GL Events : un modèle dans la tourmente

Denis Lafay
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Photo d'illustration
GL/RODRIGO LOPES_STUDIOLOPES.COM

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Ce qui est force en contexte dynamique peut se révéler faiblesse en contexte de crise. Voilà une règle qui pourrait s'appliquer aux propriétés entrepreneuriales, industrielles, capitalistiques, managériales, sociales, et de gouvernance de GL Events. Car oui, concède-t-on dans l'entourage direct et chez d'anciens proches collaborateurs du Pdg Olivier Ginon, au sein des instances de direction du groupe ou dans son écosystème financier et "métier", ce qui a nourri l'impressionnante croissance depuis quarante-deux ans pourrait se révéler obstacle, si jamais les circonstances nationales et internationales venaient à entraver durablement le redressement de l'activité. "Cet automne et cet hiver seront cruciaux", synthétisent, à l'unanimité, acteurs et observateurs de l'entreprise.
A l'heure d'une superposition kafkaïenne des mesures de protections anti-Covid-19 propres à chaque pays, se déplacer au Chili, au Brésil, en Chine, au Japon ou à Dubaï relève du parcours du combattant pour les salariés de GL Events amenés à gérer les sites, manager les équipes ou commercialiser les salons. Plus grave, si la reprise hors de France - où par ailleurs le groupe ne peut bénéficier des mêmes généreuses aides d'Etat pour endiguer la panne d'activité - demeure chaotique, et si les salons Equita (28 octobre - 1er novembre), Pollutec (1er - 4 décembre), et surtout Sirha (23 - 27 janvier) et 1ère Vision - l'événement mode et textile se déroule en deux temps sur l'année et selon nos informations générerait au total environ trente millions d'euros de chiffre d'affaires - sont annulés voire seulement éreintés, les dégâts économiques et symboliques seront délétères. A l'égard du corps social, mais aussi de "celui" qui a fait basculer le groupe dans une réalité jugée en interne affadissante voire "déshumanisante" et auquel Olivier Ginon accorde une attention aiguë : le marché financier.
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Ce dernier en effet détient le pouvoir de maintenir le cours de l'action (Euronext Paris) dans des proportions douloureuses mais encore tolérables - autour de 10 euros, après avoir culminé à 24 euros avant l'irruption de la crise.
Denis Lafay