Murdoch refuse de modifier la gouvernance de son empire

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Rupert Murdoch est resté droit dans ses bottes mercredi soir, à l'occasion de la présentation des résultats trimestriels de son groupe News Corp -les premiers résultats depuis qu'a éclaté l'affaire des écoutes téléphoniques conduites par son hebdomadaire britannique « News of the world ».

Le magnat a refusé de céder les rênes de son empire : « le conseil d'administration et moi-même pensons que je dois rester président et directeur général ». Il a aussi écarté les critiques sur la gouvernance de son empire, et notamment sur son conseil d'administration, dont les administrateurs en théorie indépendants s'avèrent en réalité assez proches des Murdoch, qui ne détiennent que 12% du capital : « je ne prévois aucun changement. C'est un conseil d'administration très solide, qui est très souvent très critique, et nous avons beaucoup de discussions libres ». Enfin, il a exclu de se désengager de ses journaux, dans lesquels il s'est dit « très confiant » : « Je suis choqué par ce qui s'est passé dans un recoin du groupe, qui est 'News of the world'. Mais tout le reste va bien »

Enfin, le magnat de 80 ans s'est exprimé sur son éventuelle succession, mettant en piste à la fois son bras droit Chase Carey et son fils James. « J'espère que le poste [de PDG] ne sera pas disponible dans un avenir proche. Mais Chase est mon associé. Lui et moi dirigeons cette société en équipe. Si je passais sous un bus, je suis sûr qu'il me remplacerait immédiatement. Mais Chase et moi avons toute confiance en James ».

Les résultats du trimestre -plutôt bons- sont presque passés inaperçus. Le chiffre d'affaires a crû de 11%, à 8,96 milliards de dollars. En revanche, le bénéfice net a reculé de 22%, à 683 millions. Explications : News Corp a dû payer une indemnité de 63 millions de dollars à son bouquet britannique BSkyB pour avoir renoncé à racheter la totalité du capital. Surtout, le groupe a enregistré une perte de 254 millions de dollars sur la revente du site internet MySpace pour seulement 35 millions, loin des 580 millions mis sur la table pour l'acheter en 2005.

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Commentaires
a écrit le 12/08/2011 à 7:23 :
Décidément on continue allègrement de confondre connaissance avec information ; instruction avec éducation, etc. Chère langue française, where the hell are you going ?

Etre "droit dans ses bottes", cher ami journaliste, signifie ne pas avoir succombé à la corruption ; avoir un comportement conforme à l'éthique, à la droiture de la fonction. On dirait : "malgré les nombreuses occasions que lui offrait son poste de hautes responsabilités, il est resté droit dans ses bottes". Oui, je sais, il s'agit d'un exemple plus proche de la science-fiction que de la faune politique qui nous gouverne.

Alors, cher M. Henni, dans le cas présent il est doublement faux d'écrire que M. Murdoch est "resté droit dans ses bottes". Premièrement, parce que l'expression n'est pas adaptée à l'idée que vous voulez faire passer, à savoir qu'il résiste aux pressions de changement. Deuxièmement, parce que "droit dans ses bottes" par rapport au scandale en question, justement, cela reste une affaire à déterminer.

Bien cordialement.
Sequin

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