reste n' est que bouillie pour chats pour distraire dans les Ehpad là où les chats ne sont précisément pas acceptés..
a écrit le 17/11/2018 à 19:27 :
Ces messieurs sont soit des rêveurs soit des idiots, sortir de l’emprise technologique américaine a moins de retourner à la bougie.
Réponse de le 18/11/2018 à 10:41 :
Le mieux pour vous serait d'installer une distribution Linux sur votre PC.
Je l'ai fait par curiosité, je préfère finalement utiliser windows , non pas parceque c'est mieux mais parceque j'y suis habitué.
Mais au moins ça a répondu à une question que je me posais, peut-on se passer totalement de windows?
La réponse est oui.
Le jour où les pays européens donneront l'exemple et imposeront Linux dans leurs administrations et bien je suis convaincu que ça donnera le coup de pouce nécessaire pour stimuler la communauté de developpeurs et dépasser windows en terme d'ergonomie / fonctionnalités.
a écrit le 17/11/2018 à 15:35 :
article flou et peu convaincant. LS parle des failles des deux OS dominants pour dire ensuite qu'il ne cherche pas à les concurrencer. JRL parle de la voiture autonome qui est du domaine des RTOS puis de leur application à la domotique qui n'est pas du RTOS. Bref, leur OS est un produit spécifique qui ne va pas libérer l'Europe de la domination US.
a écrit le 16/11/2018 à 21:58 :
Le problème du numérique vient des élites ..
Ces types sont incompétents au possible et ne comprennent que vaguement la logique de "rupture" . La notion de pensée dirvergente eur parait aussi floue que leur parcours académique est formaté , modèle basé sur la convergence d'idées et l'humiliation de l'autre...
Ils gèrent donc très bien les business établis oligopolistiques pépères mais sont perdus dans un monde mouvant où quelques originaux commencent à leur tailler des croupières....
Si on revalorise les profils qui ont construit les licornes de ces dernières années , financées pour la plupart aux USA au détriment des hauts fonctionnaires des écoles malthusiennes bien au chaud dans les grosses boites et qui n'ont pas produit grand chose comparativement au coût phénoménale de leur formation et de la puissance de leur réseau, alors la , on pourra peut-être affronter les GAFAM (à condition de trouver le même niveau de financement en Europe qu'au US).
Cependant, pas sûr que l' "establishment" soit prêt au changement , le lavage de cerveaux datant depuis plus d'un siècle et on ne change pas les MEILLEURS , fussent-ils les fossoyeurs du pays...
a écrit le 16/11/2018 à 21:37 :
" Les capacités de notre OS seront aussi livrées en open source à la communauté des développeurs"
Traduction du jargon svp?
Réponse de le 17/11/2018 à 2:50 :
Cela signifie que la communauté de développeur aura accès aux ressources nécessaires (à voir lesquels) pour développer des logiciels sur cet OS. Car pour qu'un OS (comme un matériel) fonctionne, il faut qu'il y ait un écosystème d'application. Plus l'écosystème d'application est important plus l'OS se propage. C'est ce qui fait la force d'OS tel que Android et tue ses concurrents.
Réponse de le 17/11/2018 à 8:31 :
Le code est disponible pour les développeurs
a écrit le 16/11/2018 à 18:57 :
LINUX est gratuit la plupart du temps, il y a un nombre très important de contributeurs qui l'améliorent sans cesse . . . rien d'autre à rajouter !
a écrit le 16/11/2018 à 17:31 :
Bof, bof. Deja il faudrait m'expliquer la différence avec un qnx, et en quoi il peut faire mieux, y compris commercialement... Présenter linux comme non européen est aussi amusant, bien que je sois d'accord qu'il ne soit pas un peu utilisé pour des systèmes. Au final, ce qui fait la valeur d'un os, c'est les applications si on peut les faire rapidement et de manière pérenne. La chose que je retiens, c'est seulement35 millions d'investi, c'est peu et un appel a financement public, même pas de crowd financing.
a écrit le 16/11/2018 à 16:32 :
WoW !!! Entre ceux qui n'ont rien compris et les défaitistes, les commentaires à cet article sont déprimants !! C'est un condensé de ce que l'on retrouve parmi nos dirigeants et je ne serais pas étonné que J.-R.L. et L.S. soient avalés tôt ou tard par les américains ou les chinois. Allez ! demain tous dans la rue contre la hausse du prix de l'essence, ça au moins c'est du lourd !
Réponse de le 16/11/2018 à 17:30 :
argumentez ! en quoi leur produit est novateur ? en quoi est il mieux que ce qu on trouve sur le marche ? enquoi les autres commentateurs n ont rien compris ? Sinon il y a quand meme quelque chose de bizarre en commencant developpement d un produit pour l IoT il y a 19 ans (selon l article). a cette epoque l IoT n existait pas. ca sent plutôt la bouse qu on a developpe pour une chose et qu on essaie de refiler pour une autre plus dans l air du temps
Réponse de le 16/11/2018 à 21:35 :
@cd
Les patrons de cette entreprise, qui ont déjà mis 35 millions de leur poche sur ce projet, depuis 30 ans, et ils ont déjà fait leurs preuves. Peut-être méritent-ils un peu plus de respect ?
Quand à savoir si leur OS est viable, encore faudrait-il qu’ils trouvent des financements pour le commercialiser maintenant, et une protection étatique, au cas où le cheval s’avèrerait être le bon !
Juste 10 millions, pas vraiment un gros risque !
La R&D est toujours en avance sur la réalité, et ceci souvent de plusieurs dizaines d'années.
Et plus elle est en avance, plus l’innovation a des chances d’être redoutable !
Comme par exemple pour pourvoir réduire les déchets nucléaires rapidement et à un coup faible plutôt que de les stocker et d’attendre.
D’après vous, depuis combien de temps des équipes bossent sur l’ordinateur quantique, les impressions 3D, les nano-neurones, le stockage d’informations optiques sans perte, l’invisibilité ou au contraire voir au travers les matières, etc. ?
Depuis combien de temps l’homme rêve et essai de voler, combien en sont morts ?
https://www.youtube.com/watch?v=N3MrxQUkwGA
Sinon, la R&D n'aurait aucun intérêts, on se tournerait les pouces en attendant un miracle ou que le hasard d'une situation nouvelle qui engendre un scoop scientifique.
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Les décodeurs et les cartes à puces étaient l’avant-garde de l’IoT, mais la recherche sur ces deux innovations avaient commencée encore plus tôt.
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Sujets : les GAFAM, Bitcoin, financiarisation, IoT et évidement la souveraineté :
https://www.youtube.com/watch?v=d8bJcDqZFkU
Suite :
https://www.youtube.com/watch?v=-Xd10i9Juxk
C’est donc 30 années de recherche.
L’intérêt, s’il n’y en a qu’un, c’est une consommation annoncée divisée par 5.
Ensuite la souveraineté, puis la sécurité, puisque tout le monde sait que Windows et les Unix-Linux sont des passoires qui coutent cher à sécuriser, sans garanties de résultats à la hauteur des dépenses.
Une architecture hybride exactement adaptée à l’IoT, puisque conçue avant tout pour cet objectif.
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1er décodeur de Canal
Les décodeurs de Thomson DTI pour la TNT
https://fr.wikipedia.org/wiki/Hyperpanel_OS
a écrit le 16/11/2018 à 16:29 :
Parlez plutôt du "Syndrome d'Helsinki" ! Le créateur de Linux, Linus Torwalds, est ...Finlandais et pas Américain. Il était camarade de mon beau-fils, Mika Thynells, à l'Uni d'Helsinki en 1991 !
a écrit le 16/11/2018 à 15:26 :
ce publi rédactionnel est confit de contre vérités et d'approximations, entre autres choses en ce qui concerne les logiciels libres et en ce qui concerne la nécessaire distinction qui doit être faite entre la majeure partie de l'IoT qui est basée sur des microcontrôleurs (sans OS) et non sur des microprocesseurs (avecOS)
Réponse de le 16/11/2018 à 17:33 :
avoir un OS est aussi possible sur des microcontrolleur. ils sont simplement bien plus petit et moins complexe qu un Windows/Linux
Réponse de le 16/11/2018 à 19:23 :
Ah un OS sur un microcontrôleur ? Intéressant. Exemple ?
Réponse de le 18/11/2018 à 11:51 :
Système d'exploitation sur microcontrôleurs, composants actifs pour les traitements numériques de l'information de manière embarquée. Systèmes d'exploitation temps réel (RTOS)
Real-Time Operating System
Des formations spécifiques en langage C qui ciblent ces RTOS, depuis déjà bien longtemps.
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FreeRTOS sur STM32, LPC(NXP), Stellaris (TI),….
https://www.freertos.org/FreeRTOS-Plus/BSP_Solutions/ST/STM32Cube.html
https://www.lembarque.com/les-microcontroleurs-arm-cortex-m-ont-leur-systeme-dexploitation-posix-en-open-source_005049
Linux et Android
Les microcontrôleurs sont partout, électronique auto (injection, airbag, freinage,…..), fours, machine à laver, divers automates.
Réponse de le 18/11/2018 à 20:46 :
OS pour micro:

-Micrium / uC/OS
-Texas Instrument / TI-RTOS

Évidemment il y a 'OS' et 'OS'. Pour une pièce d'équipement dédié, un concepteur "expérimenté" peut très bien s'en tirer sans OS ou encore reposer sur un embryon simplifié d'OS comme TI-RTOS avec ajout de modules 'drivers' spécialisés (Cartes SD, CANBus LINBus, Bluetooth, Zigbee, Lora, GPS, GSM... etc.).
a écrit le 16/11/2018 à 13:37 :
Je peux comprendre que ces gens veulent vendre leur produit mais ils racontent n importe quoi !
1) linux est un logiciel libre. autrement dit il n est pas americain puisque les sources sont disponible et n importe qui peut les compiler et faire sa propre version

2) pretendre que leur produit est meilleur car fermé est aussi faux. Windows est fermé et souffre de bug et defaut de securite. De toute facon, un produit neuf a sruement plus de Probleme de securite qu un produit qui a ete testé depuis 10-20 ans. que ca soit linux, MacOs ou Windows


3) A quoi ca sert de reinventer la roue ? quel interet a choisir leur Systeme au lieu d un systeme connu ou on pourra trouver support et materiel facilement

4) apparement ils ont un Systeme taille pour l IOT. autrement dit pour des petites machines avec peu de ressources. inutilisable sur des serveurs ou sur des machines plus grosses. Pire, avec la baisse du prix des processeurs on risque d avoir de l IOT dans 5 ans avec des processeurs qui ont la puissance de ceux de nos PC a ce jour
a écrit le 16/11/2018 à 13:33 :
Nous avons -malheureusement- bien d'autres dépendances que celle aux OS informatiques (d'ailleurs il n'y a pas de dépendance devant Linux, qui est développé sur le modèle du logiciel libre par une communauté mondiale de développeurs). Nous dépendons notamment des allemands et des japonais pour les biens d'équipements et machines outils (ingrédients indispensables à toute réindustrialisation), des américains et des asiatiques pour beaucoup de composants électroniques, des chinois et des coréens pour les écrans et afficheurs... La dépendance pour les OS n'est qu'un problème très mineur notamment grâce à Linux...
a écrit le 16/11/2018 à 13:13 :
Le préalable à toute amélioration du déclin européen est la solution ecologique à la dépendance du petrole , HYDROGÈNE . C'est plus simple que d'aller sur la Lune ! Ouvrez les yeux et secouez ces énarques bonobos philosophes .
a écrit le 16/11/2018 à 12:39 :
Bravo! L’IOT n’est pas un sujet à maturité, les pb réseau et de transfert d’informations depuis et vers les objets sont assez mal traités, la sécurisation est un sacré problème. Cette réalisation est une très bonne nouvelle!
a écrit le 16/11/2018 à 11:13 :
certains pensent ( a tort ) que l EUROPE . c est uniquement la France et l Allemagne !
a écrit le 16/11/2018 à 10:24 :
Quand l'Europe sera capable de sortir de la langue anglo-saxonne, elle pourra sortir de la dépendance technologique US, mais tout cela n'est qu'hypocrisie et mensonge!
a écrit le 16/11/2018 à 9:06 :
Et sinon pour le reste des humains mortels il y a depuis peu (en beta) un nouvel ecosystème mobile degooglisé et respectueix de la vie privée (tout en restant compatible avec les applis existantes): https://e.foundation
(et en plus c'est initié par des français!)
a écrit le 16/11/2018 à 8:46 :
linux est libre
vous pouvez recomplilez les noyaux en choisissant juste ce que vous voulez.........
ca sert a rien de reinventer la roue
le pb de la france c'est qu'elle est specialiste pour developper des produits compatibles avec rien et personne, en croyant que le reste de l'univers va s'adapter; ca, ca marche quand on s'appelle apple, mais c'est pas la meme force de frappe
developper des solutions pas compatibles, ca rappelle le minitel dont le cahier des charges specifiait qu'il ne devait surtout pas etre compatible avec le bxt allemand, comme les rails des trains ne doivent pas avoir la meme largeur ( c'est des fois que la Wehrmacht envahissent paris via le reseau commute, tres certainement)
Réponse de le 16/11/2018 à 12:09 :
Churchill, vous enfilez les lieux communs comme on enfile les perles.
Réponse de le 16/11/2018 à 12:18 :
Vu la situation actuelle, si tu veux sortir un système concurrent tu es obligé d'être compatible. Pour une société, parier sur un nouveau système d'exploitation est extrêmement périlleux,, j'en avais fait l'expérience avec OS2 Warp qui face à W98 était un vrai multi tache mais la puissance de feu de Microsoft a tué le système d'IBM et dans la foulé ma 1er expérience de bizness :)
a écrit le 16/11/2018 à 8:20 :
"L'europe peut former une armée" Jean-Pierre BEREGOVOY, 1985

Vite un frexit.
a écrit le 16/11/2018 à 7:49 :
Mais non, l'Europe ne peut pas sortir de la domination technologique américaine : il y a trop de langues différentes en Europe, alors que le marché américain est homogène et unifié (et c'est aussi la force de la Chine pour demain). Développer un modèle européen "pluriel" coûte bien plus cher que d'adopter le modèle américain. Tant qu'en Europe il faudra autant de modèles différents qu'il y aura de langues différentes (donc de systèmes juridiques différents aussi), ce sera: une faiblesse majeure du marché européen. Et on n'a surtout pas envie de changer de langue ! L'Europe est une construction intellectuelle davantage qu'une réalité. Cela n'empêche absolument pas quelques belles réalisations technologiques.Mais avant de changer le standard bureautique, par exemple...
Réponse de le 16/11/2018 à 11:48 :
Waouw! Impressionnant! C’est un false flat ou c’est sérieux?
Si c’est un false flag, parfait. Sinon, c’est ridicule. Rien n’est écrit d’avance, il n’y a pas de déterminisme. Juste un présent et un avenir à écrire.
Réponse de le 17/11/2018 à 0:06 :
Bien sûr, on peut sortir de la dépendance américaine, Airbus faisait rire les américains car parti avec beaucoup de retard sur Boeing et aujourd'hui est devant ce dernier. Rien n'est définitif, rien n'est gravé dans le marbre. Les GAFA ne sont que des concentrations économiques, des prédateurs mais en réalité ne font que des innovations de processus et de ce fait très peu d'innovations de rupture. C'est le marketing qui laisse penser le contraire.

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