Corruption en Irak : la justice américaine ne lâche pas Ericsson
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L'épée de Damoclès d'une lourde amende de la justice américaine n'est pas, aujourd'hui, le seul souci d'Ericsson.
Olof Swahnberg
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L'épée de Damoclès d'une lourde amende de la justice américaine n'est pas, aujourd'hui, le seul souci d'Ericsson.
Olof Swahnberg
Ericsson continue de pâtir de ses malversations en Irak. L'équipementier télécoms suédois, un des géants du secteur avec le finlandais Nokia et le chinois Huawei, a annoncé, ce jeudi, avoir passé une provision de 2,3 milliards de couronnes (environ 220 millions de dollars) dans ses résultats au titre du quatrième trimestre, pour régler de possibles amendes de la justice américaine. Le Département américain de la justice reproche à Ericsson de ne pas s'être montré suffisamment transparent concernant ses agissements en Irak entre 2011 et 2019. En février dernier, le groupe avait concédé « de nombreux comportements répréhensibles » dans ce pays de la part de ses employés, vendeurs et fournisseurs. Ce champion mondial des infrastructures de réseaux mobiles suspecte, en particulier, que ses troupes ont versé des pots-de-vin à l'Etat islamique afin de contourner les douanes.
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Dans un communiqué, Ericsson a indiqué qu'il « n'est pas parvenu à un accord » avec le Département américain de la justice (DoJ), et que les « discussions se poursuivaient » pour résoudre ce litige. Aux yeux du DoJ, Ericsson aurait « violé » un accord passé avec les autorités du pays de l'Oncle Sam. En 2019, Ericsson a signé un accord dit de poursuites différées (DPA) avec le DoJ. Celui-ci prévoyait le paiement d'une amende de plus d'un milliard de dollars pour mettre fin à plusieurs enquêtes de corruption dans cinq pays - à Djibouti, en Chine, au Vietnam, en Indonésie et au Koweït -, ainsi qu'une coopération avec la justice américaine sur les enquêtes en cours.
Ericsson s'attend, depuis des mois, à écoper d'une amende. En avril dernier, le groupe avait jugé cette perspective « probable » :