Exclusion de Huawei : Pékin menace la Suède
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MICHELE TANTUSSI
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La nouvelle a irrité Pékin. La Suède a annoncé, ce mardi, qu'elle fermait la porte de son marché de la 5G à Huawei et à ZTE. Stockholm justifie cette décision pour préserver la sécurité nationale, et précise que tous les équipements de ces groupes chinois déjà installés devront être démontés au plus tard au 1er janvier 2025. La Suède se situe dans le sillage du Royaume-Uni, qui a décidé, l'été dernier, de bannir Huawei de ses réseaux mobiles.
La Chine n'a guère tardé à réagir. Zhao Lijian, un porte-parle de la diplomatie chinoise, a tiré à boulet rouge, ce mercredi, contre cette décision, en brandissant la menace de sanctions. « La Suède devrait adopter une attitude objective et impartiale, revenir sur sa décision, afin d'éviter un impact négatif pour les activités des entreprises suédoises en Chine », a-t-il déclaré. Cette sortie pourrait bien inquiéter Ericsson, le principal concurrent de Huawei, qui déploie d'importants réseaux 5G dans l'Empire du Milieu. Mais aussi Ikea, qui dispose de 35 magasins en Chine.
Pour tenter d'apaiser Pékin, Stefan Löfven, le Premier ministre suédois a affirmé que la décision ne visait pas la Chine. « L'objectif même de la législation est de garantir la sécurité ici en Suède, mais nous ne l'avons jamais dirigé vers aucun pays, a-t-il déclaré à l'agence suédoise TT. Ce sont les autorités qui évaluent ce qui est possible et non possible. Et il est évident que nous faisons confiance à leur évaluation. »
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Ce n'est pas la première fois que Pékin brandit le spectre de mesures de rétorsion économique. Alors que Berlin est aussi en passe de bouter Huawei hors du pays, la Chine a déjà, par le passé, menacé la puissante industrie automobile allemande. En France, la donne est différente. Paris a choisi d'exclure progressivement Huawei des réseaux 5G, mais sans viser explicitement le groupe chinois. En février dernier, un porte-parole de l'ambassade de Chine en France évoquait la possibilité de mettre des bâtons dans les roues d'Ericsson et du finlandais Nokia si la France et l'Union européenne interdisaient son champion.
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