Salto : le clap de fin paraît proche
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Salto a été lancé en 2020 par France Télévisions, TF1 et M6 qui cherchaient des relais de croissance dans le marché embouteillé du streaming.
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Salto a été lancé en 2020 par France Télévisions, TF1 et M6 qui cherchaient des relais de croissance dans le marché embouteillé du streaming.
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Salto, c'est bientôt fini. C'est du moins ce que laisse entrevoir le message laconique qui figure depuis ce lundi 13 février sur sa page d'accueil, qui ressemble fort à un « au-revoir » définitif. « Il n'est malheureusement plus possible de souscrire à Salto, lit-on. Merci à tous les abonnés Salto d'avoir partagé avec nous leur envie et leur enthousiasme pour une plateforme de streaming 'made in France'. »
Lancé en 2020 par France Télévisions, TF1 et M6, qui cherchaient des relais de croissance dans le marché embouteillé du streaming, Salto se rapproche sans doute de l'écran noir, et d'une probable dissolution. Faute d'avoir, visiblement, réussi à trouver un repreneur avec les reins suffisamment solides pour poursuivre l'aventure, ses trois actionnaires pourraient très bientôt jeter l'éponge. D'après des sources proches du dossier citée par l'AFP, des « annonces formelles » sur l'avenir de la plateforme pourraient intervenir « d'ici mercredi ».
Rien d'étonnant : ce jour-là, TF1 et M6 seront auditionnés par l'Arcom, le régulateur de l'audiovisuel, dans le cadre de la procédure de renouvellement de leurs fréquences TNT. Ils devront notamment préciser leurs ambitions sur le front des contenus pour les années à venir. Nul doute que le régulateur de l'audiovisuel souhaitera des clarifications sur Salto... Il est également possible que Rodolphe Belmer, le nouveau chef de file de TF1, en dise davantage dès mardi, lors de la présentation des derniers résultats financiers du groupe.
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Un clap de fin n'aurait rien d'une surprise. Cela fait des mois que l'avenir de Salto semble compromis. C'est l'échec de la fusion entre TF1 et M6 qui a précipité cette issue. En cas de deal, France Télévisions devait revendre ses parts aux deux cadors privés du petit écran. Le groupe dirigé par Delphine Ernotte comptait sur cette manne pour équilibrer son budget. Mais la fusion n'a pas eu lieu. Et rapidement, TF1 puis M6 ont annoncé qu'ils ne souhaitaient pas poursuivre ce projet, ce qui impliquait de repasser à la caisse.