La Poste choisit SFR pour se lancer dans la téléphonie mobile

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Le conseil d'administration de La Poste a approuvé ce jeudi le choix de la direction de négocier exclusivement avec le numéro deux français du secteur, SFR, pour développer une offre de téléphonie mobile sous sa propre marque.

Dès le printemps 2011, La Poste fera son entrée sur le marché de la téléphonie mobile en tant qu'opérateur virtuel. C'est SFR (groupe Vivendi) qui sera son partenaire dans cette aventure. Le conseil d'administration du groupe public a en effet annoncé ce jeudi soir, le jour même de la publication de ses résultats semestriels, avoir autorisé sa direction à entrer en négociation exclusive avec le deuxième opérateur télécom français. Les accords définitifs devraient être conclus d'ici la fin de l'année, a précisé à latribune.fr Jacques Rapoport, le directeur général adjoint du groupe La Poste.

SFR a ainsi remporté l'appel d'offres lancée au printemps dernier et va donc louer à La Poste son réseau et des minutes de communication "à des tarifs très compétitifs" grâce à la création d'une coentreprise détenue à 51% par La Poste qui assurera le réseau de distribution et à 49% par SFR qui offrira pour sa part le support technique.

Jusqu'à ce jeudi soir, Orange et Bouygues Telecom étaient toujours en lice. "SFR s'est montré le plus innovant et le plus perspicace" sur les trois impératifs fixés par La Poste : le service client (qualité de service, transparence des tarifs pour éviter les factures exorbitantes,...), la gouvernance et l'équilibre financier.

En choisissant SFR, La Poste entend aller au bout de ses ambitions sur ce marché en proposant ses propres abonnements de téléphonie mobile. L'ambition est de développer une offre de téléphonie mobile pré-payée et post-payée simple, d'un haut niveau de qualité et à destination du plus grand nombre", précise l'entreprise publique dans son communiqué. Elle vise 2 millions de clients d'ici 2016 et compte s'appuyer sur ses "bureaux" (17.000 aujourd'hui). "Nous visons 3 à 4% de part de marché d'ici six ans et 450 millions d'euros de chiffre d'affaires". Le groupe compte sur ce retour aux sources pour compenser le déclin de certaines de ses activités historiques comme le courrier.

Fin juin, les abonnés à des opérateurs mobiles virtuels en France -une dizaine- étaient, selon l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) 3,66 millions. Fin juin, leur poids restait faible et stagnait à 6,2% (contre 6,17% le trimestre précédent). Mais le régulateur rappelait récemment le rôle déterminant des MVNO dans l'animation concurrentielle du marché "à la condition qu'ils disposent d'une autonomie suffisante vis-à-vis de leurs opérateurs hôtes, à la fois sur les plans contractuel, technique et économique".

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