Consolidation des télécoms : les opérateurs dans les starting-blocks

Le patron d'Orange Stéphane Richard mi 2017
REUTERS/Charles Platiau.

Le patron d'Orange Stéphane Richard mi 2017
REUTERS/Charles Platiau.
Stéphane Richard n'a pas raté l'occasion de remettre une pièce dans la machine. Dans un entretien au quotidien Les Echos, ce mercredi, le PDG d'Orange a une fois encore plaidé pour une consolidation des télécoms en France. L'argumentaire est toujours le même : la question d'un retour à trois opérateurs se pose dans la mesure où « on a atteint les limites du système », affirme le dirigeant. Concrètement, il estime que les Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free ne peuvent pas continuer, durablement, à se livrer une guerre des prix pour se chiper des abonnés, tout en investissant massivement dans la fibre, la 4G et bientôt la 5G.
Toujours dans Les Echos, le PDG d'Orange affirme qu'« il pourrait y avoir une nouvelle fenêtre pour d'éventuelles discussions » concernant une consolidation « au premier semestre 2019 ». Avant d'indiquer qu'Orange, qui a échoué à racheter Bouygues Telecom il y a un peu plus de deux ans, ne sera pas le moteur d'un possible deal.
Pourquoi les discussions pourraient-elles reprendre, précisément, « au premier semestre 2019 » ? Parce qu'il n'y aura pas de procédure en cours concernant le renouvellement de fréquences mobiles, ce qui correspond à un moment où les négociations sont interdites. D'ici la fin de l'année, l'Arcep, le régulateur des télécoms, va préciser les modalités du processus d'enchères à venir concernant de nouvelles fréquences 5G. Sachant que l'appel d'offres devrait se dérouler « mi-2019 », comme l'a précisé à La Tribune Sébastien Soriano, le patron du gendarme du secteur, au mois de septembre. C'est donc dans cet intervalle qu'Orange, Bouygues Telecom, SFR et Free pourront discuter fusion.
Reste à savoir quel type de deal pourrait voir le jour. Aujourd'hui, certains estiment qu'un rapprochement entre Bouygues Telecom et SFR est le scénario le plus probable. En juin dernier, le groupe Bouygues a d'ailleurs indiqué qu'il avait eu un contact, resté « sans suite », avec Altice, la maison-mère de SFR, pour parler mariage.
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>> Lire aussi : Télécoms : Bouygues lorgne, encore une fois, son rival SFR
D'autres imaginent aussi que SFR, qui semble reprendre du poil de la bête après un exercice 2017 noir, pourrait faire une offre sur Bouygues Telecom. Pour rappel, Patrick Drahi, le propriétaire de l'opérateur au carré rouge, avait fait une offre de 10 milliards d'euros en 2015 pour racheter son rival. Mais Martin Bouygues l'avait finalement refusé.
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Sondés par La Tribune, plusieurs bons connaisseurs des télécoms jugent que s'il n'y a pas de consolidation au terme du premier semestre 2019, de nouveaux et importants accords de mutualisation de réseaux pourraient voir le jour. Ce qui permettrait aux opérateurs de réduire la note de leurs coûteux déploiements d'infrastructures.