Vivendi vend une partie de ses activités à l'entreprise allemande CTS Eventim
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Vivendi va acquerir la participation d’amber capital dans lagardere
Charles Platiau
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Vivendi va acquerir la participation d’amber capital dans lagardere
Charles Platiau
Le géant français des médias et du divertissement, contrôlé par le milliardaire Vincent Bolloré, se sépare d'une partie de ses activités. À savoir celle de billetterie à l'international, via la plateforme See Tickets (ex-Digitick), et celle des festivals de musique, comme « Garorock » en France et « Junction 2 » en Grande-Bretagne. Vivendi a en effet conclu une promesse d'achat avec l'entreprise allemande CTS Eventim, comme annoncé ce mardi, dans un communiqué commun.
Le montant de la transaction n'a pas été indiqué. Selon le communiqué, « l'opération devrait pouvoir se conclure dans les prochains mois, après consultation des instances représentatives du personnel concernées ».
L'acheteur, CTS Eventim, « est le premier fournisseur en Europe de services de billetterie et de spectacle vivant, et le deuxième dans le monde », souligne le communiqué. Le texte affirme, en outre, que cette entreprise allemande est « présente dans le domaine des festivals depuis de nombreuses années et s'attache à se développer en permanence dans ce secteur en pleine effervescence ».
En 2023, les activités de billetterie et de festivals de Vivendi, que CTS Eventim est amené à acquérir, ont réalisé un chiffre d'affaires de 137 millions d'euros, peut-on lire dans le communiqué. Sur ce montant total, 105 millions d'euros viennent des activités de billetterie - la plus grande partie est générée au Royaume-Uni, devant le marché américain - et 32 millions d'euros viennent des activités de festivals.
La vente de ses activités de festivals et de billetterie à l'international intervient alors que Vivendi projette de se scinder en quatre entités, comme annoncé fin 2023. Cette opération donnerait lieu à quatre structures distinctes : sa filiale audiovisuelle Canal+, son groupe de publicité Havas, une société regroupant édition et distribution (Lagardère et Prisma Media) et, enfin, une société d'investissement. Chaque entité serait cotée séparément en Bourse.
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Derrière ce projet, le groupe souhaite grandir et considère sa situation actuelle de conglomérat comme un handicap pour mener à bien cette ambition. « Vivendi subit une décote de conglomérat très élevée, diminuant significativement sa valorisation et limitant ainsi ses capacités à réaliser des opérations de croissance externe pour ses filiales », a-t-il affirmé en décembre dernier. Cette scission « donnerait à l'ensemble des activités les moyens humains et l'agilité financière nécessaires à leurs développements », a-t-il appuyé, sans préciser à quel moment il prendra sa décision.
La scission des activités - ou « spin-off » dan le jargon - est plébiscitée ces dernières années par de grosses entreprises. General Electric achève la sienne justement ce mardi et Unilever a annoncé récemment la sienne, entre autres. Pour l'analyste Neil Saunders de GlobalData, ces scissions s'expliquent par une volonté de simplification, en se débarrassant d'activités annexes, ou de performance, en se retirant de secteurs à faible croissance ou rentabilité.
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Vivendi, contrôlé à 29,9% par la famille Bolloré, a en tout cas a connu en 2023 une activité en progression (+3% sans acquisitions). Le groupe a engrangé un bénéfice net de 405 millions d'euros, après une perte d'un milliard l'année précédente. Et son chiffre d'affaires a grimpé à 10,5 milliards, grâce notamment aux performances d'Havas et de Canal+.
(Avec AFP)
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