Coronavirus  : les télécoms inquiets d’un ralentissement du déploiement de la fibre

 |   |  482  mots
Dans une étude présentée vendredi à l'AFP, le cabinet Oliver Wyman a noté une diminution très forte des activités de déploiement de la fibre dans plusieurs pays d'Europe (Italie, Portugal, Espagne ou Royaume-Uni), que leur population soit confinée ou non.
Dans une étude présentée vendredi à l'AFP, le cabinet Oliver Wyman a noté une "diminution très forte des activités de déploiement de la fibre" dans plusieurs pays d'Europe (Italie, Portugal, Espagne ou Royaume-Uni), "que leur population soit confinée ou non". (Crédits : DANIEL MUNOZ)
La filière des infrastructures de télécommunication en France s'est inquiétée vendredi des conséquences d'un ralentissement du déploiement des réseaux, notamment de la fibre, en pleine crise du coronavirus, et en appelle au soutien financier des pouvoirs publics.

Elle tire la sonnette d'alarme. La filière des infrastructures de télécommunication en France s'est inquiétée vendredi des conséquences d'un ralentissement du déploiement des réseaux, notamment de la fibre, en pleine crise du coronavirus, et en appelle au soutien financier des pouvoirs publics. Le Plan France Très Haut Débit "pourrait être stoppé d'ici la fin du mois" alors que les autorités concentrent leurs efforts sur la lutte contre la pandémie, et "si la production s'arrête, il faudra 12 mois pour redémarrer", a alerté Infranum, fédération du secteur, dans un communiqué. "Sans la mobilisation totale de tous les acteurs (travaux publics, énergie, transport) et des donneurs d'ordre, la production pourrait tomber à l'arrêt total d'ici la fin du mois de mars", ce qui conduirait "à une perte de chiffre d'affaires de plusieurs milliards d'euros et la mise au chômage technique de 20.000 collaborateurs dès ce trimestre, dont de possibles licenciements et un réemploi (...) partiel jusqu'au début 2021", a-t-elle précisé.

Dans une étude présentée vendredi à l'AFP, le cabinet Oliver Wyman a noté une "diminution très forte des activités de déploiement de la fibre" dans plusieurs pays d'Europe (Italie, Portugal, Espagne ou Royaume-Uni), "que leur population soit confinée ou non""Les opérateurs regardent s'ils sont capables de maintenir le déploiement dans des bonnes conditions sanitaires, avec des petites équipes et en évitant de rentrer chez les gens", a expliqué Emmanuel Amiot, spécialiste des télécoms au sein du cabinet. Selon InfraNum qui a interrogé ses adhérents, "un salarié sur deux (était) au chômage partiel après une semaine de Covid-19".

Préserver un rythme réduit

"Ce scénario catastrophe coûterait plus cher à l'Etat que son soutien franc et immédiat à la filière. Des mesures peuvent et doivent être prises d'ici la fin du mois", a déclaré Etienne Dugas, le président d'InfraNum, cité dans le communiqué de l'organisation. L'organisation demande donc un soutien "urgent" des autorités, avec des solutions à court terme pour les industriels qui "peinent à équiper leurs collaborateurs d'équipements de protection". Elle veut "le maintien de l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement des communications électroniques, ce qui inclut notamment la délivrance de permissions de voirie, le maintien des activités de travaux publics, la fourniture de matériel et la disponibilité des transports à prix régulés".

Ainsi, "la production pourrait se maintenir à un rythme largement réduit", et qui "garantirait une remontée en puissance plus rapide lorsque la crise sera passée". InfraNum appelle également de ses voeux un "soutien financier en faveur du maintien puis du redémarrage de la filière". Le plan THD vise une couverture intégrale du territoire d'ici à 2022 en internet très haut débit, principalement à l'aide de la fibre optique.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 29/03/2020 à 16:59 :
M'en fous : la Fibre est réservée aux villes.
Le vieil ADSL rameur, c'est pour les autres, Négligés.

Avant 2030, la fibre ne servira plus à Rien : mobiles, fixes, internet
seront, pour urbains ET !!!! ruraux ( 50% de la population ) alimentés par Satellites AMERICAINS..
Réponse de le 29/03/2020 à 21:24 :
Réponse à Anne-Sophie :
On peut être certain que l'accès direct aux satellites sera interdit en France pour des raisons de sécurité nationale et autres faux prétextes (écologie, emploi, lutte contre les inégalités, etc ). Ou bien il sera comme maintenant : hors de prix et défaillant (cf. les tarifs orange existant).
Sous-jacentes les raisons resteront les mêmes : archaisme des collectivités locales, prise du consommateur en otage, psychoses écolos (les ondes, etc), bref tout ce qui fait que la France marche à reculons depuis 1968 et 1981.
a écrit le 29/03/2020 à 16:58 :
M'en fous : la Fibre est réservée aux villes.
Le vieil ADSL rameur, c'est pour les autres, Négligés.

Avant 2030, la fibre ne servira plus à Rien : mobiles, fixes, internet
seront, pour urbains ET !!!! ruraux ( 50% de la population ) alimentés par Satellites.
a écrit le 29/03/2020 à 11:27 :
Ils ont eu des années pour installer la fibre, ils ont menti pendant des années en refilant et vendant des "fausses connexion fibre" etc... Et là, leur échec se justifie par le covid?
Ils se foutent pas du tout de notre gueule...
a écrit le 28/03/2020 à 11:52 :
Encore une bonne excuse pour ne pas tenir les promesses du plan THD.
Pourquoi s'obstine t-on à produire deux fois plus cher que la Chine ? Pour contaminer les entreprises et les emplois encore rentables jusqu'à ce que toute l'économie se soit effondrée ?
A force de faire de la politique au lieu de faire des affaires on euthanasie tout le pays.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :