Huawei attaque la Suède en justice après son bannissement du marché de la 5G
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Huawei à l'obligation de retirer tous ses équipements de réseau mobile, en Suède, d’ici le 1er janvier 2025.
Michele Tantussi
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Huawei à l'obligation de retirer tous ses équipements de réseau mobile, en Suède, d’ici le 1er janvier 2025.
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La pilule ne passe pas. Huawei a annoncé, ce dimanche, avoir poursuivi la Suède en justice. Le géant chinois des télécoms et des smartphones ne digère pas d'avoir été exclu, en octobre 2020, du marché de la 5G. Dans un communiqué, le groupe de Shenzhen torpille cette décision : « La décision des autorités suédoises de discriminer Huawei et de l'exclure du lancement de la 5G a gravement nui aux investissements de Huawei en Suède, en violation des engagements internationaux de la Suède. »
Concrètement, Huawei a engagé des procédures d'arbitrage « contre le royaume de Suède » devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), qui appartient au groupe de la Banque mondiale. Celles-ci visent « un certain nombre de mesures » de Stockholm à l'égard « des investissements [du groupe] en Suède » concernant la 5G. Dans sa missive, Huawei ne précise pas le montant des dommages et intérêts qu'il réclame. Selon la télévision publique SVI, la somme initialement demandée était de 5,2 milliards de couronnes suédoises (495 millions d'euros). Mais elle pourrait être, au final, beaucoup plus élevée.
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Pour justifier son bannissement de Huawei, la Suède a estimé que ses produits dédiés à la 5G constituaient une menace pour la sécurité nationale. A l'époque, le groupe chinois suscitait l'inquiétude des Etats-Unis et de nombreux pays européens. Certains redoutaient que les infrastructures du groupe chinois soient détournées de leurs fonctions, et utilisées à des fins d'espionnage pour le compte de Pékin. D'autres craignaient la menace d'un « switch off », c'est-à-dire que la Chine puisse, en cas de conflit, décider d'éteindre les réseaux mobiles. Huawei a toujours balayé ces inquiétudes, largement relayées par les Etats-Unis, qui maintiennent des sanctions particulièrement dures vis-à-vis du groupe chinois.