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5G : l’horizon s’éclaircit pour Ericsson

Photo de Pierre Manière

Pierre Manière

Publié le 20 juillet 2020 à 14:16 - Mis à jour le 20 juillet 2020 à 14:16

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Si Ericsson peut tirer son épingle du jeu, encore faut-il que l’Europe ne freine pas ses investissements dans la 5G, à cause, notamment, de la crise du Covid-19.

Si Ericsson peut tirer son épingle du jeu, encore faut-il que l’Europe ne freine pas ses investissements dans la 5G, à cause, notamment, de la crise du Covid-19.

Aly Song

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Entre les limitations et interdictions de Huawei en Europe et les difficultés de Nokia, l’équipementier télécoms suédois dispose d’une avantageuse fenêtre de tir pour accroître ses parts de marché.

Sur le papier, le géant suédois des équipements télécoms se trouve dans une situation favorable. Il faut dire que ses deux principaux rivaux, le chinois Huawei et le finlandais Nokia traversent des passes difficiles. Le premier est fragilisé sur le Vieux Continent. Londres a récemment décidé d'expurger ses réseaux des équipements Huawei. La France, elle, a décidé de limiter très fortement l'empreinte du groupe chinois dans les infrastructures 5G. Une manœuvre qui pourrait, in fine, accoucher d'une mise à l'écart du mastodonte de Shenzhen.

  • Lire aussi : Huawei de plus en plus fragilisé en Europe

En parallèle, Nokia essuie de grosses difficultés. Le groupe taille aujourd'hui à la hache dans ses troupes à travers le globe. En France, le groupe veut se séparer d'un tiers de ses effectifs dédiés aux infrastructures et logiciels de réseaux mobiles, c'est-à-dire plus de 1.200 personnes. Le groupe finlandais, qui va changer de PDG au mois de septembre, pâtit encore de mauvais choix stratégiques en matière de puces électroniques, qui ont renchéri le prix de ses offres 5G.

  • Lire aussi : Nokia : le PDG rend son tablier dans un contexte tendu

Les difficultés de Huawei et de Nokia sont du pain béni pour Ericsson. Il va, sans nul doute, chercher à profiter des déboires de ses deux grands rivaux pour accroître ses parts de marché en Europe. Après l'exclusion de Huawei du Royaume-Uni, Ericsson s'est immédiatement positionné en alternative auprès des opérateurs. L'équipementier a dit posséder « la technologie, l'expérience et la capacité de la chaîne d'approvisionnement nécessaires » pour bâtir un réseau 5G « de premier plan » outre-Manche.

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Le groupe suédois, numéro deux mondial des réseaux mobiles, bénéficie en outre d'une meilleure santé financière que par le passé. La semaine dernière, lors de la publication de ses résultats au titre du deuxième trimestre, il a indiqué que la crise du Covid-19 n'avait eu qu'un « impact limité » sur sa rentabilité. Pour cette période, il a réalisé un bénéfice net de 2,6 milliards de couronnes (environ 250 millions d'euros), en hausse de 40% sur un an. Tandis que son chiffre d'affaires a lui progressé de 1%, à 55,6 milliards. « Nous restons positifs sur les perspectives à long terme, a commenté le PDG du groupe suédois Börje Ekholm. Certains clients accélèrent leurs investissements, quand d'autres sont temporairement prudents. »

Pierre Manière

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