Projet de scission : Vivendi dévoile les futures places boursières de ses filiales
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Le logo de vivendi est represente au siege de la societe a paris
Benoit Tessier
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Vivendi continue d'avancer sur son projet de scission. Le géant français des médias, a précisé ce lundi, dans un communiqué, les places boursières jugées « les plus appropriées » pour ses pépites Canal+, Havas, et ses actifs dans l'édition et la distribution. Il espère ainsi séduire les investisseurs et offrir à ses filiales plus de marges de manœuvre pour se développer. Premier actionnaire de Vivendi, le groupe Bolloré détiendra, après ces introductions en Bourse, environ 30,6% du capital de chacune des nouvelles entités, qui seront alors indépendantes.
En premier lieu, Canal+ serait coté au London Stock Exchange. Ce choix, argue Vivendi, refléterait « la dimension internationale de l'entreprise ».
Canal+, qui compte 9,8 millions d'abonnés en France et 16,6 millions à l'international, met aujourd'hui les bouchées doubles pour grandir hors de l'Hexagone. En témoigne l'acquisition, en cours, de Multichoice, le plus important acteur de la télévision payante en Afrique. Cette emplette, qui pourrait coûter jusqu'à 1,7 milliard d'euros à Canal+, constituerait le plus gros deal jamais réalisé par le groupe. Il lui permettrait de presque doubler son nombre d'abonnés à l'international.
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Au regard de Vivendi, le choix de Londres fait sens alors que la plupart des cadors mondiaux des médias sont issus du monde anglo-saxon. Vivendi précise aussi qu'en cas de succès du rachat du sud-africain Multichoice, Canal+ pourrait « faire l'objet d'une seconde cotation à la Bourse de Johannesburg ». Quoi qu'il en soit, Canal+ resterait « une société domiciliée et fiscalisée en France », insiste Vivendi, soucieux de ne pas présenter cette opération comme une fuite de l'Hexagone.