Vivendi : un fonds activiste conteste le projet de scission
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Le projet de scission de Vivendi est contesté par le fonds activiste CIAM.
VIOLETA SANTOS MOURA
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Le projet de scission de Vivendi est contesté par le fonds activiste CIAM.
VIOLETA SANTOS MOURA
Le projet de scission de Vivendi ne fait visiblement pas l'unanimité chez les actionnaires. En tout cas, le fonds activiste CIAM qui détient moins de 1% du capital de Vivendi a indiqué ce mardi saisir l'Autorité française des marchés financiers (AMF) pour en contester les modalités.
En cas de validation du projet, les trois sociétés - Canal+, Havas et Louis Hachette Group -, seraient respectivement cotées à la Bourse de Londres, à Amsterdam et à Paris sur le marché (régulé mais non réglementé) Euronext Growth, « trois places moins respectueuses du droit des actionnaires minoritaires » que le marché réglementé français, s'alarme le fonds dans un communiqué.
Car, pour rappel, selon le projet annoncé l'année dernière et qui sera voté le 9 décembre en assemblée générale, trois sociétés ont vocation à devenir indépendantes de Vivendi : Canal+, Havas et Louis Hachette Group.
De fait, la scission « priverait ainsi les actionnaires minoritaires des dispositions protectrices du droit boursier français », estime CIAM, notamment en permettant au groupe du milliardaire « de déroger aux règles relatives aux offres publiques » en France.
« À défaut de prise en compte de ses demandes, CIAM a l'intention de contester vigoureusement » le projet « en assemblée d'actionnaires », prévient le fonds.
Du côté de Vivendi, on semble serein. Le groupe « a réuni toutes les conditions pour que la démocratie actionnariale puisse s'exprimer lors de l'assemblée générale du 9 décembre », a réagi un porte-parole du groupe, sollicité par l'AFP.
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Il faut dire qu'avec 29,9% du capital de l'entreprise (sous le seuil réglementaire de 30%), Vincent Bolloré n'a jamais été contraint de lancer une offre obligatoire sur le géant des médias et de l'édition.
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Par ailleurs, lundi, le conseil de surveillance de Vivendi a arrêté les résolutions de scission du groupe qui seront soumises à l'assemblée générale de décembre, selon un communiqué publié ce mardi. Celles concernant Canal+ et Louis Hachette Group devront recueillir les deux tiers des voix pour être adoptées, celle concernant Havas une majorité simple.
(Avec AFP)
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