La Cour des comptes critique La Poste

Dans un rapport rendu public ce jeudi, la Cour des comptes souligne que La Poste souffre de plusieurs handicaps qui pourraient l'empêcher d'atteindre ses objectifs affichés pour 2015. Les sages réclament aussi de meilleurs services.

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)

La cour des Comptes met La Poste en garde. Dans un rapport rendu public ce jeudi, les Sages estiment qu'en dépit des efforts réalisés depuis le début des années 2000, La Poste souffre encore de handicaps structurels qui pourraient l'empêcher d'atteindre les objectifs de son plan "Ambition 2015", qui vise en particulier un doublement de sa marge. "La densité du réseau de La Poste, avec ses 17.000 points de contact, est un atout, mais son organisation demeure inadaptée et coûteuse", peut-on lire dans le document. "Le gisement de baisse de coûts ne se situe pas dans les bureaux ruraux, mais dans les fonctions de support et d'encadrement des bureaux situés dans les grandes communes" souligne Jean-Pierre Beysson, conseiller maître.

La Banque Postale n'échappe pas aux critiques. La Cour estime que le coefficient d'exploitation (indicateur correspondant au rapport charges d'exploitation sur produit net bancaire) reste toujours trop élevé par rapport à celui des autres banques. Pour l'améliorer, deux solutions : soit un développement de l'activité de la banque postale. Mais il s'agit là d'une décision politique. La Cour préconise d'ailleurs une extension des compétences aux services destinés aux PME. Autre possibilité : faire baisser les charges, mais cela dépend aussi des charges du réseau. « La Poste doit dégager des gains de productivité dans son réseau pour alléger les charges d'exploitation de la Banque Postale », indique les auteurs de ce rapport.

Dans le domaine du courrier, la Cour estime que La Poste devrait se mettre dans la position de voir son trafic baisser de 40 % à l'horizon 2015 et non pas de 30 % ainsi qu'elle le fait. Les Sages ne se satisfont pas de la qualité de service proposée. Et notamment du niveau de distribution à J+1, aujourd'hui de 85 % et qui devrait atteindre 95 % « dans un périmètre moins étendu que la France entière ». La Cour estime que, lorsque La Poste ne peut pas assurer un bon taux de J+1, elle devrait proposer une distribution à J+2. compte tenu du "faible taux de satisfaction des clients » (74 %), La Poste doit aussi "étendre" les mesures prises en 2009 pour réduire le temps d'attente dans les 1.000 plus gros bureaux et rénover les plus dégradés.

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