Superordinateurs : l'UE veut rattraper son retard

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À l'heure actuelle, les scientifiques et les entreprises d'Europe effectuent de plus en plus souvent le traitement de leurs données en dehors de l'UE car le temps de calcul disponible dans l'Union ne suffit pas à leurs besoins, a souligné l'exécutif européen.
À l'heure actuelle, les scientifiques et les entreprises d'Europe effectuent de plus en plus souvent le traitement de leurs données en dehors de l'UE car le temps de calcul disponible dans l'Union ne suffit pas à leurs besoins, a souligné l'exécutif européen. (Crédits : AFP)
L'Union européenne veut investir 1 milliard d'euros d'ici à 2020 pour se doter de superordinateurs plus performants afin de rattraper son retard face aux Etats-Unis et à la Chine, a annoncé jeudi la Commission à Bruxelles.

Bruxelles se lance à son tour dans la course. L'Union européenne veut investir 1 milliard d'euros d'ici à 2020 pour se doter de superordinateurs plus performants afin de rattraper son retard face aux Etats-Unis et à la Chine, a annoncé jeudi la Commission à Bruxelles. "Avec ce projet, nous participons au marathon (...) Nous courons tous, la Chine, les Etats-Unis. Nous (les Européens, ndlr) devons courir un peu plus vite", a déclaré lors d'une conférence de presse le Commissaire européen à la Recherche, Carlos Moedas.

Son homologue en charge de l'Economie et de la société numérique, Mariya Gabriel, a tiré la sonnette d'alarme: "En 2012, l'Europe avait quatre des dix premiers supercalculateurs au monde. Aujourd'hui nous ne sommes pas dans le top ten". Un superordinateur, ou supercalculateur, permet de traiter de gros volumes de données et d'effectuer des calculs complexes, utilisés par exemple dans les prévisions météorologiques ou de tremblements de terre, la conception de nouveaux avions ou de nouveaux médicaments.

"D'autres pays de l'UE vont nous rejoindre"

À l'heure actuelle, les scientifiques et les entreprises d'Europe effectuent de plus en plus souvent le traitement de leurs données en dehors de l'UE car le temps de calcul disponible dans l'Union ne suffit pas à leurs besoins, a souligné l'exécutif européen. Ce manque d'indépendance constitue une menace pour la vie privée, la protection des données, les secrets commerciaux et la propriété des données, notamment pour les applications sensibles, a-t-il pointé. La Commission européenne va mettre 486 millions d'euros sur la table, complétés par un montant similaire collecté par 13 Etats européens (France, Allemagne, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Espagne, Belgique, Slovénie, Bulgarie, Grèce, Croatie, ainsi que la Suisse qui n'est pas membre de l'UE). "D'autres pays de l'UE vont nous rejoindre", a prédit M. Moedas, "ils vont le faire très vite car ils en ont besoin."

Concrètement, le projet prévoit l'acquisition et l'exploitation de deux superordinateurs de classe mondiale et d'au moins deux machines de calcul intensif de milieu de gamme. Ces derniers seront accessibles aux utilisateurs publics et privés dans l'UE à partir de 2020. Parallèlement, est lancé un programme de recherche en matière de calcul à haute performance.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 13/01/2018 à 8:46 :
Si l'UE s'en mêle avec sa célérité les USA le Japon la Chine etc peuvent dormir tranquille quelques années!
a écrit le 13/01/2018 à 8:19 :
L'UE n'est qu'une zone administrative et rien d'autre, que pourrait elle faire d'un super ordinateur sinon dépenser l'argent des contributions pour faire sa promotion!
a écrit le 12/01/2018 à 13:58 :
Fait en Europe ? Atos
a écrit le 12/01/2018 à 11:42 :
Et on a fait quoi de l'argent de 2012 à 2018 dans ce cas là ? Comment se fait il que même dans ce domaine où on devrait être en avance on est aussi en retard d'une guerre ? Encore une démonstration éclatante de l'incompétence de nos élites.
a écrit le 12/01/2018 à 10:51 :
"Superordinateurs : l'UE veut rattraper son retard"

""D'autres pays de l'UE vont nous rejoindre""

Excellent ou comment démontrer sans vouloir le faire la cacophonie et l’incompétence de l'UE.

Si si c'est une union qu'on vous dit ! Une union dans laquelle l'oligarchie fait s'entredéchirer les peuples européens entre eux.

Vite un frexit.
Réponse de le 12/01/2018 à 12:33 :
Jamais aucun pays européen seul ne pourrait développer seul une filière de super calculateur.
les investissements sont énormes et le retour sur investissement quasi nul dans la recherche.
Il s' agit de choix politique et stratégique à suivre sauf à être à la remorque des USA ou de la Chine dans le nucléaire, spatial, chimie, génétique, etc...
Réponse de le 12/01/2018 à 13:46 :
"Jamais aucun pays européen seul ne pourrait développer seul une filière de super calculateur."

Vous n'avez pas compris mon commentaire.

"les investissements sont énormes et le retour sur investissement quasi nul dans la recherche."

Vous n'avez pas compris mon commentaire.

"Il s' agit de choix politique et stratégique à suivre sauf à être à la remorque des USA ou de la Chine dans le nucléaire, spatial, chimie, génétique, etc... "

ET vous n'avez toujours pas compris mon commentaire.

Je vous invite donc à le relire et si vous ne le comprenez pas n'hésitez surtout pas à me poser des questions plutôt que de l'interpréter à votre façon et ainsi nous prouver que vous n'avez effectivement rien compris.

Or quand on répond à un commentaire c'est ballot de ne pas l'avoir compris quand même hein...

Bon comme je suis bien luné je vous explique: JE mettais en perspective le titre qui parle d'union européenne et le sous titre qui parle de désunion européenne.

Vous comprenez ?
Réponse de le 13/01/2018 à 8:26 :
Tant que nous serons dans l'OTAN, dans l'UE et dans l'Euro, nous serons a la ramasse des USA et des "multinationales".
Réponse de le 13/01/2018 à 20:20 :
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, nous sommes toujours fabriquants de supercalculateurs en France, Bull éxiste toujours et fabrique des super calculateurs et maitrise très bien le process, suffit d'en payer le prix, un top 10 ne lui poserait aucun problème, + de 60 ans d'éxpérience à ce sujet.
Réponse de le 15/01/2018 à 13:54 :
@ pemmore

Désolé d'interrompre votre hymne à l'europe mais je parlais pas de ça, ce serait bien d'ailleurs que vous lisiez mes réponses, je mettais en parallèle le fait que d'un côté on parle de l'UE mais que de l'autre on voit bien que ce n'est pas l'UE seulement quelques pays de l'UE.

Grotesque, comment se faire prendre au sérieux sur la scène internationale franchement ?
Réponse de le 15/01/2018 à 13:54 :
@ pemmore

Désolé d'interrompre votre hymne à l'europe mais je parlais pas de ça, ce serait bien d'ailleurs que vous lisiez mes réponses, je mettais en parallèle le fait que d'un côté on parle de l'UE mais que de l'autre on voit bien que ce n'est pas l'UE seulement quelques pays de l'UE.

Grotesque, comment se faire prendre au sérieux sur la scène internationale franchement ?

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