Les antennes de BFMTV perturbées par une grève contre des suppressions de postes

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La filiale de médias du groupe Altice (BFMTV, RMC, RMC Sport, BFM Business, RMC Découverte, RMC Story...) avait dévoilé le 17 juin un vaste plan d'économies et de reconquête pour faire face à l'impact de la crise du Covid-19 et à une concurrence accrue (notamment dans le sport).
La filiale de médias du groupe Altice (BFMTV, RMC, RMC Sport, BFM Business, RMC Découverte, RMC Story...) avait dévoilé le 17 juin un vaste plan d'économies et "de reconquête" pour faire face à l'impact de la crise du Covid-19 et à une concurrence accrue (notamment dans le sport). (Crédits : Reuters)
Les antennes de BFMTV, RMC et RMC Découverte étaient perturbées mercredi matin par la première grève de son histoire, contre les suppressions de postes prévues par la filiale d'Altice.

Cela n'était jamais arrivé. Les antennes de BFMTV, RMC et RMC Découverte étaient perturbées mercredi matin par la première grève de son histoire, contre les suppressions de postes prévues par la filiale d'Altice. "C'est une Première édition fabriquée dans des conditions particulières après l'annonce d'un plan de restructuration qui prévoit des suppressions de postes", a indiqué à plusieurs reprises un des présentateurs de la matinale de BFMTV, Christophe Delay. "Toutes les antennes sont aujourd'hui perturbées compte tenu de l'inquiétude suscitée par ces projets"

A la place de la matinale de Jean-Jacques Bourdin, la radio RMC rediffusait jusqu'à 8h30 une émission des "Grandes gueules" et la chaîne RMC Découverte un épisode des "Constructeurs de l'extrême". Le journaliste a pu mener son interview du président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand.  La matinale de BFM Paris a également été perturbée. "Nous avons décidé de faire grève aujourd'hui et de renoncer à faire tourner les antennes car un plan social inédit menace le groupe NextRadioTV. Parce que nous sommes fiers de nos métiers et que nous y sommes attachés", ont tweeté plusieurs journalistes et techniciens de la chaîne.

Un salarié sur trois menacé

Le dernier débat des municipales à Paris reste prévu mercredi soir sur BFMTV et BFM Paris. La filiale de médias du groupe Altice (BFMTV, RMC, RMC Sport, BFM Business, RMC Découverte, RMC Story...) avait dévoilé le 17 juin un vaste plan d'économies et "de reconquête" pour faire face à l'impact de la crise du Covid-19 et à une concurrence accrue (notamment dans le sport).

Elle prévoit dans ce cadre de supprimer "330 à 380 CDI et jusqu'à 200 pigistes et intermittents", soit environ un tiers des effectifs, sur un total de 1.600 salariés, selon l'intersyndicale. Un plan que les syndicats avaient aussitôt dénoncé, jugeant "cette coupe drastique incompréhensible" au sein d'un groupe structurellement bénéficiaire. Et ils avaient convoqué mardi une assemblée générale au siège du groupe, à Paris, qui a rassemblé de nombreux salariés et approuvé le principe d'un arrêt de travail.

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Commentaires
a écrit le 24/06/2020 à 19:10 :
En supprimant des postes , bfmtv mène une politique fidèle à sa ligne éditoriale.
Supprimer des postes pour rendre une entreprise plus compétitive , c'est toujours une bonne chose, réduire le poids de l'état , c'est forcément bien, baisser les impôts pour les plus fortunés , ça stimule forcément l'économie et les autres en profitent toujours indirectement, et tout ça il faut l'expliquer aux français, il faut juste un peu de pédagogie.
Mais quand bfmtv applique son idéologie à lui-même forcément ça commence à douter en interne, quand on supprime un poste chez bfmtv, quelqu'un de bfmtv se retrouve au chômage et oui...
a écrit le 24/06/2020 à 16:41 :
Depuis une quinzaine d'année, des pans entiers de la presse d'information sont tombés dans les pattes d'une dizaine de milliardaires dont la plupart n'a aucune compétence en matière de presse. Mais être propriétaire des chaines permettait de garder bonne presse... en général.

La plupart de ces patron par procuration ont très mal géré. Ils ont réduit la qualité du produit et les journaux qui étaient encore des entrepises très profitables il y a 20 ans ont périclité.

La concurrence du gratuit sur internet a fini le boulot et la multiplication des chaines sur la TNT ont tué le modèle tout en n'apportant pas la qualité espérée.
Bref, posséder une chaine TV ou un titre de presse généraliste n'est plus rentable en 2020.

La crise a appauvri même les plus riches. Imaginez que Fauchon est en cessation de paiement ! Et surtout les annonceurs TV sont moins disposés à payer.

Des tas de chaînes sur la TNT, de titres de presse sans journalistes, de chaines thématiques sans objet (foot, sports...) vont disparaître faute de souteneur.
Réponse de le 25/06/2020 à 7:39 :
Acheter ces danseuses,c'est avoir une influence importante sur les décideurs.Pratique pour les marchés publics ou la tranquillité fiscale.Il ne faut pas chercher plus loin.
Réponse de le 25/06/2020 à 9:51 :
Le premier journal d'information qui a été imprimé le fût par la Lloyd multinationale anglaise, c'était un livre consacré aux heures de marais pour les bateaux de marchandises afin d'en perdre moins.

On en est toujours là.

Par ailleurs: "Utilisation de la petite malhonnêteté. — La puissance de la presse consiste en ce que chaque individu qui est à son service ne se sent que très peu obligé et lié. Il dit ordinairement son opinion, mais quelquefois aussi il ne la dit pas, pour servir son parti ou la politique de son pays ou enfin soi-même. Ces petits délits de malhonnêteté ou peut-être seulement de silence malhonnête ne sont pas lourds à porter pour l’individu, mais les conséquences en sont extraordinaires, parce que ces petits délits sont commis par beaucoup de geris en même temps. Chacun d’eux se dit : « Au prix d’un si petit service, je vivrai mieux, je pourrai trouver ma subsistance ; par l’absence de tels petits scrupules, je ne me rendrai pas impossible. » Comme il paraît moralement presque indifférent d’écrire ou de ne pas écrire une ligne de plus, et encore peut-être sans signature, un homme qui possède de l’argent et de l’influence peut faire de toute opinion l’opinion publique. Celui qui sait à ce propos que la plupart des hommes sont faibles dans les plus petites choses, et qui veut atteindre par eux ses propres fins, est toujours un homme dangereux. " Nietzsche
a écrit le 24/06/2020 à 15:50 :
Pourquoi voit on toujours les mêmes interlocuteurs dans les talk shows permanents? Les B.Jeudy, Ch Barbier et consorts, quand seront ils évincés de ces plateaux où ils se permettent de parler et de donner leur avis sur tout et n'importe quoi? Quant à D.Grizet et E. Lechypre, leur incompétence est notoire et leur présence totalement inutile. Peut être feront ils partie de la charrette avec N.Doz, l'économiste maison? On en a rien à faire de ce qu'ils pensent. Ils n'ont pas à influer les spectateurs mais seulement à les informer sans montrer aucune tendance.
a écrit le 24/06/2020 à 13:09 :
Peut-être enfin le moment est-il venu de se séparer des journalistes bas de gamme et de tous ceux qui ignorent royalement l’orthographe (cf. les bandeaux en bas d’écran...)...
On peut toujours rêver !!!
a écrit le 24/06/2020 à 11:45 :
C'est ce qui arrive lorsqu'on a les yeux plus gros que le ventre comme M. Patrick Drahi.
a écrit le 24/06/2020 à 10:51 :
"Une carte de presse ne s'use que lorsque l'on ne s'en sert pas"

Plus les journalistes mais surtout animateurs télés exposeront leur soumissions à leurs patrons plus ils ont de chance de se faire éjecter, c'est mathématique soit la classe dirigeante vous craint soit elle vous méprise.

Binaire vous avez dit binaire ? Ben oui mais c'est tout ce qu'ils savent faire.

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