Telecom Italia : Vivendi soupçonné de préparer la vente de ses parts
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En janvier 2023, Vivendi avait claqué la porte du conseil d'administration de Telecom Italia.
YARA NARDI
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En janvier 2023, Vivendi avait claqué la porte du conseil d'administration de Telecom Italia.
YARA NARDI
L'histoire entre le français Vivendi et Telecom Italia toucherait-elle à sa fin ? Selon le journal Il Messaggero, le géant français des médias cherche à vendre la totalité de ses parts dans l'opérateur italien au prix d'environ deux milliards d'euros, nettement au-dessus du cours du marché actuel. Ces spéculations ont d'ailleurs fait monter lundi l'action de Telecom Italia de 2,1% à la clôture, une hausse suivie toutefois mardi d'un recul de 0,17% à 0,2373 euro.
Tout est parti d'un article du Corriere della Sera qui avait évoqué samedi le projet, certes encore « à l'état embryonnaire », d'un consortium d'investisseurs visant à acquérir, par étapes, la part de 23,75% de Vivendi. Le projet prévoit, selon ce journal la création d'un véhicule ad hoc auquel participeraient des investisseurs pour racheter dans un premier temps 6 ou 7% de la part de Vivendi pour un montant d'environ 500 millions d'euros.
Citant des sources du marché, Corriere della Sera a rapporté que ce projet était mené par Andrea Pezzi, ancien consultant de Vivendi en Italie, associé à Claudio Costamagna, banquier d'affaires et ancien président de la Caisse des dépôts italienne (CDP).
Selon ce journal, le fonds d'investissement américain Blackstone et la société de gestion d'actifs française Tikehau Capital ont été approchés dans le cadre du projet de consortium d'investisseurs. Interrogé par l'AFP, Tikehau Capital, actionnaire à hauteur de 25% de MINT, la société de marketing fondée par Andrea Pezzi, a cependant démenti avoir été contactée pour ce projet.
Ce projet a aussi été démenti par les principaux intéressés, à commencer par Andrea Pezzi qui a qualifié mardi ces informations de « surréalistes ». « Il est vrai que Vivendi veut vendre, ils l'ont dit au marché, tout le monde le sait, mais qu'est-ce que cela a à voir avec moi ? », a-t-il déclaré à l'agence d'informations financières Radiocor. Interrogé par l'AFP, Vivendi a indiqué ne pas souhaiter commenter des « rumeurs ».
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Reste que le scénario d'une vente n'est pas à exclure. Et pour cause, au début du mois de novembre, le conseil d'administration de Telecom Italia avait approuvé la vente de son réseau Internet fixe au puissant fonds américain KKR, pour un montant pouvant atteindre jusqu'à 22 milliards d'euros. Une décision qui avait amené, en janvier 2023, Vivendi à claquer la porte du conseil d'administration de Telecom Italia. Car, jusqu'à présent, le groupe de médias du milliardaire Vincent Bolloré ne souhaitait pas vendre le réseau à moins de 31 milliards d'euros. Soit 9 milliards d'euros de plus que ce que propose désormais KKR. Principal actionnaire de groupe italien depuis 2015, Vivendi avait notamment contesté en justice cette vente, faisant valoir que « les droits des actionnaires de Telecom Italia ont été piétinés ».
De plus, Vivendi a multiplié les critiques envers la gestion du PDG Pietro Labriola, surtout après sa décision de céder son réseau fixe.
Enfin, le 8 mars, le titre de l'opérateur a plongé de près de 24% à la Bourse de Milan après la présentation de son plan stratégique pour les années à venir. Les investisseurs ont en effet très peu apprécié le fait que plutôt que d'abaisser la perspective de dette nette, comme promis lors des précédentes conférences, la direction financière de Telecom Italia ait revu à la baisse celle de ses flux de trésorerie. L'opérateur avait évoqué différentes dépenses, liées à un important plan de réduction d'effectifs ou au coût de sa dette.
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Reste que l'analyste d'Oddo BHF Stéphane Beyazian expliquait à La Tribune en mars que : «Telecom Italia confirme de facto une réduction de dette nette de seulement 500 millions d'euros en raison de flux de trésorerie cumulés de seulement 500 millions d'euros sur 2025-2026, plutôt que de 1,5 milliard d'euros. »
(Avec AFP)
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