Législatives : « L'investissement dans l'innovation doit être apolitique » (Véronique Torner, Numeum)
Propos recueillis Marine Protais
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Véronique Torner, présidente de Numeum.
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Véronique Torner, présidente de Numeum.
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LA TRIBUNE - Quel a été votre ressenti après les résultats des européennes, l'annonce de la dissolution et l'organisation d'élections législatives ?
VÉRONIQUE TORNER - De l'incertitude, sans surprise. Et les entreprises n'aiment pas cela. C'est un sentiment partagé par l'ensemble du secteur économique, et au-delà. Tout le monde est inquiet. J'ajouterais que nous sommes déçus. La dissolution, c'est l'occasion d'engager un débat pour la société, pour l'avenir. Et ce débat n'est pas suffisamment éclairé sur les enjeux du numérique. On sort d'une élection européenne pendant laquelle nous avons beaucoup œuvré pour mettre ce sujet en avant. Il ne l'a pas été suffisamment et on se retrouve dans une situation similaire.
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Il est certain que les gens sont concentrés sur d'autres problématiques. Mais nous pensons que le numérique fait bien partie des enjeux au cœur de la société, car il englobe des enjeux de sécurité, d'emploi, de développement des territoires. De même, on ne peut envisager la transition énergétique sans numérique. Il faut accélérer la numérisation de notre économie, qui est en retard par rapport aux États-Unis et l'Asie. Pour soutenir cette accélération, il faut financer l'innovation. L'arrivée de l'IA générative avait pourtant remis le sujet du numérique au centre. Ce débat, qui avait pris corps au sein de la société, a été relégué au second plan.
Propos recueillis Marine Protais