L'avenir de La Tribune

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DR (Crédits : Albert Caen)
François Lenglet, directeur des rédactions et vice-président de La Tribune, précise les conséquences de la procédure de sauvegarde obtenue ce mercredi par le quotidien.

Le Tribunal de commerce de Paris a accordé, mercredi 5 janvier, à la société qui édite votre quotidien économique La Tribune, le bénéfice de la "procédure de sauvegarde". Il s'agit d'une disposition qui va permettre à La Tribune, en gelant temporairement le remboursement de ses dettes, de finaliser le plan de relance et de recapitalisation qui avait été annoncé en juillet 2010 par Valérie Decamp, présidente de la société qui édite le journal, et par moi-même.

La procédure de sauvegarde, introduite dans la législation française en 2006, est largement inspirée du "chapitre 11" américain, auquel d'éminentes entreprises, compagnies aériennes ou constructeurs automobiles, ont eu recours de façon momentanée, lors de difficultés économiques qu'elles ont surmontées. Elle permet la continuation normale de l'activité. Le quotidien la Tribune va donc continuer à paraître, sur le papier comme sur le web, comme à l'habitude. Son activité au jour le jour ne sera pas affectée par la sauvegarde. Ses dirigeants restent inchangés. Ils seront désormais assistés par un administrateur désigné par le tribunal, Christophe Thévenot.

Ajoutons que le bénéfice de cette procédure est réservé aux seules entreprises qui ne sont pas en cessation de paiement et peuvent honorer leurs échéances courantes. Il s'agit de renforcer les chances de redéploiement pour une entreprise viable, allégeant momentanément sa dette. Dette qui sera bien sûr rééchelonnée et intégralement remboursée. La décision du Tribunal ouvre une période de six mois, éventuellement renouvelable, au terme de laquelle l'entreprise présentera un plan pour retrouver une situation normale.

Pour la Tribune, ce plan s'appuiera sur une stratégie où sont associés un quotidien papier, un site internet gratuit (latribune.fr), des canaux d'information professionnelle payants et une activité d'organisation d'événements. Au total, un ensemble de services d'information, destinés pour la plupart à la clientèle professionnelle, recentrés sur l'économie et la finance, domaines d'excellence de la Tribune depuis sa création, il y a vingt-cinq ans. Le modèle économique de l'information se transforme, notamment celui de la presse quotidienne, celui de la Tribune se transforme également. Parallèlement, l'entreprise poursuit ses négociations avec des investisseurs potentiels, avec une recapitalisation en perspective qui devra intervenir en 2011. Recapitalisation qui sera la contrepartie d'efforts de restructuration déjà sérieusement engagés.

En 2010, malgré une conjoncture difficile pour la presse quotidienne, les pertes d'exploitation du journal ont été réduites de près de moitié par rapport à 2007, qui était pourtant une année de croissance.

Côté diffusion, la tendance est là encore prometteuse. En 2010, la Tribune aura été l'un des deux seuls quotidiens papier à progresser, avec une croissance de 2,5% (diffusion France payée). En décembre 2010, le site internet du journal a généré 12 millions de pages vues, soit deux fois plus qu'un an auparavant. Quant à l'application Ipad, elle est d'ores et déjà la première pour l'information économique en français. Sur le seul mois d'octobre 2010, elle a été téléchargée 55.000 fois.

Autant de faits qui témoignent de la vitalité du journal et de sa progression sur le chemin de l'assainissement. Merci à tous nos lecteurs de leur confiance.

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