Internet fixe : l'Arcep augmente le prix du dégroupage
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Laure de La Raudière, la présidente de l'Arcep.
D.R
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Laure de La Raudière, la présidente de l'Arcep.
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La décision était très attendue par Orange. Ce mardi, l'Arcep, le gendarme des télécoms, a décidé d'augmenter le tarif du dégroupage. Il s'agit du prix, régulé, d'accès au réseau cuivre d'Orange, utilisé pour l'ADSL et le téléphone. Tous les opérateurs alternatifs (SFR, Bouygues Telecom et Free) devront désormais débourser 10,04 euros par ligne et par mois à compter du 1er avril, contre 9,65 euros auparavant.
Orange avait demandé à l'Arcep de réviser ce tarif le 10 octobre dernier, au regard d'une augmentation plus élevée que prévue d'une fiscalité spécifique aux opérateurs de réseaux. Il s'agit, plus précisément, de l'Imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (Ifer). « Estimant la demande fondée, l'Arcep a consulté le secteur sur une modification des plafonds tarifaires de l'accès à la boucle locale cuivre, en tenant compte de cette évolution du tarif de l'Ifer », précise l'Arcep dans un communiqué.
Cette décision sera forcément saluée par Orange, qui milite depuis des années pour une augmentation du tarif du dégroupage. L'opérateur historique argue notamment que son vieux réseau cuivre lui coûte de plus en plus cher à entretenir, tandis que les clients sont de moins en moins nombreux à mesure qu'ils se convertissent à la fibre. Mais cette augmentation du tarif du dégroupage ne satisfera pas totalement Orange. Celui-ci appelle, depuis longtemps, à une hausse globale de 2 euros. Estimant avoir été floué par l'Arcep à ce sujet, Orange a récemment lancé une salve de contentieux contre l'autorité.
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En face, les SFR, Bouygues Telecom et Free s'insurgent contre toute révision du prix du dégroupage. Ils estiment tous qu'Orange a déjà largement rentabilisé son réseau cuivre. Toute augmentation du prix du dégroupage entraveraient, arguent-ils, les investissements colossaux qu'ils doivent consacrer au déploiement de la fibre.