France Télécom lâche quelques pans de son plan quinquennal
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France Télécom a dévoilé jeudi en interne devant mille managers son nouveau plan de développement sur cinq ans. Partiellement tout du moins car c'est devant la presse ce lundi que l'opérateur livrera l'intégralité de ses ambitions.
Des responsables syndicaux, qui ont eu connaissance du projet mardi, ont expliqué à Reuters que le plan comptait sept volets, l'objectif étant de simplifier l'offre commerciale, d'améliorer la qualité de service et revaloriser les réseaux. Le plan vise également à clarifier la stratégie du groupe dans les contenus et d'en savoir plus sur les ambitions de fusion-acquisition de l'opérateur dans les pays émergents.
En revanche, pas un chiffre sur les budgets correspondant aux projets évoqués. Pas un chiffre non plus sur le nombre d'embauches prévues, point sur lequel les syndicats attendent beaucoup alors que deux accords, sur l'organisation et les conditions du travail, sont toujours en cours de négociation avec la direction.
Le seul chiffre lâché est à piocher dans une interview publiée ce lundi par Le Parisien. Le directeur général de l'opérateur, Stéphane Richard, y déclare viser plus de 300 millions de clients dans le monde d'ici à 2015 contre environ 200 millions actuellement. "Donc que 5% de l'humanité soient clients d'Orange".
Il explique vouloir stabiliser les effectifs du groupe cette année après quinze ans de baisse régulière. Les départs à la retraite prévus d'ici 2018 seront compensés par d'ilportants recrutements en France.
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Censé répondre au malaise né de la série de suicides de salariés du groupe, le plan vise à la fois à "remonter le business et à remonter la motivation", expliquait la semaine dernière Delphine Ernotte, directrice des activités françaises du groupe. Or, les syndicats issus de différentes organisations interrogés par Reuters estiment que les changements en profondeur souhaités sont indissociables de la politique financière du groupe. Et Stéphane Richard, venu succéder à Didier Lombard, a réaffirmé la politique de dividende du groupe et l'objectif d'un "cash flow" organique annuel de 8 milliards d'euros, à l'horizon 2011.
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"Comme l'entreprise se focalise actuellement sur ses employés, il nous paraît improbable que les coûts de main-d'oeuvre baissent en 2010", ont estimé les analystes de Goldman Sachs, dans une note publiée jeudi dans laquelle ils ont abaissé leur recommandation sur le titre de "achat" à "neutre". A la Bourse de Paris jeudi vers 16 heures, l'action France Télécom a touché un nouveau plancher en huit ans avec un repli de 1,05% à 14,13 euros.
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