En conflit avec Orange, Scopelec interpelle Emmanuel Macron
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Scopelec est spécialisé dans le déploiement et l'entretien des réseaux de fibre, comme dans le raccordement des abonnés.
Mégalis Bretagne
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Scopelec est spécialisé dans le déploiement et l'entretien des réseaux de fibre, comme dans le raccordement des abonnés.
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Scopelec joue son va-tout. Ce mercredi, cet important sous-traitant d'Orange, en grande difficulté après la perte de gros contrats avec l'opérateur historique concernant le déploiement de la fibre, s'est fendu d'une lettre à Emmanuel Macron. Dans cette missive, à laquelle La Tribune a eu accès, Alain Tomas, le président du conseil de surveillance de la première Scop de France, interpelle le président de la République et candidat à la présidentielle. Il alerte sur les conséquences sociales de la perte des contrats avec Orange, dont l'Etat est le premier actionnaire à hauteur de 23%.
Scopelec, qui a été placé le mois dernier en procédure de sauvegarde, déplore la manière dont l'exécutif s'est, jusqu'à présent, saisi du dossier. D'après Alain Tomas, celui-ci a été traité « de façon administrative et parfois partiale ». Le dirigeant s'en prend vivement à Orange, fustigeant son « mépris » comme ses « propositions » visant, notamment, à limiter les pertes d'emplois. « L'Etat, en tant qu'actionnaire d'Orange, n'est-il pas capable de faire comprendre à ce dernier qu'il est inacceptable d'arrêter brutalement 65% de ses contrats avec un partenaire de plus de 50 ans ? », canarde Alain Thomas.
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A ses yeux, Orange doit mettre la main au portefeuille pour permettre à Scopelec de remonter la pente. « Est-ce socialement responsable que de faire disparaître d'un coup 40% de son chiffre d'affaires, sans participer au financement d'une inévitable restructuration ? », écrit-il. Reste qu'Orange n'est aujourd'hui pas du tout disposé à passer à la caisse. Ce mercredi, lors d'une conférence de presse, Fabienne Dulac, la patronne d'Orange France, s'est montrée claire : « Ce n'est pas le rôle d'Orange d'accompagner un PSE ou une restructuration, a-t-elle lancé. Ce n'est pas au client de payer la restructuration d'une entreprise. »