Brexit : l'Union européenne et le Royaume-Uni s'entendent sur la première phase du divorce

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Après plusieurs mois de discussions, la Commission européenne et le Royaume-Uni ont trouvé un accord, vendredi, sur la première phase des négociations du Brexit. Vendredi, le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit Michel Barnier a déclaré :
La Grande-Bretagne et l'UE sont parvenues à un accord de principe sur les modalités de leur divorce, qui doit avoir lieu en mars 2019, ouvrant la voie à des négociations sur une période de transition après cette date et sur un futur accord commercial qui régira ultérieurement les relations du Royaume-Uni et de l'UE.
La Commission européenne a indiqué que des progrès "suffisants" avaient été réalisés dans trois domaines jugés essentiels : la gestion de la frontière entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord, le règlement financier de la séparation et les droits des citoyens expatriés.
Pour ouvrir la deuxième phase des négociations sur la "future relation" UE-Londres, et particulièrement, sur le plan commercial, le Conseil européen doit valider le constat de la Commission lors d'un sommet, le 15 décembre à Bruxelles. Le président de l'institution européenne se montre plutôt confiant même si, Michel Barnier, négociateur en chef de l'UE a rappelé que le texte du compromis, qui "pourrait être la base de l'accord de retrait" final britannique, devait encore être "travaillé, consolidé et précisé".
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Concernant l'Irlande, au cœur des négociations, le Premier ministre Leo Varadkar a salué un "jour très important" dans les négociations du Brexit, ajoutant que l'accord constituait "la fin du début des négociations".
"Je suis convaincu que des progrès suffisants ont été réalisés sur les questions irlandaises. Les paramètres ont été fixés et ils sont bons", a-t-il dit, soulignant qu'il n'y aura "aucune infrastructure physique" à la frontière entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord.
Le ministre des Affaires étrangères irlandais, Simon Coveney, s'était félicité plus tôt sur Twitter des "garanties" obtenues, en particulier que soit "pleinement protégé" l'Accord du Vendredi saint, accord de paix conclu en avril 1998 qui avait mis fin à 30 ans d'affrontements sanglants entre nationalistes et unionistes nord-irlandais.
Concernant les réactions, elles sont plutôt positives suite à cette première phase. En France, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian salue le "bon sens" qui s'est imposé.
La Norvège estime qu'un pas important a été franchi entre le Royaume-Uni et l'UE. "Un Brexit en bon ordre est bon pour l'Europe et bon pour la Norvège", a tweeté la ministre norvégienne en charge des Affaires européennes Marit Berger Røsland.
Enfin le parti unioniste nord-irlandais DUP, par la voix d'Arlene Foster, alliée au gouvernement de Theresa May, s'est réjoui des annonces :
Arlen Foster avait auparavant affirmé que sa formation, qui avait fait capoter au dernier moment un projet d'accord lundi, n'approuverait jamais "une situation où l'Irlande du Nord serait différente du reste du Royaume-Uni".
Le président du Conseil européen Donald Tusk a regretté avoir perdu "autant de temps" pour la partie la plus simple. Avant d'ajouter que le défi le plus difficile était à venir. Il a d'ores et déjà envoyé son projet de texte pour établir les grandes lignes des discussions à venir et espère commencer le plus vite possible. Donald Tusk a reconnu que les Européens avaient "naturellement" des conditions pour une période de transition durant laquelle le Royaume-Uni resterait membre du marché unique et de l'Union douanière. Une période qui, comme réclamée par Theresa May, pourrait durer deux ans. Dans cette hypothèse, le Royaume-Uni devraient respecter la législation de l'UE, y compris les nouvelles lois votées, mais ne participeraient pas aux processus de décision.
Le président du Conseil européen entend également ouvrir des discussions exploratoires concernant la relation à venir entre l'UE et les Britanniques dans les domaines du commerce, de la lutte contre le crime et le terrorisme, la sécurité, la défense et les affaires étrangères.
En outre, la Commission assure que "les citoyens de l'Union vivant au Royaume-Uni et les citoyens britanniques installés dans l'UE à 27 conserveront les mêmes droits une fois que le Royaume-Uni aura quitté l'UE".
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Quant à la facture du Brexit, elle devrait s'élever à un montant compris entre 35 à 39 milliards de livres (40 à 45 milliards d'euros), ce qui est un accord "équitable", a déclaré vendredi un porte-parole de Theresa May à la suite du compromis conclu à Bruxelles.
La Première ministre britannique devrait faire une déclaration la semaine prochaine à la Chambre des communes sur l'accord conclu vendredi, a-t-il ajouté.
(avec agences)
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