Remaniement : le Numérique rétrogradé à un secrétariat d'État dirigé par Marina Ferrari
François Manens
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Marina Ferrari, nouvelle secrétaire d'État chargée du Numérique.
Assemblée Nationale
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Marina Ferrari, nouvelle secrétaire d'État chargée du Numérique.
Assemblée Nationale
C'est un véritable pas en arrière pour le maroquin du Numérique. Alors que Jean-Noël Barrot avait inauguré un poste de ministre délégué en juillet 2022, sa successeure Marina Ferrari ne récupère que le titre amoindri de « secrétaire d'État chargée du Numérique », similaire à celui de Cédric O entre 2019 et 2022. Au-delà des mots, le changement a son importance puisque les secrétaires d'État figurent aux derniers rangs de l'ordre protocolaire et n'assistent pas aux réunions interministérielles où se décident les arbitrages politiques et financiers. Le portefeuille reste en revanche rattaché au ministère de l'Économie et des Finances, toujours dirigé par l'indéboulonnable Bruno Le Maire.
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Coup dur pour l'écosystème français de la tech, qui avait demandé en 2022 dans La Tribune la constitution d'un ministère de plein exercice afin de disposer d'un poids politique à la hauteur des enjeux. La rétrogradation du Numérique à son statut de 2014 -lorsqu'il a pour la première fois été isolé dans un portefeuille distinct- est d'autant plus étonnante que le secteur se trouve à un tournant historique. Les experts martèlent que le développement fulgurant de l'intelligence artificielle générative risque de transformer en profondeur l'économie française comme a pu le faire Internet, et d'ailleurs de premiers exemples du phénomène apparaissent déjà.
François Manens