SFR : Bouygues met 14,5 milliards d'euros sur la table

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On savait que le groupe Vivendi avait reçu deux offres, mercredi, pour le rachat de sa filiale SFR. On savait aussi que le groupe valorisait l'opérateur aux alentours de 15 milliards d'euros. Jeudi matin, Bouygues a finalement dévoilé sa proposition pour un montant de 14,5 milliards d'euros pré-synergies et 19 milliards d'euros post-synergies.
Si la proposition est retenue, l'opérateur à naître de la fusion entre les deux opérateurs français deviendrait "leader en mobile et n°2 en fixe en France", selon les termes du communiqué envoyé par Bouygues, et le "septième acteur en Europe". Mais le contact avec l'Autorité de la concurrence n'a pas encore été établi, alors qu'un tel rapprochement risque de nécessiter d'importantes concessions.
Le groupe met en avant « la proximité des cultures d'entreprise et la relation de confiance nouée entre les équipes de direction des deux entreprises lors de la mise au point de l'accord de partage de réseaux mobiles », qui a fait l'objet de négociations pendant neuf mois et de discussions avec le gendarme de la concurrence.
L'objectif d'une telle fusion, selon Bouygues, serait de créer un acteur suffisamment fort pour réaliser les investissements nécessaires afin de répondre aux enjeux du "très haut débit fixe et mobile". Ainsi Bouygues s'engage-t-il "sur un niveau d'investissement élevé", notamment pour développer "la fibre optique dans les grandes métropoles et dans les zones rurales moins denses" à un rythme de "400 millions d'euros (...) par an, (...) soit un doublement du rythme actuel".
Sur le plan social, Bouygues promet par ailleurs "un projet sans aucun départ contraint" et même "une redynamisation de l'emploi". A condition toutefois que l'opération soit un succès en terme d'innovation et d'amélioration de la qualité du service.
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Le groupe prévoit de réaliser des économies grâce aux synergies entre les équipes opérationnelles.
Dans son communiqué, il prévoit 1,4 milliard d'euros de gain en année pleine dont 80% seront réalisés grâce à une réduction des coûts et 20% grâce à la mise en commun des investissements. La majeure partie de ces économies seront réalisées sur trois ans et Bouygues estime le coût de mise en œuvre de ces synergies à 800 millions d'euros sur cinq ans.
Enfin, Bouygues promet l'introduction en Bourse le plus vite possible du nouvel ensemble. Ainsi promet-il à Vivendi 10,5 milliards d'euros de paiement en numéraire et "46% du capital du nouvel ensemble, permettant aux actionnaires de bénéficier pleinement du potentiel de création de valeur de ce rapprochement".
Une liquidité qui devrait être appréciée par le conseil de surveillance de Vivendi. En prenant en compte toutes les synergies, les termes de l'offre valoriseraient ainsi SFR à 19 milliards d'euros au profit de Vivendi, promet le groupe Bouygues.
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Lors d'une conférence téléphonique, le directeur financier du groupe Philippe Marien a déclaré que l'augmentation de capital qui accompagnerait l'introduction en Bourse prévue du nouvel ensemble Bouygues Telecom-SFR ainsi que les cessions d'actifs potentiels s'élèveraient à 3 milliards d'euros. "C'est le meilleur projet pour les consommateurs français, les infrastructures françaises, et les actionnaires de Bouygues et de Vivendi compte tenu de la création de valeur", a-t-il fait valoir .
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