L'événementiel devenu hybride reprend espoir grâce au pass sanitaire
Patrick Cappelli
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Photo d'illustration
© Denis Balibouse / Reuters
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Le 29 février 2020, les entreprises du secteur de l'événementiel ont eu l'impression que le ciel leur tombait sur la tête. Ce jour funeste pour la filière, Olivier Véran, Ministre des solidarités et de la santé, annonçait l'interdiction des rassemblements de plus de 5000 personnes. Puis les mesures se sont durcies, jusqu'à l'arrêt total de l'activité de la filière événementielle.
En quelques semaines, 4500 événements ont été supprimés et 3000 repoussés à une date ultérieure. « L'événementiel a connu un arrêt brutal de ses activités sans précédent. Du jour au lendemain, le rideau est tombé. Plus de son, plus d'image, plus de spectacle vivant, plus de contact humain » résume Patrice Begay, directeur exécutif et directeur de la communication de Bpifrance, qui organise chaque année le BIG, un événement de networking. Un cataclysme pour un secteur qui pèse lourd en France, première destination touristique mondiale et deuxième pays organisateur de salons derrière l'Allemagne.
En 2019, année pré Covid, 384 000 événements (corporate, salons, foires) ont été organisés en France métropolitaine, qui ont accueilli 76,8 millions de participants et généré 39,4 milliards d'euros de retombées économiques, dont 20 milliards au profit des acteurs de la filière événementielle et 19,4 milliards à celui des professionnels du tourisme (transport, hébergement, restauration, commerce) d'après l'Unimev (Union Française des métiers de l'Événement). Le flux d'affaires généré par les foires et salons représente 34,5 milliards, dont 68 % au bénéfice des entreprises françaises.
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L'événementiel est également un pourvoyeur d'emplois conséquent, avec 455 000 ETP (équivalent temps plein, événementiel et tourisme). « Cette crise a permis de montrer l'importance du secteur pour le tourisme d'affaires et de loisirs » confirme Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargé du Tourisme, des Français de l'étranger et de la Francophonie. L'Unimev a estimé les pertes dues au coronavirus à 15 milliards d'euros de mars à août 2020 (dont 6 milliards pour les acteurs du tourisme), et 20,9 milliards de septembre à décembre (dont 10,2 milliards pour le tourisme).
Patrick Cappelli