L'Arcep, le gendarme des télécoms, va traquer l'empreinte carbone des acteurs du numérique
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Laure de La Raudière, la présidente de l'Arcep.
D.R
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Laure de La Raudière, la présidente de l'Arcep.
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Il s'agit d'un sujet nouveau pour l'Autorité de régulation des communications électroniques (Arcep). L'an dernier, l'arrivée de la 5G a suscité une telle polémique, notamment concernant l'empreinte carbone de cette nouvelle technologie, que Sébastien Soriano, alors président de cette institution chargée de réguler les télécoms français, a souhaité participer davantage à ces débats. Sa successeure depuis janvier, Laure de La Raudière, a repris le flambeau. Elle a érigé, d'emblée, la modération de l'empreinte carbone des télécoms et du numérique en priorité de son mandat.
Son objectif ? « Encourager un numérique soutenable », comme l'indique un rapport de l'Arcep sur l'état d'Internet en France publié ce mercredi. L'organisme y rappelle sa ligne :
Le régulateur rappelle les grands enjeux concernant l'empreinte carbone du numérique. Il souligne, d'abord, que le secteur ne représente « que » 3% à 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Ce sont les terminaux qui posent ici le plus problème : ils représentent 80% de l'empreinte carbone du numérique. Il sont suivis par les data centers (environ 15%) et les réseaux télécoms eux-mêmes (autour de 5%).
L'ennui, c'est que, comme le souligne l'Arcep, les émissions de gaz à effet de serre produits par le numérique pourraient augmenter de manière significative, de l'ordre de 60% d'ici à 2040, comme l'estime un récent rapport du Sénat. Ce qui implique « de la part de l'ensemble des secteurs économiques des efforts rapides et massifs pour la réduction de leur empreinte carbone », insiste le gendarme des télécoms.
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Le gouvernement, pour sa part, souhaite s'appuyer sur l'expertise de l'Arcep. Il lui a confié de nouvelles missions. La première est de bâtir un « baromètre environnemental » des acteurs du numérique. Celui-ci permettra de suivre l'évolution de l'empreinte carbone des industriels du secteur. Pour arriver à ses fins, le régulateur doit d'abord collecter des données auprès des acteurs. Elle réalise aujourd'hui ce travail auprès des opérateurs télécoms, afin de déterminer, précisément, la consommation électrique des réseaux.