Les mesures pour réduire les dépenses chez France Télévisions se précisent

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Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, présentera son plan le 21 décembre.
Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, présentera son plan le 21 décembre. (Crédits : Reuters)
Révélé par le JDD, le plan d'économies de France Télévisions comprend un ensemble de mesures qui touchent les moyens et les effectifs, avec la suppression de 180 postes, mais aussi la remise à plat des droits de diffusion et des contrats de production. L'objectif est de réduire les dépenses de 50 millions d'euros.

Des économies tous azimuts à France Télévisions: la présidente Delphine Ernotte présentera le 21 décembre au conseil d'administration du groupe un vaste plan de réduction des dépenses d'environ 50 millions d'euros, passant notamment par la suppression de 180 postes à la faveur de départs à la retraite.

Masse salariale, moyens pour l'information, droits sportifs, contrats de production, immobilier: les grandes lignes du plan, révélées par Le Journal du Dimanche (JDD), ont été confirmées à l'AFP par le groupe public.

Vaste chantier

Priée par le gouvernement de faire 50 millions d'euros d'économies en 2018 par rapport à 2017, Delphine Ernotte y travaille depuis plusieurs mois. "C'est un vaste chantier. Nous sommes encore au travail. Nous étudions encore des options sur lesquelles il reste des arbitrages à rendre", souligne le groupe.

Fin novembre, les journalistes de France Télévisions étaient montés au créneau pour protester contre la perspective d'une réduction de la fréquence de diffusion des magazines d'information "Envoyé spécial" et "Complément d'enquête" sur France 2.

Malgré la décision de la direction de maintenir cette diffusion inchangée, les journalistes continuent d'envisager un vote sur une motion de défiance courant décembre.

Réduction d'effectif chez "Envoyé spécial" et "Complément d'enquête"

Concernant l'information, sujet très sensible, la nouvelle version du plan de Delphine Ernotte prévoit la suppression de 30 postes au total dans le groupe, dont trois sur les deux magazines "Envoyé spécial" et "Complément d'enquête", a confirmé France Télévisions.

Selon le JDD, l'effort sur l'information, qui passe aussi par la réduction des frais de reportage et du nombre de pigistes, représenterait 5 millions d'euros, soit une baisse de 2% du budget de l'information du groupe qui est de 250 millions d'euros actuellement. Plus globalement, la direction prévoit de supprimer 180 postes sur l'ensemble du groupe public, qui compte 9.840 postes équivalent temps plein (ETP).

Un départ à la retraite sur deux non remplacé

 "Il n'y aura aucune suppression de poste "sèche"", assure France Télévisions qui entend maintenir le principe du non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux. Cela devrait générer 20 millions d'euros d'économies, selon le JDD.

Le sport sera aussi sérieusement mis à contribution, avec une baisse programmée de 7 à 8% de son budget (d'un montant de 230 millions d'euros).

Selon le JDD, le groupe public "n'écarte pas l'hypothèse de renoncer tout simplement aux JO de 2024", qui auront lieu à Paris, car le groupe américain Discovery, propriétaire des droits de retransmission pour l'Europe, entend clairement faire monter les enchères.

"Nous ne voulons pas renoncer aux JO, mais sans budget et sans visibilité sur l'audiovisuel public à moyen terme, nous ne pouvons pas envisager une quelconque proposition financière sur ces droits", a précisé à l'AFP France Télévisions. Le groupe pourrait renoncer à certaines exclusivités. Il tient à garder le Tour de France cycliste et le tournoi de tennis de Roland-Garros, mais n'exclut pas de lâcher des droits sur le football (Coupe de France, Coupe de la Ligue), selon le JDD.

Des cessions d'immeubles mises à l'étude

Dans sa chasse aux économies, la direction compte également remettre à plat les contrats de production (350 millions d'euros par an) des émissions de jeux, talk-shows et divertissements. Le groupe va renégocier avec ses partenaires ses contrats techniques, notamment sur la diffusion de ses programmes. Par ailleurs, France Télévisions, qui deviendra propriétaire de son siège en 2023, envisage de céder deux autres immeubles à Paris et Boulogne-Billancourt.

Simultanément, le gouvernement réfléchit à une réforme de grande ampleur de tout l'audiovisuel public, selon un document de travail provisoire, et non validé, qui avait fuité à la mi-novembre. La création d'une holding qui regrouperait les sociétés du secteur est envisagée.

Parmi les pistes possibles sont évoquées un "rapprochement" des réseaux de France 3 et de France Bleu, la fermeture des bureaux régionaux de France 2, l'"arrêt de France Ô" ou encore la fin d'une diffusion hertzienne de France 4.

Selon Le Figaro de samedi, Olivier Courson, le conseiller audiovisuel à Matignon, présentera "une ébauche de feuille de route" aux patrons de l'audiovisuel public à la mi-décembre.

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Commentaires
a écrit le 05/12/2017 à 12:42 :
Pour info, le budget de FT est de 3 Milliad d'Euro, donc là on parle d'un coup de rabot de 2%.
C'est dérisoire comme montant, cela fait monter tous les neuneus au ciel, mais c'est une goutte d'eau. Les boites privées sérieuses savent faire baisser leur dépenses de 5 ou 10% quand la conjoncture le nécessite.
a écrit le 05/12/2017 à 0:31 :
Suppression de L'Impot audiovisuel public, et financement par abonnement et décodeur, par ceux qui ne peuvent pas s'en passer.
a écrit le 04/12/2017 à 19:40 :
SUPPRESSION DE LA TAXE TV : chaines publiques sous abonnement Facultatif et non PLUS FORCé
a écrit le 04/12/2017 à 14:21 :
Ce ne sont pas les responsables des chaines publiques qui merdent, mais les politiques qui les étranglent, et c'est voulu.

En 2009 Sarkozy a fait voter la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, ce qui revenait à amputer leur revenus de 450 millions d'€. L'opération devait se faire en deux temps et l'Etat devait compenser intégralement par des taxes sur les opérateurs télecom et les pubs des opérateurs privés. La suppression (partielle) a eu lieu mais la compensation n'a également été que partielle. D'où un premier tour de vis sur les budgets. Sarkozy espérait libérer des annonceurs publicitaires au bénéfice des chaînes privées qui peinaient à convaincre (et ça n'a pas marché).

En 2016, Hollande impose la création d'une n-ieme chaine de TV publique d'information continue. Elle n'est dotée d'aucun budget et elle doit être crée avec les moyens en personnel et matériels existants. Si elle ne coûte rien au contribuable, les TV et radio publiques doivent casquer entre 13 et 15 millions d'euros sur leurs budgets. Hollande, en vue de sa réelection souhaitait une TV d'info continue publique qui puisse contre balancer l'influence des TV d'info continue privées pas très gentilles avec lui.

En décembre 2016, Macron a redonné un tour au garrot en interdisant les publicités pendant les programmes destinés à la jeunesse, soit disant pour lutter contre l'obésité... Aucune compensation, et 20 millions de recettes perdues pour les chaînes publiques (les chaînes privées ne sont pas concernées par la loi.... cherchez l'erreur).

Pendant son règne Macron souhaite faire réaliser 10 milliards d'économies au secteur public.
Cela concerne aussi et surtout les media, dont on sait que Macron les méprise profondément, et aussi qu'il ne supporte pas l'indépendance d'esprit. Pour lui, les TV et radio publiques sont là pour relayer la pensée présidentielle, dont chacun sait qu'elle est complexe... Donc une seule chaîne suffirait.

On peut toujours chercher des poux dans la tête des media publics, mais les politiques responsables devraient commencer par se remettre eux-même en question.
a écrit le 04/12/2017 à 13:04 :
Presque 10 000 personnes pour nous offrir des programmes de piètre qualité, il y a urgence à supprimer des chaines
Réponse de le 04/12/2017 à 15:02 :
A quand le renvoi de la colérique et impulsive, pédégère, qui renvoie tout le monde, et crée d'inutiles-superflues chaines en plus. Je ne suis qu'un auditeur de radio ( Europe 1 et RTL sur le net ) je crois savoir qu'elle a aboli de magnifiques émissions. Je n'ais pas de TV depuis 7 ans. IMPOT-TAXE A SUPPRIMER : CHAINES DE TV PUBLIQUE, INADMISSIBLE QU ELLE SOIENT OBLIGATOIRES, à mettre sous libre-abonnement et décodeur.
a écrit le 04/12/2017 à 11:07 :
Et pendant ce temps les présentateurs de l'émission C à vous et leurs invités continueront de profiter d'un excellent repas bien arrosé de bons vins. Et on nous parle d'économies et d'augmentation de la taxe. Honteux.
Réponse de le 04/12/2017 à 13:32 :
Plutôt gagne petit ce commentaire !!
Réponse de le 04/12/2017 à 16:27 :
Oui ben surtout qu'on ne leur enlève pas l'alcool hein au moins ! Sinon il ne leur restera plus rien...

Par ailleurs c'est parfait pour connaitre l'état d'esprit de l'oligarchie c dans l'air.
a écrit le 04/12/2017 à 11:00 :
C'est facile "envoyé spécial" et "complément d'enquête" (peut-être "les maternelles" si cela existe toujours) et les éditions régionales et outre mer qui créés un peu lien social sont les seuls a garder, les autres peuvent être virer...
a écrit le 04/12/2017 à 10:24 :
LES ECONOMIES IL Y EN A A FAIRE DANS LES MEDIAS AUSSI ? LE PROBLEME C EST QUE MEME LES JOURNALISTES ONT TELLEMENT DE D AVANTAGE AQUIS ET DE GROS SALAIRE? QUI LS NE SERVENT QU A ETRE A LA BOTTE ET AUX ORDRE DE CEUX QUI DIRIGE L ETAT? IL NE SERONS JAMAIS TOUCHE COMME LES POLITIQUES IL SONT LES GARDIENS DU TEMPLE DE LA FINANCE???
a écrit le 04/12/2017 à 9:28 :
Des economies ...pour les autres :

Alors que la Cour des comptes publie son rapport critiquant la politique « insuffisamment rigoureuse » de gestion du groupe, une enquête menée par BFM Business affirme le même mois que la nouvelle directrice touche un salaire constitué d'un fixe de 322 000 euros brut par an, avec un bonus variable pouvant aller jusqu'à 78 000 euros, soit un total de 400 000 euros bruts par an. Celle-ci répond que sa rémunération annuelle a été divisée par deux en quittant FT/Orange pour rejoindre France Télévisions.
a écrit le 04/12/2017 à 8:48 :
Ben , je ne comprends pas, ça veut faire des économies et ça continue à payer des "Ruquier"
Réponse de le 04/12/2017 à 9:58 :
Ainsi que des Michel DRUQUERE
a écrit le 04/12/2017 à 8:46 :
Il n'ont plus qu'a revenir a un chaine de bonne qualité au lieu de se dispersé en une multitude qui ne servent a rien!
a écrit le 04/12/2017 à 8:36 :
Pour réduire les dépenses des chaînes et radios du service public une seule solution : tout privatisé!!!
a écrit le 04/12/2017 à 8:28 :
Vaste chantier ??? Mais elle se fout du monde ! 180 sur 10,000 c’est très tres loin d’être un vaste chantier
Les émissions du service public ne sont pas plus culturelles que les chaînes privées (Arte mis à part)
Bref ces chaînes publiques devraient être aussi rentables que le privé. Il faut non seulement supprimer les aides (la taxe audiovisuelle) mais en plus demander un dividende (sauf pour Arte)
Sinon :
- privatisation de France 2
- suppression des éditions régionales de France 3 et privatisation
- privatisation de France 4
- fermeture de France ô
- fusion chaîne sénat, chaîne assemblée et chaîne France 24 (info en continue)

Il ne restera que 3 chaîne publiques :
- Arte (subventionnee)
- chaîne d’actualite (avec exclusivité / revente des images du sénat et assemblée)


Idem pour la radio

Pour l’INA, partenariat avec dailymotion ou création d’une platforme digne de ce nom (vue le contenu très important et légale de l’ina il est impressionnant qu’ils réussissent à ne pas le mettre en valeur )
a écrit le 04/12/2017 à 7:32 :
Si son plan marche, il faudra la nommer aux finances françaises; seule différence, là où l'on parle de millions, on parlera milliards!
a écrit le 04/12/2017 à 5:57 :
Gabegie, copinage, mauvaise gestion. C'est facile avec le fric des autres !!. Privatisons TOUT et ne conservons qu'une seule et unique chaine "la voix de son maitre" et supprimons ce racket appelée la redevance. Moi j'habite l'asie sous pretexte que j'ai une maison vide en France, je paie alors que je ne suis pas doté du don d'ubiquité; C'est un racket au meme titre que les radars
a écrit le 03/12/2017 à 19:39 :
Il faut choisir entre la Culture et la TV (soutien à l'audio visuel public = 50% du budget de la culture)...
a écrit le 03/12/2017 à 19:37 :
Et la redevance on la supprime ou réduit quand ? Au moins proportion de la disparition des chaînes envisagées...à quoi sert les france 24 tv, France Info tv etc...on garde la 2 la 5 et une internationale et ça ira...idem pour les radio aux audiences microscopiques...give us our money back...j écris en anglais parce que c est helas la sabir audio visuel courant
Réponse de le 03/12/2017 à 21:13 :
non on ne supprime pas la redevance on la réforme en la supprimant car obsolète accès sur les tv mais qui sont aujourd'hui dépassé par internet et en la transformant comme une taxe de 2 % sur tout les abonnements téléphone/box/internet.
Donc des économies pour l'état qui pourra supprimer l'intégralité des postes de bercy qui se consacrent à la gestion et au contrôle de la redevance soit environ 160 agents. Une plus grande justice fiscale car aujourd'hui celui qui a une tv avec tuner ou un décodeur tuner (magnétoscope etc) paye la redevance alors que celui qui la regarde via internet sur un écran sans tuner, ou tout appareil sans tuner....!!!
Réponse de le 04/12/2017 à 7:31 :
NON !!!!! PAS DE NOUVELLE TAXE TAXE IMPOT INTERNET. Audiovisuel public pour celles et ceux, qui en veulent librement : Abonnement et décodeur.
a écrit le 03/12/2017 à 18:32 :
supprimer les éditions régionales, coûteuses et catastrophiques. celle de hauts de France, commentateurs (trice le WE)lamentables, ennuyeuses, soporifiques , petits reportages par des globe trotter si, si à 5 kms, répétés x fois, le jour même, le lendemain voire 10 jours après, la météo? on a l'impression que la commentatrice parle à des arriérés, de plus leurs vacances sont celles des scolaires, etc, etc
a écrit le 03/12/2017 à 18:16 :
"Réduction d'effectif chez "Envoyé spécial" et "Complément d'enquête""

Ben faut dire qu'ils commençaient à enquêter sur les magouilles des puissants, forcément ça ne plait pas.

C'est honteux, tout ça pour nous le remplacer par de la télé réalité abrutissante, oui c'est bien ça la télé n'est là que pour nous abreuver de débilités.
Réponse de le 03/12/2017 à 22:31 :
Remplacer Elise Lucet par Naguy, c'est leur rêve !
Réponse de le 04/12/2017 à 10:15 :
EXAT??? PERSONNE NE DOIT DIRE LA VERITE SINON IL SERAS BANI PARS LA HAUTE SOCIETE BIEN PENSANTE? LA FRANCE VAS DEVENIR UN PAYS PROCHE DES PAYS A DICTATURE? ELLE CHERCHE A BAYONNE LES SYNDICATS LES PARTIES D OPOSITIONS ET MAINTENENT LES BONS JOURNALITES SI PERSONNE NE REAGIE PERSONNE SERAS A L ABRIT D UNE PURGE MEME DANS SONT SECTEUR D ATIVITES ET PERSONNE EN PARLERAS CAR IL N Y AURAS QUE DES JOURNAUX ET JOURNALITE A LA BOTTE DE L ETAT???
Réponse de le 04/12/2017 à 13:31 :
VERITE, vous êtes illisible et du coup vos propos desservent la cause que vous essayez de nous faire croire que vous défendez.

JE vous signale comme les autres hein du coup.

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