Paris-Normandie : les syndicats redoutent un dépôt de bilan

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Les syndicats de Paris-Normandie et des titres qui lui sont associés au sein du pôle normand du Groupe Hersant Médias (GHM) craignent un plan social voire un dépôt de bilan à la suite d'une érosion continue de la diffusion, a-t-on appris aujourd'hui de source syndicale.

"Nous craignons au minimum un plan social, au pire un dépôt de bilan", a affirmé à l'AFP Benoît Marin-Curtoud, délégué du Syndicat national des Journalistes (SNJ) au sein de ce quotidien édité à Rouen. Selon ce syndicaliste, la direction - qui n'a pas pu être jointe aujourd'hui - avait évoqué début 2012 l'hypothèse d'un plan social "d'ampleur" mais n'a pas mis en oeuvre de procédure en ce sens. "Depuis plusieurs semaines nous n'avons aucune nouvelle de sa part et nous craignons qu'à laisser filer le temps et la trésorerie l'entreprise ne se retrouve purement et simplement acculée au dépôt de bilan", a précisé Benoît Marin-Curtoud.

365 salariés dont 114 journalistes

Le pôle normand de GHM regroupe Paris-Normandie ainsi que les quotidiens de la pointe du Havre, Havre Libre, Le Havre-Presse et Le Progrès de Fécamp. Au total la diffusion payante quotidienne de ces titres a chuté de 26% depuis cinq ans pour s'établir à 76.000 exemplaires en 2011, selon l'OJD.

Le navire-amiral du pôle, Paris-Normandie, qui rayonne sur la Haute-Normandie, ne diffuse plus qu'à 53.000 exemplaires contre 166.000 au début des années 1970 au moment de sa reprise par Robert Hersant. Selon le SNJ, la Société normande d'édition et d'impression (SNPEI) qui édite ces titres et emploie 365 salariés dont 114 journalistes a accusé en 2011 un déficit d'exploitation de deux millions d'euros pour un chiffre d'affaires d'environ 40 millions.

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